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CIELO Y TIERRA - ¿QUIÉN DIJO QUE TODO ESTÁ PERDIDO?

Política Internacional

Retrato íntimo de Evo Morales

Los invito a compartir la introducción que Martín Sivak hace de su libro "Jefazo", retrato íntimo de Evo Morales.

El portal CUENTO MI LIBRO.COM presenta la siguiente sinopsis del libro:

"Aprovechando una relación de más de 10 años con el actual presidente de Bolivia, el autor y periodista que tiene ya otros dos libros sobre Bolivia en su haber, logra narrar la vida y la gestión de Evo desde adentro, contando con su propio testimonio más invalorables fuentes muy cercanas a él. Algunas de las preguntas que responde este libro son: ¿cómo un pastor de llamas aymará abandona el altiplano para acompañar a su familia en el trópico de Cochabamba y en pocos años se convierte en el líder del poderoso movimiento cocalero? ¿Cómo un buscavidas sin instrucción llega a la presidencia con un récord de votos y después se convierte en nuevo ícono internacional por su condición de indígena radical? ¿Cómo este hombre, hermano de cuatro niños que murieron por enfermedades curables, ha pasado a integrar, según el gobierno de los EEUU, el nuevo eje del mal junto a Fidel Castro y a Hugo Chávez? El libro cuenta un personaje complejo de un país complejo sin ninguna idealización de Morales. Incluye todos sus costados vulnerables y también detalles de su vida no pública"

Le contentieux Paraguay-Brésil

Le contentieux Paraguay-Brésil

Barrage d’Itaipu : accord historique ou impérialisme brésilien ?
par Cécile Lamarque*

Après 10 mois d’âpres négociations, le président brésilien Lula da Silva et son homologue paraguayen Fernando Lugo ont annoncé samedi 25 juillet la conclusion d’une Déclaration qualifiée d’« historique » sur l’exploitation du barrage hydroélectrique d’Itaipu. Forte de 31 points qui recouvrent divers aspects des relations commerciales, énergétiques, migratoires et de l’intégration régionale, et avec des avancées concernant la libre disponibilité et le prix de l’énergie paraguayenne cédée au Brésil, cette Déclaration cache cependant mal la volonté hégémonique du géant brésilien. Si d’aucuns y voient la pleine satisfaction des revendications paraguayennes et une avancée majeure vers la récupération du contrôle de ses ressources naturelles, la Déclaration s’apparente davantage à une « feuille de route » mue par les visées impérialistes du Brésil et visant à calmer les velléités du gouvernement paraguayen de sortir du giron brésilien.

Le gouvernement paraguayen de Fernando Lugo qui est entré en fonction en août 2008 a entrepris des négociations avec celui de Lula au Brésil pour réviser le traité d’Itaipu, qui fixe l’usage des ressources hydroélectriques relevant de leur souveraineté commune au sein de l’entreprise binationale Itaipu [1]. En effet, ce traité largement déséquilibré au profit du Brésil, conclu à l’époque où les deux pays vivaient sous des dictatures militaires, ôte au Paraguay toute souveraineté sur ses ressources hydroélectriques. Après 10 mois de négociations, marquées fin 2008 par la reconnaissance des revendications paraguayennes les moins préjudiciables aux intérêts brésiliens [2], la Déclaration sur l’exploitation du barrage d’Itaipu conclue samedi 25 juillet entre le président brésilien Lula et son homologue paraguayen Lugo marque un pas en avant dans les négociations et vers la récupération de la souveraineté du Paraguay, aussi longtemps désirée qu’ajournée. Cependant, sous couvert de « respect strict des droits humains, de la souveraineté et de l’autodétermination de peuples », cette Déclaration confirme la volonté impérialiste du géant brésilien.

Maintenir jusqu’en 2023 l’énergie paraguayenne sous la tutelle brésilienne

L’avancée la plus concrète porte sur le prix de l’énergie cédée à Brasilia. En effet, le Traité d’Itaipu, tel qu’il est appliqué depuis 36 ans, viole le droit du peuple paraguayen à disposer librement de ses ressources naturelles [3]. Ses dispositions organisent le partage à part égale de l’énergie produite par les installations d’Itaipu entre les deux pays et donnent à chacune des parties le droit d’acquérir la part d’énergie non consommée par l’autre (article 13). Le Paraguay, qui ne consomme que 5 % de sa part d’énergie (il ne compte que 6 millions d’habitants contre 184 millions pour le Brésil), est contraint de céder son excédent de 95 % au Brésil, au prix de revient, ou presque. Au sein de la commission de renégociation d’Itaipu, l’État paraguayen revendique donc tout naturellement, dans les six points de la renégociation [4], l’exercice de son droit souverain et inaliénable à la libre disponibilité de ses ressources hydroélectriques, en refusant de vendre exclusivement son électricité au Brésil, et en demandant un prix juste pour l’énergie qu’il cède au Brésil afin de dégager plus de ressources financières.

Le 25 juillet, Lula a accepté de tripler le facteur multiplicateur sur base duquel est calculé le prix de l’énergie cédée au Brésil via la compagnie brésilienne Electrobras. Passant de 5,1 à 15,3, le Brésil versera ainsi annuellement environ 360 millions de dollars au Paraguay pour la vente d’électricité à son immense voisin, contre 120 millions actuellement. Cette mesure entrera en vigueur en 2010 et doit être au préalable soumise à l’approbation du Congrès brésilien, dont on connaît l’hostilité à l’égard des revendications paraguayennes...

Si cette avancée est à souligner, on est cependant loin du « prix juste » réclamé initialement par le Paraguay. Ricardo Canese, ingénieur spécialiste en énergie et expert au sein de la Commission de renégociation du traité, estime qu’au prix du marché, le Paraguay devrait retirer pas moins de 4 milliards de dollars pour l’énergie qu’il vend au Brésil [5].

La Déclaration prévoit la possibilité pour le Paraguay de vendre graduellement l’énergie produite sur le marché brésilien, sans passer obligatoirement par la compagnie nationale brésilienne Electrobras, mais non à un pays tiers comme le demandait Asunción, une perspective repoussée à 2023. Ce dernier point, dans lequel le Brésil reconnaît le droit du Paraguay de vendre son énergie à des pays tiers à partir de 2023, ne constitue pas une avancée mais témoigne de l’inflexibilité de l’administration brésilienne et de ses prétentions à préserver ses intérêts sur l’énergie paraguayenne. En effet, le Traité d’Itaipu —à supposer qu’il soit légitime— est en vigueur jusqu’en 2023, date à laquelle le Paraguay pourra de toute façon exercer librement ce droit. Une fois les infrastructures en place (lignes, transformateurs, etc), le Paraguay doit donc pouvoir vendre librement au plus offrant. Par exemple, le Chili propose actuellement de payer entre 120 et 150 US$/MWh pour l’énergie paraguayenne, tandis que sur le marché brésilien les prix fluctuent entre 60 et 70 US$/MWh [6]. De plus, certains analystes considèrent que la vente exclusive sur le marché brésilien jusqu’en 2023 est une victoire en demi-teinte puisque les Brésiliens seront alors encore en mesure d’influer sur la fixation des prix [7].

En outre, la Déclaration fait montre explicitement des visées brésiliennes sur les autres sources d’énergies hydroélectriques paraguayennes dans son point 8, qui prévoit la mise en place d’un groupe de travail composé des deux entreprises nationales d’électricité, l’Administración Nacional de Electricidad (ANDE, Paraguay) et Electrobras (Brésil), afin « d’examiner dans quelles conditions l’ANDE peut commercialiser sur le marché brésilien l’énergie de l’entreprise hydroélectrique d’Acaray et, ensuite, du barrage de Yguazú quand il sera opérationnel, ainsi que les excédents disponibles issues d’autres sources du Paraguay ». Alors qu’il réclame un prix du marché pour son énergie issue d’Itaipu, sans autre examen, le Paraguay devrait logiquement vendre l’énergie issue des autres barrages au prix du marché sans recourir à ce groupe de travail bi-national ! À défaut, on comprendrait mal la lutte historique pour la récupération de la souveraineté hydroélectrique si c’est pour reproduire les mêmes travers via de nouveaux accords favorables au Brésil !

L’annulation des dette illégitimes d’Itaipu vs les prêts de la BNDES

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Le contentieux Paraguay-Brésil

Barrage d’Itaipu : accord historique ou impérialisme brésilien ?
par Cécile Lamarque*

Après 10 mois d’âpres négociations, le président brésilien Lula da Silva et son homologue paraguayen Fernando Lugo ont annoncé samedi 25 juillet la conclusion d’une Déclaration qualifiée d’« historique » sur l’exploitation du barrage hydroélectrique d’Itaipu. Forte de 31 points qui recouvrent divers aspects des relations commerciales, énergétiques, migratoires et de l’intégration régionale, et avec des avancées concernant la libre disponibilité et le prix de l’énergie paraguayenne cédée au Brésil, cette Déclaration cache cependant mal la volonté hégémonique du géant brésilien. Si d’aucuns y voient la pleine satisfaction des revendications paraguayennes et une avancée majeure vers la récupération du contrôle de ses ressources naturelles, la Déclaration s’apparente davantage à une « feuille de route » mue par les visées impérialistes du Brésil et visant à calmer les velléités du gouvernement paraguayen de sortir du giron brésilien.

Le gouvernement paraguayen de Fernando Lugo qui est entré en fonction en août 2008 a entrepris des négociations avec celui de Lula au Brésil pour réviser le traité d’Itaipu, qui fixe l’usage des ressources hydroélectriques relevant de leur souveraineté commune au sein de l’entreprise binationale Itaipu [1]. En effet, ce traité largement déséquilibré au profit du Brésil, conclu à l’époque où les deux pays vivaient sous des dictatures militaires, ôte au Paraguay toute souveraineté sur ses ressources hydroélectriques. Après 10 mois de négociations, marquées fin 2008 par la reconnaissance des revendications paraguayennes les moins préjudiciables aux intérêts brésiliens [2], la Déclaration sur l’exploitation du barrage d’Itaipu conclue samedi 25 juillet entre le président brésilien Lula et son homologue paraguayen Lugo marque un pas en avant dans les négociations et vers la récupération de la souveraineté du Paraguay, aussi longtemps désirée qu’ajournée. Cependant, sous couvert de « respect strict des droits humains, de la souveraineté et de l’autodétermination de peuples », cette Déclaration confirme la volonté impérialiste du géant brésilien.

Maintenir jusqu’en 2023 l’énergie paraguayenne sous la tutelle brésilienne

L’avancée la plus concrète porte sur le prix de l’énergie cédée à Brasilia. En effet, le Traité d’Itaipu, tel qu’il est appliqué depuis 36 ans, viole le droit du peuple paraguayen à disposer librement de ses ressources naturelles [3]. Ses dispositions organisent le partage à part égale de l’énergie produite par les installations d’Itaipu entre les deux pays et donnent à chacune des parties le droit d’acquérir la part d’énergie non consommée par l’autre (article 13). Le Paraguay, qui ne consomme que 5 % de sa part d’énergie (il ne compte que 6 millions d’habitants contre 184 millions pour le Brésil), est contraint de céder son excédent de 95 % au Brésil, au prix de revient, ou presque. Au sein de la commission de renégociation d’Itaipu, l’État paraguayen revendique donc tout naturellement, dans les six points de la renégociation [4], l’exercice de son droit souverain et inaliénable à la libre disponibilité de ses ressources hydroélectriques, en refusant de vendre exclusivement son électricité au Brésil, et en demandant un prix juste pour l’énergie qu’il cède au Brésil afin de dégager plus de ressources financières.

Le 25 juillet, Lula a accepté de tripler le facteur multiplicateur sur base duquel est calculé le prix de l’énergie cédée au Brésil via la compagnie brésilienne Electrobras. Passant de 5,1 à 15,3, le Brésil versera ainsi annuellement environ 360 millions de dollars au Paraguay pour la vente d’électricité à son immense voisin, contre 120 millions actuellement. Cette mesure entrera en vigueur en 2010 et doit être au préalable soumise à l’approbation du Congrès brésilien, dont on connaît l’hostilité à l’égard des revendications paraguayennes...

Si cette avancée est à souligner, on est cependant loin du « prix juste » réclamé initialement par le Paraguay. Ricardo Canese, ingénieur spécialiste en énergie et expert au sein de la Commission de renégociation du traité, estime qu’au prix du marché, le Paraguay devrait retirer pas moins de 4 milliards de dollars pour l’énergie qu’il vend au Brésil [5].

La Déclaration prévoit la possibilité pour le Paraguay de vendre graduellement l’énergie produite sur le marché brésilien, sans passer obligatoirement par la compagnie nationale brésilienne Electrobras, mais non à un pays tiers comme le demandait Asunción, une perspective repoussée à 2023. Ce dernier point, dans lequel le Brésil reconnaît le droit du Paraguay de vendre son énergie à des pays tiers à partir de 2023, ne constitue pas une avancée mais témoigne de l’inflexibilité de l’administration brésilienne et de ses prétentions à préserver ses intérêts sur l’énergie paraguayenne. En effet, le Traité d’Itaipu —à supposer qu’il soit légitime— est en vigueur jusqu’en 2023, date à laquelle le Paraguay pourra de toute façon exercer librement ce droit. Une fois les infrastructures en place (lignes, transformateurs, etc), le Paraguay doit donc pouvoir vendre librement au plus offrant. Par exemple, le Chili propose actuellement de payer entre 120 et 150 US$/MWh pour l’énergie paraguayenne, tandis que sur le marché brésilien les prix fluctuent entre 60 et 70 US$/MWh [6]. De plus, certains analystes considèrent que la vente exclusive sur le marché brésilien jusqu’en 2023 est une victoire en demi-teinte puisque les Brésiliens seront alors encore en mesure d’influer sur la fixation des prix [7].

En outre, la Déclaration fait montre explicitement des visées brésiliennes sur les autres sources d’énergies hydroélectriques paraguayennes dans son point 8, qui prévoit la mise en place d’un groupe de travail composé des deux entreprises nationales d’électricité, l’Administración Nacional de Electricidad (ANDE, Paraguay) et Electrobras (Brésil), afin « d’examiner dans quelles conditions l’ANDE peut commercialiser sur le marché brésilien l’énergie de l’entreprise hydroélectrique d’Acaray et, ensuite, du barrage de Yguazú quand il sera opérationnel, ainsi que les excédents disponibles issues d’autres sources du Paraguay ». Alors qu’il réclame un prix du marché pour son énergie issue d’Itaipu, sans autre examen, le Paraguay devrait logiquement vendre l’énergie issue des autres barrages au prix du marché sans recourir à ce groupe de travail bi-national ! À défaut, on comprendrait mal la lutte historique pour la récupération de la souveraineté hydroélectrique si c’est pour reproduire les mêmes travers via de nouveaux accords favorables au Brésil !

L’annulation des dette illégitimes d’Itaipu vs les prêts de la BNDES

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IDIOTAS CONTRA HIPÓCRITAS

WASHINGTON.- ¿Será que no leen? ¿Que no ven la CNN? ¿O es que vivir en Honduras es como vivir en Marte? ¿O es que son idiotas? ¿A quién se le ocurre que en un país pequeño y pobre los militares pueden sacar al presidente de su cama pistola en mano y expulsarlo del país sin que la comunidad internacional reaccione con furibunda indignación? Un país grande y con bombas atómicas podría darse ese lujo sin sufrir mayores consecuencias, pero ¿Honduras? Honduras, no.

El hecho es que las elites políticas y militares hondureñas dieron un golpe de Estado. Peor aún: no necesitaban hacerlo. Con aplicar las leyes les hubiese bastado, ya que el presidente Manuel Zelaya había incurrido en múltiples violaciones de la Constitución. La Corte Suprema, el Congreso y otras instituciones hondureñas así lo habían certificado. Más aún, faltaban pocos meses para las elecciones. ¿Por qué se precipitaron? ¿Por qué utilizaron a los generales en vez de usar a los juristas?

Los golpistas aducen que se vieron obligados a actuar como lo hicieron porque Zelaya, apoyado por Hugo Chávez, estaba dispuesto a usar trampas electorales para perpetuarse en el poder. Pero quizás el factor que más los llevó a actuar fue que por las porosas fronteras hondureñas comenzaron a entrar agentes venezolanos y cubanos con maletas llenas de dólares y camionetas cargadas de armas.

Los dólares y las armas, dicen, estaban destinados a organizar violentas milicias de hondureños. Aun suponiendo que esto sea cierto, el golpe es inexcusable. Además, ¿por qué en vez de detener a Zelaya para juzgarlo lo sacaron del país?

Las torpezas hondureñas son sólo superadas por la explosión de hipocresía que han desencadenado.

Ni más ni menos que Raúl Castro -¡Raúl Castro!- pide sanciones contra un pequeño país cuyos líderes tomaron el poder por la fuerza. Hugo Chávez, cuya carrera comenzó cuando lideró un sangriento golpe, truena contra los golpistas hondureños y amenaza con una invasión.

Los presidentes de ese bastión de democracia que se llama la Alternativa Bolivariana de las Américas (ALBA) exigen indignados que se aplique la carta democrática de la OEA. Esta lógica no se les apareció por ningún lado cuando abanderaron la iniciativa de incluir a Cuba en la OEA. El hecho de que no fuese un país democrático les parecía un detalle banal.

Para estos presidentes, que antes despreciaban la OEA, ahora este organismo es el más importante de la región, y tratan a su secretario general, José Miguel Insulza, como el máximo garante de las democracias latinoamericanas. Hace no mucho, Chávez insultaba casi a diario a Insulza. Es reconfortante ver que Honduras ha hecho recapacitar a Chávez y que ahora trabaja con Insulza para proteger la democracia. Al menos, les debemos eso a los militares hondureños.

Y no podía faltar el imperio yanqui. El presidente de Bolivia, Evo Morales, denunció que esta crisis se fraguó en Washington. El hecho de que Obama haya denunciado la situación en Honduras y que no reconozca a las nuevas autoridades son detalles irrelevantes para Morales. También ignora el hecho de que intervenir en la política interna de otros países es una de las actividades diarias de su mentor y financiero, el presidente venezolano.

Pero no todo en esta situación es torpeza e hipocresía. La crisis de Honduras les manda a los militares del continente una fuerte señal: los golpes militares ya no son lo que eran. No lo hagan. Y a los políticos de la región también les manda un claro mensaje: Hugo Chávez es tóxico. Manuel Zelaya le debe mucho a Chávez. Pero esa cercanía le terminó costando mucho más de lo que le aportó.

FUENTE: Moisés Naim - LA NACION - 6/07/09

¿Cuándo abrirán los ojos los franceses para ver lo que tienen que hacer?

¿Cuándo abrirán los ojos los franceses para ver lo que tienen que hacer?

En la foto: George W. Bush felicitando a Nicolás Sarkozy, el nuevo presidente francés. Detrás, los principales generales de la US Army.

Como niños que han hecho una gran travesura, los franceses están hoy demasiado ocupados buscando cómo disculparse como para tener tiempo de reconocer su propia ingenuidad y la envergadura de los daños. Y también se niega a hacer algo que tenían que haber hace mucho tiempo: admitir quién es realmente NIcolas Sarkozy.

Es verdad que estamos hablando de un hombre muy hábil. A la manera de un ilusionista, ha logrado desviar la atención del público hacia su vida privada, ofreciéndola como espectáculo y posando en las revistas de sociedad hasta hacer olvidar su trayectoria como político.

El objetivo de este artículo no es reprocharle a NIcolas Sarkozy sus relaciones familiares, sus amistades o sus relaciones profesionales. Lo que sí le reprochamos es haberle ocultado a los franceses los vínculos que lo atan, cuando sus compatriotas creían, erradamente, que estaban eligiendo a un hombre libre.

Para poder entender cómo fue que un hombre en el que todos ven hoy a un agente de Estados Unidos y de Israel logró convertirse en jefe del partido gaullista y después en presidente de la República Francesa, es necesario mirar hacia el pasado. Tenemos que abrir un amplio paréntesis para presentar a los protagonistas que hoy están concretando su revancha.

Secretos de familia

En las postrimerías de la Segunda Guerra Mundial, los servicios de inteligencia de Estados Unidos recurren al padrino italo-estadounidense Lucky Luciano para garantizar la seguridad de los puertos estadounidenses y preparar el desembarco de los Aliados en Sicilia. El responsable de los contactos de Luciano con los servicios estadounidenses es Frank Wisner Sr. Más tarde, cuando el «padrino» es liberado y se exila en Italia, el encargado de mantener los contactos en su «embajador» corso, Etienne Leandri.

En 1958, Estados Unidos, preocupado ante la posibilidad de la victoria del FLN en Argelia, hecho que abriría la puerta a la influencia soviética en el norte de África, decide planificar un golpe de Estado militar en Francia. En la organización de esta operación participan de conjunto la Dirección de Planificación de la CIA –teóricamente bajo la dirección de Frank Wisner Sr.– y la OTAN. Pero Wisner ha sucumbido ya ante la demencia así que quien supervisa el golpe no es otro que su sucesor: Allan Dulles. Desde Argel, un grupo de generales franceses crean un Comité de Salvación Pública, que presiona al poder civil –en París– y lo obliga a otorgar plenos poderes al general De Gaulle, sin tener que recurrir a la fuerza.

Pero Charles De Gaulle no es el peón que los anglosajones esperaban poder manejar. Al principio, De Gaulle trata de resolver la contradicción colonial concediendo una amplia autonomía a los territorios de ultramar en el seno de la Unión Francesa. Pero, es ya demasiado tarde para salvar el imperio francés porque los pueblos han dejado de creer en las promesas de la metrópoli y exigen la independencia. Luego de dirigir exitosamente feroces campañas represivas contra los independentistas, De Gaulle acepta lo que ya resulta evidente. Haciendo gala de una sabiduría política poco común, se decide a conceder la independencia a todas las colonias.

Aquellos que lo habían conducido al poder interpretan este brusco viraje como una traición. La CIA y la OTAN apoyan entonces todo tipo de conspiraciones para eliminarlo, entre ellas un golpe de Estado que fracasa y unos 40 intentos de asesinato. Pero algunos de sus partidarios aprueban su evolución política y crean el SAC, una especie de milicia destinada a protegerlo, alrededor de Charles Pasqua.

Pasqua es simultáneamente truhán corso y ex combatiente de la Resistencia Francesa contra los nazis. Casado con la hija de un traficante canadiense que se hizo rico en la época de la Ley Seca, Pasqua dirige la firma Ricard que, luego de haber comercializado una bebida prohibida –el ajenjo– se hace de una reputación de respetabilidad vendiendo anís. Sin embargo, la firma sigue sirviendo de pantalla para todo tipo de tráficos relacionados con la familia italo-newyorkina de los Genovese –la familia del propio Lucky Luciano. No resulta entonces sorprendente que Pasqua recurra a Etienne Leandri (el «embajador» de Luciano) para reclutar a los esbirros que conformarán la milicia gaullista. Un tercer hombre desempeña también un papel protagónico en la formación del SAC: el ex guardaespaldas de De Gaulle, Achille Peretti –otro corso.

Bajo esa protección, De Gaulle traza con elegancia una política de independencia nacional. Confirma su permanencia en el bando atlántico a la vez que pone en tela de juicio el liderazgo anglosajón. Se opone a la entrada del Reino Unido en el Mercado Común (1961 y 1967); rechaza el despliegue de las tropas de la ONU en el Congo (1961); estimula a los Estados latinoamericanos a liberarse del imperialismo estadounidense (discurso de México, en 1964); expulsa a la OTAN de Francia y se retira del Comando Integrado de la alianza atlántica (1966); denuncia la guerra de Vietnam (discurso de Phnon Penh, en 1966); condena el expansionismo israelí durante la guerra de Seis Días (1967); se pronuncia a favor de la independencia de Québec (discurso de Montreal, en 1967); etc.

Simultáneamente, De Gaulle consolida el poderío de Francia al dotarla de un complejo militaro-industrial que incluye la fuerza de disuasión nuclear y garantizando su aprovisionamiento energético. A los incómodos corsos, los aleja de su entorno confiándoles misiones el extranjero. Etienne Leandri se convierte así en el corredor del grupo Elf (conocido hoy como Total, tercer grupo petrolero en el mundo), mientras que Charles Pasqua se convierte en el hombre de confianza de los jefes de Estado del África francófona.

Consciente de que no puede desafiar a los anglosajones en todos terrenos a la vez, De Gaulle se alía con la familia Rothschild. Designa como primer ministro al apoderado del banco Rothschild, Georges Pompidou. Ambos forman un eficaz equipo. La audacia política de De Gaulle no pierde nunca de vista el realismo económico de Pompidou.

Al dimitir De Gaulle, en 1969, Georges Pompidou ocupa brevemente la presidencia antes de morir víctima de un cáncer. Los gaullistas históricos no admiten su liderazgo y se inquietan de su tendencia anglófila. Lo denuncian como traidor cuando Pompidou, con el apoyo del secretario general de la presidencia francesa Edouard Balladur, permite la entrada de «la pérfida Albión» en el Mercado Común Europeo.

La fabricación de Nicolas Sarkozy

Después de describir la escenografía, volvamos a nuestro personaje principal: Nicolas Sarkozy. Nacido en 1955, es hijo de un noble húngaro, Pal Sarkosy de Nagy-Bocsam, que llegó a Francia huyendo del Ejército Rojo, y de Andrée Mallah, judía proveniente en Tesalónica. Después de tener tres hijos (Guillaume, Nicolas y Francois), la pareja se divorcia. Pal Sarkosy de Nagy-Bocsa se casa de nuevo con Christine de Ganay, una aristócrata con la que tendrá dos hijos (Pierre-Olivier y Carolina). En vez de ser educado solamente por sus padres, Nicolas se verá sometido a los vaivenes de esta familia “reconstruida”.

Su madre se convierte en secretaria de Achille Peretti. Después participar como cofundador en la creación del SAC, el guardaespaldas de De Gaulle había hecho una brillante carrera política. Resultó electo diputado y alcalde de Neuilly-sur-Seine, el más rico suburbio de París, y más tarde, presidente de la Asamblea Nacional.

Sin embargo, en 1972 Achille Peretti enfrenta graves acusaciones. La revista Time revela en Estados Unidos la existencia de una organización criminal secreta, «la Unión Corsa» que controla gran parte del tráfico de estupefacientes entre Europa y Estados Unidos. Se trata de la celebre «french connexion» que Hollywood llevará posteriormente a la pantalla. Basándose en audiencias del Congreso y en sus propias investigaciones, la revista Time menciona el nombre de un jefe mafioso, Jean Ventura, arrestado en años anteriores en Canadá y que no es otra cosa que el delegado comercial de Charles Pasqua en la firma Ricard. Se mencionan los nombres de varias familias como dirigentes de la «Unión Corsa», entre ellas el de la familia Peretti. Achille desmiente, pero se ve obligado a renunciar a la presidencia de la Asamblea Nacional francesa y sobrevive incluso a un «suicidio».

En 1977, Pal Sarkosy de Nagy-Bocsa se separa de su segunda esposa, Christine de Ganay, quien establece entonces una relación con el segundo hombre más importante de la administración central del Departamento de Estado estadounidense. Christine de Ganay se casa con él y se instala en Estados Unidos. El mundo es tan pequeño, cosa harto conocida, que su marido resulta ser nada más y nada menos que Frank Wisner Jr., hijo del anterior Frank Wisner. Aunque no se sabe cuáles eran las funciones de Frank Wisner Jr. en el seno de la CIA, está claro que desempeña un papel importante. Nicolas, que se mantiene muy cerca de su madrastra, de su medio hermano y de su media hermana, comienza a volverse hacia Estados Unidos, donde participa en programas de formación que organiza el Departamento de Estado.

Durante este mismo período, Nicolas Sarkozy se une al partido gaullista. Allí se relaciona rápidamente con Charles Pasqua, quien no sólo es un líder a nivel nacional sino además el responsable de la sección departamental de Hauts-de-Seine.

En 1982, al terminar sus estudios de derecho y siendo ya miembro del colegio de abogados, Nicolas Sarkozy se casa con la hija de Achille Peretti. Charles Pasqua asiste a la boda como testigo del novio. El abogado Sarkozy defiende los intereses de los amigos corsos de sus mentores. Adquiere una propiedad en Córcega, en Vico, y estudia incluso la posibilidad de reemplazar la «y» de su apellido por una «i» para darle una consonancia corsa.

Al año siguiente, Nicolas Sarkozy resulta electo alcalde de Neuilly-sur-Seine, reemplazando a su tío político Achille Peretti, víctima de una crisis cardiaca.

Pero Nicolas no tarda en traicionar a su esposa y, a partir de 1984, sostiene una relación clandestina con Cecilia, esposa de Jacques Martin, el más conocido de los animadores de la televisión francesa de aquel entonces, a quien había conocido cuando los casó, en el ejercicio de sus funciones como alcalde de Neuilly. Esa doble vida durará 5 años antes de que los amantes abandonen a sus respectivos cónyuges para fundar una nueva familia.

En 1992, Nicolas funge como testigo en el casamiento de la hija de Jacques Chirac, Claude, con un editorialista del diario francés Le Figaro. Incapaz de contenerse, seduce a Claude y sostiene una breve relación con ella mientras que sigue viviendo oficialmente con Cecilia. El marido engañado se suicida mediante el uso de drogas. La ruptura entre la familia Chirac y Nicolas Sarkozy es brutal e irreversible.

En 1993, la izquierda francesa pierde las elecciones legislativas. El presidente Francois Mitterrand se niega a dimitir y comienza la cohabitación con un primer ministro de derecha. Jacques Chirac, que ambiciona la presidencia y planea entonces formar con Edouard Balladur un dúo comparable al de De Gaulle y Pompidou, se niega a asumir de nuevo el cargo de primer ministro y cede el paso a su «amigo de 30 años», Edouard Balladur. A pesar de su turbulento pasado, Charles Pasqua se convierte en ministro del Interior. Mientras conserva el control de la marihuana marroquí, aprovecha su cargo para legalizar sus otras actividades tomando el control de casinos, y de actividades como el juego y las carreras en el África francófona. También establece nexos en Arabia Saudita e Israel y se convierte en oficial honorario del Mossad. Nicolas Sarkozy, mientras tanto, es ministro del Presupuesto y vocero del gobierno.

En Washington, Frank Wisner Jr. se convierte en sucesor de Paul Wolfowitz como responsable de la planificación política en el Departamento de Defensa. Nadie se fija en los lazos que lo unen al vocero del gobierno francés.

Reaparece entonces en el seno del partido gaullista la tensión que ya se había vivido 30 años antes entre los gaullistas históricos y la derecha financiera que representa Balladur. La novedad es que Charles Pasqua, y junto a él el joven Nicolas Sarkozy, traicionan a Jacques Chirac para acercarse de la corriente de Rothschild. Todo degenera. El conflicto alcanzará su apogeo en 1995, cuando Edouard Balladur se presenta como candidato a la presidencia de la República contra su ex amigo Jacques Chirac, y resulta derrotado. Lo más importante es que, siguiendo las instrucciones de Londres y Washington, el gobierno de Balladur abre las negociaciones para la entrada de los Estados de Europa Central y Oriental, ya liberados de la tutela soviética, en la Unión Europea y la OTAN.

Reina la discordia en el seno del partido gaullista, donde los amigos de ayer están ahora dispuestos a matarse entre sí. Para financiar su propia campaña electoral, Edouard Balladur trata de apoderarse de las reservas secretas del partido gaullista, que se esconde bajo la doble contabilidad de la empresa petrolera Elf. A penas muerto el viejo Etienne Leandri, los jueces ordenan un registro en la empresa y sus dirigentes son encarcelados. Pero Balladur, Pasqua y Sarkozy nunca lograrán recuperar el botín.

La caída en desgracia

A lo largo de su primer mandato Jacques Chirac mantiene a distancia a Nicolas Sarkozy. Este último se mantiene en silencio durante este período de caída en desgracia. Muy discretamente, sigue cultivando sus relaciones con los círculos financieros.

En 1996, al cabo de un largo proceso de divorcio, Nicolas Sarkozy se casa con Cecilia. Los testigos de la boda son los millonarios Martin Bouygues y Bernard Arnaud (el hombre más rico de Francia).

Último acto

Mucho antes de la crisis iraquí, Frank Wisner Jr. y sus colegas de la CIA planifican ya la destrucción de la corriente gaullista y el ascenso de Nicolas Sarkozy. La operación se desarrolla en tres tiempos: Primeramente, eliminación de la dirección del partido gaullista y toma del control de su aparato. Después, eliminación del principal rival de derecha e investidura del partido gaullista a la elección presidencial. Y finalmente, eliminación de todo contendiente serio de izquierda, para garantizar que la elección de Nicolas Sarkozy a la presidencia de la República Francesa.

Durante varios años, los medios de difusión se mantienen pendientes de las revelaciones póstumas de un promotor inmobiliario. Antes de morir de una grave enfermedad, este hombre, por razones que nunca se han aclarado, grabó una confesión en video. Por alguna razón aún más oscura, el «video» fue a dar a manos de un jerarca del Partido Socialista, Dominique Strauss-Kahn, quien lo envía directamente a la prensa.

Las confesiones de este individuo no dan a lugar a ninguna sanción judicial, pero abren la caja de Pandora. La principal víctima de los sucesivos escándalos será el primer ministro Alain Juppé. Para proteger a Chirac, Juppé asume él solo la responsabilidad por todas las infracciones penales. Al ser marginado Juppé, queda libre el camino para que Nicolas Sarkozy logre ponerse a la cabeza del partido gaullista.

Sarkozy explota entonces su posición para obligar a Jacques Chirac a reintegrarlo al gobierno, a pesar del odio recíproco. Se convierte, en definitiva, en ministro del Interior. ¡Grave error! Desde ese cargo, Sarkozy controla a los prefectos y utiliza a la policía política para penetrar las principales instituciones administrativas.

También se ocupa de los asuntos referentes a Córcega. El prefecto Claude Erignac ha sido asesinado. Aunque nadie reclama la autoría del crimen, inmediatamente se interpreta este como un desafío de los independistas hacia la República. Al cabo de una larga persecución, la policía logra arrestar a un sospechoso fugitivo, Yvan Colonna, hijo de un diputado socialista. Pasando por alto el principio de presunción de inocencia, Nicolas Sarkozy anuncia el arresto acusando al sospechoso de ser el asesino. La oportunidad la pintan calva y sólo faltan dos días para la realización del referendo que el ministro del Interior organiza en Córcega para modificar el estatus de la isla. A pesar de todo, los electores rechazan el proyecto de Sarkozy que, según algunos, favorece los intereses de los mafiosos.

Aunque Yvan Colonna fue posteriormente encontrado culpable, lo cierto es que él siempre ha proclamado su inocencia y que no se encontraron pruebas materiales en su contra. Extrañamente, el hombre se refugió en el silencio, prefiriendo ser condenado antes que revelar lo que sabe. Revelamos aquí que el prefecto Erignac no fue víctima de los nacionalistas sino que fue abatido por un asesino a sueldo que fue llevado inmediatamente a Angola, donde el grupo Elf lo contrató como miembro de su cuerpo de seguridad. El móvil del crimen tenía que ver precisamente con las anteriores funciones del propio Erignac, responsable de las redes africanas de Charles Pasqua en el ministerio de la Cooperación. En cuanto a Yvan Colonna, se trata de un amigo personal de Nicolas Sarkozy desde hace décadas y sus hijos mantenían relaciones.

Estalla entonces un nuevo escándalo. Comienzan a circular listados falsos que acusan a varias personalidades de tener cuentas bancarias en Luxemburgo, en el banco Clearstream. Entre los acusados se encuentra Nicolas Sarkozy. Este presenta una denuncia y da por sentado que su rival de derecha en la elección presidencial, el entonces primer ministro Dominique de Villepin es el organizador de la maniobra. Y no esconde su intención de llevarlo a prisión.

En realidad, los falsos listados fueron puestos en circulación por miembros de la Fundación franco-americana, que tiene como presidente a John Negroponte y como administrador a Frank Wisner Jr. Lo que los jueces no saben, y que nosotros revelamos aquí, es que los listados fueron fabricados en Londres por un oficina común de la CIA y del MI6, Hakluyt & Co., administrada también por Frank Wisner Jr.
Villepin se defiende de las acusaciones que se le atribuyen, pero se ve sometido a una investigación y a un arresto domiciliario y, de hecho, es puesto temporalmente al margen de la vida política. Vía libre para Sarkozy, por el lado de la derecha.

Queda entonces neutralizar las candidaturas de oposición. Las cuotas de adhesión al Partido Socialista se reducen a un nivel simbólico, para atraer nuevos militantes. De pronto, miles de jóvenes se enrolan en esa organización. Por lo menos 10 000 de estos nuevos militantes son en realidad miembros del Partido Trotskista «lambertista» (en referencia al nombre de su fundador, Pierre Lambert). Históricamente esta pequeña organización de extrema izquierda se ha puesto al servicio de la CIA contra los comunistas estalinianos durante la época de la guerra fría (Se trata del equivalente del SD/USA de Max Shatchman, que formó a los neoconservadores en Estados Unidos). No es la primera vez que los «lambertistas» se infiltran en el Partido Socialista. Anteriormente, ya habían introducido en esa organización dos célebres agentes de la CIA: Lionel Jospin (que se convirtió en primer ministro) y Jean-Christophe Cambadelis, el principal consejero de Dominique Strauss-Kahn.

Se organizan elecciones primarias en el seno del Partido Socialista con vista a la designación de su candidato a la elección presidencial. Dos personalidades participan en la competencia: Laurent Fabius y Segolene Royal. Pero sólo el primero representa un peligro para Sarkozy. Dominique Strauss-Kahn se suma entonces a la competencia con la misión de eliminar a Fabius en el último momento. Y lo logrará gracias a los votos de los «lambertistas» infiltrados, que no votarán por él sino por Royal.

La operación se hace posible porque Strauss-Kahn se encuentra desde hace tiempo en la nómina de Estados Unidos. Los franceses ignoran que imparte clases en la universidad estadounidense de Stanford, donde fue contratado nada más y nada menos que por Condoleezza Rice.

Inmediatamente después de su llegada a la presidencia, Nicolas Sarkozy y Condoleezza Rice concretarán su agradecimiento a Strauss-Kahn haciendo posible su elección para asumir la dirección del Fondo Monetario Internacional.

Primeros días en el Palacio del Elíseo

En la noche de la segunda vuelta de la elección presidencial, cuando los institutos de sondeos anuncian su probable victoria, Nicolas Sarkozy pronuncia un breve discurso dirigido a la nación desde su cuartel general de campaña. Luego, contrariamente a todo lo costumbrado, en vez unirse a la celebración con los militantes de su partido, se va al Fouquet’s. Este célebre restaurante de los Campos Elíseos, antiguo centro de reunión de la «Unión Corsa» y hoy perteneciente al propietario de casinos Dominique Desseigne, fue puesto enteramente a la disposición del presidente electo para que este recibiera a sus amigos y principales donantes [de fondos] a su campaña. Llegan allí un centenar de invitados, entre ellos los hombres más ricos de Francia se codean con los dueños de casinos.

Después, el presidente se otorga a sí mismo unos días de merecido descanso. Un jet privado Falcon-900 lo lleva a Malta donde descansa en el Paloma, el yate de 65 metros de eslora de su amigo Vincent Bolloré, millonario formado en el banco Rothschild.

Finalmente, tiene lugar la investidura de Nicolas Sarkozy como presidente de la República Francesa. Lo primero que hace no es firmar un decreto de amnistía sino autorizar los casinos de sus amigos Desseigne y Partouche a aumentar la cantidad de tragamonedas.

Sarkozy conforma su equipo de trabajo y su gobierno. No resulta sorprendente encontrar en ellos a un sospechoso propietario de casinos (el ministro de Juventud y Deportes) y al cabildero de los casinos del amigo Desseigne (que se convierte en vocero del partido «gaullista»).

Nicolas Sarkozy se apoya principalmente en cuatro personas:
- Claude Guéant, secretario general de la Presidencia de la República. Es socio-gerente del banco Rothschild.
- Jean-David Lévitte, consejero diplomático. Hijo del ex director de la Agencia Judía. Fue embajador de Francia ante la ONU, hasta que Jacques Chirac lo sacó de ese puesto por considerarlo demasiado cercano a George Bush.
- Alain Bauer, el hombre que se mueve en la sombra. Su nombre no aparece en los anuarios. Es el encargado de los servicios de inteligencia. Ex miembro del Grand Orient de France (la principal logia masónica francesa) y ex número 2 de la National Security Agency estadounidense en Europa.
- Frank Wisner Jr., nombrado entretanto como enviado especial del presidente Bush para la independencia de Kosovo,insiste para Bernard Kouchner sea nombrado ministro de Relaciones Exteriores con una doble misión prioritaria: la independencia de Kosovo y la liquidación de la política de Francia en el mundo árabe.

Kouchner comenzó su carrera participando en la creación de una ONG humanitaria. Gracias al financiamiento de la National Endowment for Democraty participó en las operaciones de Zbigniew Brzezinski en Afganistán, junto a Osama Ben Laden y los hermanos Karzai, contra los soviéticos. En los años 1990 aparece junto a Alija Izetbegovic, en Bosnia Herzegovina. Fue Alto Representante de la ONU en Kosovo de 1999 a 2001.

Bajo el control del hermano menor del presidente Hamid Karzai, Afganistán se ha convertido en el primer productor mundial de adormidera [también llamada amapola]. El látex blanco que se obtiene de esta planta es procesado en Afganistán para convertirlo en heroína que la fuerza aérea estadounidense transporta posteriormente a Camp Bondsteed (en Kosovo). Allí los hombres de Hacim Thaci se encargan de la distribución, principalmente en Europa y eventualmente en Estados Unidos. Los fondos que se obtienen se destinan al financiamiento de las operaciones ilegales de la CIA.

Karzai y el propio Thaci son desde hace mucho amigos personales de Bernard Kouchner, que seguramente nada sabe de las actividades criminales de estos a pesar de los informes internacionales a los que estas han dado lugar.

Para completar su gobierno, Nicolas Sarkozy nombra a Christine Lagarde como ministro de Economía y Finanzas. Esta hizo toda su carrera en Estados Unidos, donde dirigió el prestigioso gabinete de juristas Baker & McKenzie. En el seno del Center for International & Strategic Studies de Dick Cheney, Christine Lagarde fue copresidente –junto con Zbigniew Brzezinski– de un grupo de trabajo que supervisó las privatizaciones en Polonia. También organizó, trabajando para Lockheed Martin, un intenso cabildeo contra el fabricante francés de aviones Dassault.

Nueva escapada durante el verano. Nicolas, Cecilia, la amiga de ambos y sus hijos se van de vacaciones a Estados Unidos, en Wolfenboro, cerca de la propiedad del presidente Bush. Esta vez el que paga la cuenta es Robert F. Agostinelli, un banquero de negocios de Nueva York, sionista y neoconservador de pura cepa que se expresa en Commentary, la revista del American Jewish Committee.

El éxito de Nicolas beneficia a su medio hermano Pierre-Olivier. Bajo el nombre americanizado de «Oliver», Frank Carlucci (quien fuera el número 2 de la CIA, luego de ser reclutado por Frank Wisner Sr.) lo nombra director de un nuevo fondo de inversiones del Carlyle Group (la sociedad que gestiona simultáneamente las carteras de acciones de la familia Bush y de la familia Ben Laden). Convertido el quinto negociante a nivel mundial, administra actualmente las principales cuentas de los fondos soberanos de Kuwait y Singapur.

La tasa de popularidad del presidente Sarkozy está en caída libre en los sondeos. Uno de sus consejeros de relaciones públicas, Jacques Seguela (que también es consultante en comunicación política de la NED para diferentes operaciones de la CIA en Europa Oriental), aconseja desviar la atención del público con nuevas «people stories».

El anuncio de su divorcio de Cecilia aparece entonces en [el diario francés] Libération, el diario de su amigo Edouard de Rotshchild, para tapar las consignas de los manifestantes en un día de huelga general.

Peor aún, su comunicador organiza un encuentro con la artista y ex modelo Carla Bruni. Días después, se oficializa su relación con el presidente y la propaganda mediática tapa de nuevo las críticas políticas. Semanas más tarde se produce el tercer matrimonio de Nicolas. Esta vez escoge como testigos a Matilde Agostinelli (la esposa de Robert) y a Nicolas Bazire, ex director del gabinete de Edouard Balladur, convertido en socio-gerente del banco Rothschild.

¿Cuándo abrirán los ojos los franceses para ver lo que tienen que hacer?

Las informaciones que contiene este artículo fueron presentadas por Thierry Meyssan durante la mesa redonda al finalizar la Eurasian Media Forum en Kazakhstan el 25 de abril de 2008. El tema de la mesa redonda fue: «Peopolisation y Glamour en la política».

Dado el gran interés que despertó esta información, el autor decidió escribir este artículo que ya fue publicado en Profile,en este momento la más importante revista rusa de noticias.

Muchas versiones no autorizadas y traducciones de este artículo fueron divulgadas, mientras la Homepage des Réseau Voltaire estaba fuera de servicio. Rogamos considerar este artículo como el único legítimo.

 Thierry Meyssan

Periodista y escritor, presidente de la Red Voltaire con sede en París, Francia. Es el autor de La gran impostura y del Pentagate.


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La Europa del siglo XXI: secuestros y tortura

La Europa del siglo XXI: secuestros y tortura
¿Tenemos que combatir la tiranía con los instrumentos de los tiranos?
por Silvia Cattori*, Dick Marty*

Despuès de una larga investigación acerca de los secuestros y vuelos secretos de la CIA en Europa, Dick Marty ha dejado establecido que, lejos de ser casos aislados, estos se han convertido en una práctica corriente. El presidente de la Comisión de Asuntos Jurídicos del Consejo de Europa ha llegado en definitiva a la conclusión de que se trata de un sistema organizado con pleno conocimiento, si no con la complicidad, de los Estados europeos.

 

«Cuando, en noviembre de 2005, el diario The Washington Post reveló que agentes de la Central Intelligence Agency (CIA) habían secuestrado a presuntos terroristas musulmanes y los habían internado en centros secretos ilegales, yo estaba lejos de imaginar lo que me sucedería durante los siguientes meses. Aquel mismo día, la ONG americana Human Rights Watch publicaba un informe que ofrecía una información similar y precisaba, además, que los centros de detención se encontraban en Polonia, Rumania y en otros países de Europa oriental. [Esos datos provenían de] fuentes situadas, según supimos posteriormente, en los propios círculos de la CIA.

Paralelamente, la cadena radial ABC publicaba en su sitio de Internet una información análoga. Esta (información) estuvo en línea solamente media hora ya que el propietario de esa radio intervino para prohibir su difusión. En cuanto supo de la prohibición, el periodista se apresuró a avisarle a sus amigos para grabaran la noticia antes de que desapareciera, para la posteridad.

Las revelaciones del Washington Post y de la ONG Human Rights Watch no eran realmente una novedad. El periodista Stephen Grey, por citar sólo un ejemplo, ya había publicado artículos que hablaban de las «restituciones extraordinarias» y de «deslocalización de la tortura» pero, en aquel momento, la opinión pública no tomó verdaderamente conciencia del asunto.

Con esto estoy diciendo que, es cierto, hubo una prensa que habló de los secuestros de la CIA y de sus prisiones secretas, pero al mismo tiempo se pudo comprobar rápidamente que hubo presiones intensas para hacerla callar. Se descubrió más tarde que hubo una reunión en la Casa Blanca con los jefes de redacción de los principales periódicos americanos, [reunión] que tuvo probablemente como objetivo indicarles hasta qué punto hubiese resultado inoportuno difundir informaciones sobre la lucha contra el terrorismo.

Desde el momento en que se conocieron estos indicios sobre la existencia de prisiones secretas en Europa, el Consejo de Europa reaccionó inmediatamente: la Asamblea parlamentaria ordenó un informe sobre esos secuestros, cuya existencia, de comprobarse, era evidentemente contraria a la Convención Europea de Derechos Humanos.

Quiero recordar que no hay otra organización intergubernamental que tenga una dimensión parlamentaria tan acentuada y fuerte como el Consejo de Europa. La Asamblea parlamentaria se compone de delegaciones de los diferentes parlamentos de los 46 países miembros. Esas delegaciones representan a los parlamentos nacionales, a los diferentes partidos, tienen que representar a los dos sexos y, de forma proporcional, a todas las minorías de sus países; por ejemplo, Suiza tiene 6 diputados y 6 sustitutos, o sea 12 diputados del Consejo Nacional y del Consejo de Estados están activos en ese recinto.

Quiso el azar que, dos días después de las revelaciones del Washington Post y de la ONG Human Rights Watch, la Comisión de Asuntos Jurídicos y Derechos Humanos de la Asamblea parlamentaria se reuniera en París para, precisamente, elegir a su nuevo presidente. Me propusieron a mí y fue así que me encontré a la cabeza de la Comisión.

Lo primero que tuve que enfrentar fue el asunto de los secuestros y las prisiones secretas. Me di cuenta de lo que aquello podía representar varias semanas después, cuando, el 25 de noviembre de 2005, en Bucarest, la Asamblea parlamentaria tenía que confirmar el mandato que la Comisión me había confiado. La conferencia de prensa que anunciaba mi nominación como relator estuvo a punto de convertirse un motín, debido a la cantidad de periodistas. No fue hasta ese momento que percibí plenamente el carácter explosivo del asunto y que mi trabajo había comenzado verdaderamente.

La prensa me designa habitualmente como «el investigador» del Consejo de Europa. En realidad, yo no era ni soy un verdadero investigador, ya que un investigador tiene la posibilidad de citar personas, de confiscar documentos, de arrestar personas. Poderes que yo tuve durante 15 años, como fiscal, ¡pero de los que carecí cruelmente durante este trabajo! Decidí entonces luchar en el mismo terreno de aquellos de quienes se sospechaba que habían mantenido las prisiones secretas, y tratar así de realizar un trabajo «de inteligencia».

Pero, en ese terreno también me encontraba prácticamente sin medios: tenía a mi disposición el secretariado de la Comisión, pero este estaba totalmente sobrecargado de trabajo. Finalmente pude obtener la ayuda de un joven colaborador escocés de 28 años. Juntos establecimos contactos con periodistas de investigación independientes, con organizaciones no gubernamentales, con profesionales de «la inteligencia» de diferentes países. Y comenzamos a buscar y componer las piezas del rompecabezas.

Por su lado, a principios de 2006, el Parlamento de la Unión Europea también decidió abrir una investigación parlamentaria sobre los vuelos y las prisiones secretas de la CIA en Europa. Como Polonia es miembro de la Unión Europea y Rumania aspira a serlo, el Parlamento quería verificar lo sucedido. Se creó una comisión ad hoc de 46 diputados. Esa comisión, dotada de grandes medios –13 personas del secretariado trabajaban únicamente en este asunto–, se reunía todas las semanas y realizaba esencialmente audiencias. Aunque las audiencias de esa comisión se desarrollaban a puertas cerradas, no se podía garantizar el menor secreto. Mientras que yo, al trabajar solo, tenía la posibilidad de garantizar la confidencialidad de las fuentes. Así que teníamos una metodología y un enfoque completamente diferentes.

Presenté el primer informe en enero de 2006 y el informe principal a principios de junio de 2006. Pude obtener una ayuda importante del ministerio público de Milán. Yo conocía personalmente a los magistrados que estaban investigando la desaparición de Abu Omar, un ex imam de la mezquita de Milán, de origen egipcio, que había obtenido el asilo político en Italia hacia varios años. Aquellos magistrados lograron probar que Abu Omar había sido secuestrado en febrero de 2003 por agentes de los servicios secretos americanos que lo habían transportado en una camioneta hasta la base italiana de la OTAN de Aviano. Y de Aviano lo llevaron a Ramstein, sobrevolando Suiza. Luego, de Ramstein, fue llevado al Cairo, donde fue entregado a las autoridades egipcias que lo torturaron.

Quiero subrayar aquí la importancia de la independencia de la justicia. El ministerio público milanés actuó a pesar de la hostilidad manifiesta del gobierno de Berlusconi, que hizo todo lo posible por sabotear aquella investigación. Fue gracias al excelente trabajo de los magistrados y de ciertos servicios de la policía milanesa –hicieron una investigación absolutamente notable– que 25 agentes de la CIA implicados en el rapto del imam fueron identificados y que la fiscalía de Milán pudo emitir una orden internacional de arresto contra 22 de ellos.

Los magistrados milaneses pusieron a mi disposición todas las actas de la investigación. Las examiné durante una semana. Y tuve entonces la convicción moral de que estaba ante la pista correcta, de que estábamos ante un sistema, ante una lógica sofisticada, que era imposible que todo aquello pudiera suceder sin la colaboración, a uno u otro nivel, de las autoridades locales y que el Pentágono y la CIA no podían ser los únicos servicios implicados en esas «restituciones extraordinarias».

¿Qué significa el término «restituciones extraordinarias» utilizado oficialmente por la CIA?

En la práctica eso consiste en secuestrar a personas sospechosas de tener un vínculo con el terrorismo, sin que esa acusación haya podido ser verificada por la autoridad judicial, y en entregarlas a las autoridades de sus países de origen, donde son sometidas a interrogatorios brutales.

El objetivo de esas «restituciones» secretas es conseguir información mediante actos de tortura y obtener, mediante la presión de amenazas, que colaboren con los servicios secretos y que actúen prácticamente como agentes infiltrados. Fue en base a ese concepto de «restituciones» que los agentes de la CIA secuestraron probablemente a más de 100 personas. Hasta ahora no tenemos datos precisos.

Cuando la opinión supo de ese sistema de «restituciones extraordinarias», ello dio lugar a duros debates en Estados Unidos. Se trató entonces de justificar jurídicamente esas «restituciones extraordinarias». El jurista que elaboró la teoría de ese sistema es el actual ministro de Justicia, Roberto Gonzales(ya no es más hoy en día, sustituído ndlr) [1], quien, en el sistema americano, es a la vez el fiscal general de Estados Unidos.

Esas «restituciones», cosa que me había parecido clara desde el principio, suponían una logística, y por tanto la existencia de centros de detención intermedios. Se supo después que muchas de las personas secuestradas que no habían sido entregadas a sus países de origen fueron internadas en prisiones secretas, ya sea en Bagram (Afganistán), en Abu Ghraib (Bagdad), o en Guantánamo.

El 5 de diciembre de 2005, la señora Rice, mientras justificaba las «restituciones extraordinarias y la existencia de Guantánamo», nos dio un importante indicio cuando declaró que «Estados Unidos no había violado la soberanía de los Estados europeos». Yo pienso que la señora Rice estaba diciendo, por una vez, la verdad. Al decir eso estaba revelando que lo descubierto en diferentes países europeos sobre las prisiones secretas se había hecho con la colaboración de los servicios del Estado interesado [2]; por consiguiente, no hubo violación de la soberanía por parte de Estados Unidos. Al expresarse así, la señora Rice les quiso decir a los europeos que estaban criticando a Estados Unidos: «no se pasen de listos que ustedes mismos utilizaron en el pasado el sistema de las «restituciones».

La señora Rice se refería así al caso del terrorista Carlos [3], secuestrado en Sudán por los servicios secretos franceses. Pero la gran diferencia con ese caso, [diferencia] que ella ignoró, es que Carlos fue entregado a la justicia francesa [4], que tuvo un juicio justo y que pudo incluso recurrir a la Corte Europea de los Derechos Humanos de Estrasburgo [5]. Por lo tanto, existe aquí una diferencia fundamental. Ese tipo de «restituciones» se puede defender cuando las personas buscadas están en países que no colaboran con la justicia o que no disponen de medios para arrestar y entregar las personas buscadas y cuando su objetivo es entregar las personas así secuestradas a los órganos de la justicia ordinaria.

En lo tocante a nuestras investigaciones, fue sobre todo en Polonia y en Rumania que confrontamos grandes dificultades. La gente con quien nos reunimos en esos países estaba absolutamente aterrorizada con la idea de que, si hablaban, sus declaraciones pudieran comprometer a sus países. En Rumania sobre todo, donde se convirtió en una cuestión de interés nacional el no decir nada que pudiera poner en peligro su pedido de admisión en la UE.

El papel de países como Suiza en la colaboración con los secuestros de la CIA resultó marginal, aunque ello no deja de plantear importantes interrogantes. Incluso países como Suecia están implicados, lo cual resulta muy inquietante. La policía sueca entregó espontáneamente a los agentes de la CIA dos egipcios que habían obtenido asilo. Hay testimonios de la policía que demuestran que los agentes de la CIA inflingieron malos tratos a esos egipcios, desde el aeropuerto mismo. Luego de su transporte al Cairo, sufrieron enseguida las mismas torturas que el imam Abu Omar. La Comisión de la ONU contra la Tortura condenó a Suecia por ese caso.

Otros países, como Bosnia, también entregaron personas espontáneamente. Cuando interrogamos a las autoridades bosnias, estas admitieron esos hechos y los deploraron.

Canadá también colaboró activamente con la CIA en esos secuestros ilegales. Ese país acaba incluso de pagar una indemnización de 10 millones de dólares a una persona de origen canadiense que estuvo detenida durante varios años en Guantánamo cuando en realidad no había absolutamente nada que reprocharle.

En Estados Unidos, las personas puestas en libertad no han recibido ninguna excusa ni indemnización. Actualmente hay 5 abogados que trabajan juntos en Estados Unidos y que están encargados de la defensa de los intereses de esas personas secuestradas. Esto dará lugar a toda una serie de acciones judiciales contra el gobierno de Estados Unidos.

Esta perspectiva de los hechos incita a varias reflexiones.

La administración de Estados Unidos ha tomado decisiones basadas en las siguientes consideraciones: el terrorismo constituye una amenaza tan grave que nuestro país tiene que considerarse en guerra. Nuestro sistema judicial resulta completamente incompatible con esta guerra. Así que, adiós a la justicia, bienvenidos sean Guantánamo, las prisiones secretas, se acabaron los juicios y todo eso. Necesitamos obtener información a toda costa.

Pero cuando se habla de «guerra», hay que hablar necesariamente del derecho de la guerra. Cuando se habla del derecho de guerra, hay que mencionar la Convención de Ginebra. Y cuando se habla de la Convención de Ginebra, eso quiere decir que hay que comunicar los nombres de todos los prisioneros al Comité Internacional de la Cruz Roja y autorizar las visitas de sus delegados.

Pero Estados Unidos también estimó que la Convención de Ginebra no es un instrumento adecuado cuando se trata de enfrentar el terrorismo. Y escogió una tercera vía, la de la arbitrariedad –no la de la justicia, no la del derecho internacional–, una vía que ni siquiera es aplicable en el territorio de Estados Unidos y que no es válida para utilizarla contra los ciudadanos americanos. Así que se estableció una especie de sistema de apartheid jurídico. Por supuesto, se trata de un modelo que no tiene absolutamente nada que ver con nuestra sensibilidad ni con nuestra tradición jurídica. Y sin embargo, los Estados europeos han aceptado implícitamente ese sistema.

Lentamente, los hechos nos están dando la razón. La mayoría de los gobiernos europeos, a uno u otro nivel, colaboraron activamente con Estados Unidos en la instauración de esa doctrina de las «restituciones extraordinarias», con su puesta en ejecución y con todo lo que ello implicaba. O lo toleraron, o lo sabían y no protestaron. Sí, hubo algunas protestas más o menos corteses sobre el tema de Guantánamo. Pero en lo tocante a lo demás –«restituciones extraordinarias», detenciones secretas y uso de la tortura– fingieron no saber nada.

Cuando tuve conocimiento [del contenido] de las actas de la investigación italiana, me puse en contacto con mi ex colega Armando Spataro, el fiscal adjunto de Milán encargado de la investigación sobre el rapto de Abu Omar. Le expresé mi convicción: no era posible que todo eso hubiera podido suceder sin la participación ya sea de la policía, ya sea de los servicios de inteligencia italianos. Y esa era su opinión.

En el mismo momento, en Bruselas, ante la Comisión investigadora del Parlamento Europeo, el jefe de los servicios secretos militares italianos, el señor Nicola Pollari, hacía una declaración en la que desmentía toda implicación en el caso, donde decía que nunca había sabido nada y que no había colaborado en lo absoluto con ese tipo de actividades.

Es importante que se sepa que hoy en día el señor Pollari ha sido depuesto por el nuevo gobierno y que comparece ante el tribunal de Milán porque se ha probado que los servicios secretos italianos, que él dirigía, colaboraron estrechamente con los agentes de la CIA en el secuestro de Abu Omar. Se trata de hechos ahora demostrados: la primera persona que se acercó a Abu Omar, identificándose como «policía» y exigiéndole «sus documentos», fue un agente del servicio de inteligencia italiano, el cual confesó. Segundos más tarde, metían a Omar en una camioneta y lo entregaban a los agentes americanos.

Se ha podido comprobar, en otros países también, hasta qué punto la colaboración con las acciones de los servicios secretos americanos tuvo un carácter activo. Lo que me impresionó durante esta investigación –quizás yo era y sigo siendo aún demasiado ingenuo– es hasta qué punto los gobiernos europeos mintieron y siguen mintiendo, activamente o por omisión. Están mintiendo, o, en todo caso, se niegan a decir la verdad, y dándose muy buena conciencia, [diciéndose a sí mismos que lo hacen] por el interés superior del Estado; que hay un secreto de Estado y que, por tanto, se puede, se debe mentir.

Ayer fue la Fiscalía de Munich la que emitió 13 órdenes de arresto contra agentes secretos de Estados Unidos acusados de haber secuestrado a Khaled El-Masri, ciudadano alemán de origen libanés.

Yo me reuní con Khaled El-Masri cuando nadie le creía en Alemania. Fue secuestrado en Macedonia y trasladado a Kabul, donde fue sometido a actos de tortura durante varios meses. Después lo llevaron de nuevo a Europa, lo liberaron en algún lugar de Albania y, finalmente, al cabo de una lucha encarnizada, se logró demostrar que Khaled El-Masri había dicho la verdad, que fue realmente secuestrado por los agentes de la CIA, muy probablemente con la colaboración de agentes alemanes.

Cuando me reuní con el fiscal alemán, le entregué la información que habíamos recogido en Macedonia. Ayer, en un comunicado, la Fiscalía de Munich indicó que había logrado seguir la pista de los 13 agentes de la CIA, gracias a la cooperación y la información recogida por la policía española, por la Fiscalía de Milán y por mí mismo, el relator del Consejo de Europa.

Si digo esto no es por elogiarme a mí mismo sino simplemente para demostrar que, si una persona –trabajando con un solo colaborador– pudo llegar a este resultado, hubiésemos podido llegar infinitamente más lejos en la búsqueda de la verdad de haber existido la menor voluntad por parte de los gobiernos europeos, incluyendo el suizo.

Mi convicción –aunque no puedo probarlo aún– es que los gobiernos europeos han firmado acuerdos secretos con Estados Unidos, posiblemente como consecuencia de la gran conmoción que provocaran los acontecimientos del 11 de septiembre [6]. Eso explicaría, aunque sin ser ello una excusa, su silencio.

Suiza no escapa a la crítica. Los aviones pertenecientes a la administración de Estados Unidos gozan de un permiso anual de vuelo. Esos aviones de la CIA vuelan por toda Europa. La mayoría de esos vuelos sirven para transportar el material logístico de la CIA, que tiene numerosas oficinas casi en todas partes. La Confederación renovó ese permiso de vuelo aún sabiendo que aviones de la CIA muy posiblemente habían abusado de esa concesión al transportar a Abu Omar, secuestrado en Milán, a través del espacio aéreo helvético; lo cual constituye un acto criminal que justifica asimismo la competencia de las autoridades penales de nuestro país para buscar y castigar a los culpables.

Cuando se le preguntó al Consejo Federal la cantidad de vuelos y aterrizajes de los aviones de la CIA en Suiza, se nos respondió que habían sido 3 vuelos. Una hora después de esa confesión, Amnesty International mencionaba 4 vuelos. Hoy sabemos que hubo por lo menos 48 vuelos. Eso demuestra que incluso por parte de las autoridades suizas hubo falta de voluntad de tratar de buscar la verdad. ¡Nos habría gustado que, en lo tocante a la cantidad de vuelos, el Consejo Federal hubiese sido más preciso en sus respuestas!

Como acabo de señalar, el sobrevuelo por parte de aviones que transportan personas secuestradas es un crimen que cae dentro de la jurisdicción de la autoridad penal suiza. Tuvo que pasar muchísimo tiempo antes de que la fiscalía de la Confederación se decidiera a abrir una investigación, a pesar de que el expediente de los magistrados italianos probaba de manera irrebatible que el avión que había sobrevolado Suiza transportaba a Abu Omar. Cuando se le preguntó a la Oficina Federal de la Aviación Civil: «¿Tal o mas cual avión sobrevoló Suiza el 13 de febrero de 2003 ?», enseguida se nos respondió: «Sí, señor, dos veces; por la mañana, proveniente de Ramstein y con destino a Aviano, y por la tarde desde Aviano y con destino a Ramstein». Eran el mismo destino y los mismos horarios que en el expediente de la policía italiana.

Pensamos, por consiguiente, que es casi seguro que hubo acuerdos secretos, pero que hubo además una política, intereses que prevalecían por sobre los valores y los principios políticos. Yo estoy plenamente conciente de que el papel del gobierno es preservar los intereses del país, de que puede haber situaciones de conflicto. Sin embargo, yo habría preferido, en lo personal, que en vez de mentir nos hubiesen dicho francamente: tenemos tantos intereses en juego con Estados Unidos que no podemos enemistarnos con ellos.

Todo eso demuestra que ha habido, por parte de las autoridades suizas, una falta de voluntad política de buscar la verdad. Hoy tengo la íntima convicción, lo repito, de que ha habido acuerdos secretos, formales o informales, entre Estados Unidos y Suiza, al igual que con otros países europeos. Y si eso hubiera sucedido solamente a nivel de los servicios de inteligencia, sería más inquietante aún.

En estos últimos días hemos sabido por la prensa que la fiscalía de la Confederación, directamente o a través de la policía, ha realizado actos de investigación en Guantánamo. Las autoridades suizas han transmitido por tanto a las autoridades de Estados Unidos listados de nombres y fotos de musulmanes detenidos en Suiza para obtener informaciones sobre ellos entre los detenidos de Guantánamo. Lo cual equivale a aceptar que sí se puede arrancar información mediante la tortura. Yo considero que eso es simplemente escandaloso. Ya que, por un lado, nuestra ministro de Relaciones Exteriores, la señora Calmy-Rey, le dice amablemente a la señora Condoleezza Rice que la prisión de Guantánamo no es aceptable, que habría que cerrarla, que es una violación del orden jurídico internacional; y por el otro lado, nuestras autoridades federales legitiman ese tipo de estructuras y las torturas que estas implican mediante la realización de actos de investigación en Guantánamo, sabiendo perfectamente que las posibles pruebas obtenidas mediante el uso de la tortura o en prisiones secretas no pueden ser aceptadas por ningún tribunal en Europa.

Durante todo este período de la investigación me sentí a menudo muy solo. Pero, ironía del destino, hoy puedo agradecerle al presidente Bush el haberme prestado indirectamente un importante apoyo cuando, el 6 de septiembre de 2006, reconoció por fin la existencia de las prisiones secretas. A partir de ese momento, mi informe sobre los secuestros y los vuelos de la CIA adquirió singular importancia.

Otro elemento alentador y positivo es lo que acaba de suceder en Alemania, donde los 13 agentes del servicio de espionaje americano que secuestraron a Khaled El-Masri están siendo acusados. Hay que agregar a esto el juicio de Milán así como los pasos de la justicia española que está reclamando acceso a todos los documentos de los servicios secretos españoles sobre los aviones de la CIA. En suma, creo que una dinámica de la verdad se ha puesto en marcha. También me sorprendió agradablemente la calidad de ciertas ONGs en Estados Unidos así como el dinamismo que han manifestado ciertos círculos de la sociedad civil. Si algunos hechos han salido finalmente a flote es en parte gracias a esas ONGs americanas.

Resulta de importancia primordial tener una prensa independiente. Ya se ha visto hasta qué punto la prensa está al servicio del poder. Hay un ejemplo más claro aún: el del acondicionamiento de la opinión, a través de la prensa, a favor de la guerra en Irak. No puede haber verdadera democracia sin una prensa verdaderamente independiente, tanto del poder político como del poder económico.

Un elemento totalmente fundamental es la independencia de la justicia. Y cuando digo justicia estoy pensando también y sobre todo en la fiscalía. Si, en este caso, Italia pudo encontrar la verdad fue gracias a la independencia del fiscal que pudo actuar a pesar de la hostilidad del poder político. Según el sistema italiano, la fiscalía esta considerada como una autoridad judicial en todos los sentidos y los policías que trabajan con la fiscalía gozan de la misma independencia.

Insisto en ese punto porque en Suiza al actual jefe del departamento de justicia y de policía le gustaría tener bajo su exclusiva vigilancia a la fiscalía de la Confederación. Eso está pasando en medio de la total apatía de la clase política, que da la impresión de no estar interesada en los problemas de la justicia. Todo eso me parece muy peligroso y creo que debiera haber una reacción.

¿La lucha contra el terrorismo justifica estos medios?

Todos los días veo gente que dice: «Ah, el terrorismo es tan peligroso. Tenemos que aceptar la tortura porque puede salvar vidas». Ese tipo de razonamiento me parece falso y extremadamente peligroso [7].

Es cierto que los terroristas son peligrosos ya que su objetivo es destruir, por cualquier vía, nuestro sistema de democracia y de valores occidentales. Así y todo, resulta chocante que, para combatir a los terroristas, nosotros mismos renunciemos a instituciones fundamentales de nuestro sistema democrático, que renunciemos a ese principio esencial que son los derechos humanos y la garantía de juicios justos, [que renunciemos] al sistema judicial. Al hacerlo estamos legitimando indirectamente a toda esa gente que, ante esas violaciones, viven hoy convencidos de que están combatiendo un sistema que es brutal, que es ilegal, que utiliza la tortura. Y, lo más importante es que esos actos ilegales pueden crear un movimiento de simpatía hacia los autores de actos de terrorismo.

Cuando yo colaboré con el gran jefe del antiterrorismo italiano, el general Carlo Alberto dalla Chiesa, este me dijo: los terroristas son locos furiosos, pero no son tantos. Se hacen verdaderamente peligrosos cuando hay alrededor de ellos una corriente de simpatía. Eso los estimula, los motiva, los carga de energía. He ilustró sus palabras con la siguiente imagen: la simpatía es para el terrorismo como el oxígeno para el fuego. Estoy convencido de que esa es la verdad.

Lo que también me chocó durante mi trabajo fue comprobar que hay una ausencia total de estrategia en el marco de esta guerra contra el terrorismo.

Estados Unidos dijo: Ni justicia, ni Convención de Ginebra. Le damos total libertad de acción a los servicios secretos y al Pentágono.

Nunca hubo debate, entre Estados Unidos y Europa, sobre la manera de conducir la lucha contra el terrorismo. Pero tampoco hubo nunca, en el interior de Europa, un verdadero debate sobre la estrategia a seguir.

Además, que yo sepa, no existe una definición jurídica internacional sobre el terrorismo. Hay convenciones que hablan del terrorismo, pero no hay una verdadera definición del terrorismo.

Pienso que posiblemente habría que modificar, adaptar ciertos mecanismos del sistema actual en materia de procesamiento policial y judicial. Pero yo afirmo que la democracia y el aparato judicial cuentan con los medios para enfrentar la amenaza que representa el terrorismo. Yo creo que hay otras amenazas que son tan peligrosas como el terrorismo. Me refiero a la corrupción, por no poner más que un ejemplo, que es un mal que está causando inmensos desastres a través del planeta. Por lo demás, un verdadero instrumento de lucha contra el terrorismo está al nivel político.

Estoy completamente convencido que mientras no resolvamos el problema de la Palestina, mientras que no ofrezcamos una solución política y una esperanza de vida en la dignidad a cientos de miles de palestinos, que han nacido, que han crecido, que han visto a sus padres morir presos al interior de campos de refugiados, -y que han perdido toda esperanza-, continuará desgraciadamente habiendo personas que están dispuestas a hacerse explotar con una bomba, como lo hemos podido apreciar últimamente con esa abuela en Gaza.

Y ¿cómo no queremos tener terroristas cuando hay guerras basadas en mentiras?
Lo que me inquieta, en el fondo, y lo que me chocado profundamente en toda esta historia es la indiferencia, es la indiferencia. ¿Cuántas personas me han dicho?: ¿Por qué haces todo eso? ¡Son terroristas! Los americanos tienen razón. Y después agregaban: «Sólo son musulmanes».

¡Qué aberración! Pienso que estamos cometiendo un error histórico al criminalizar el Islam. Estamos empujando todo un sector del Islam hacia el extremismo; un error que, según temo, va a costarnos muy caro.

«¿Hay que combatir la tiranía con los instrumentos de los tiranos?» Ese es el título que he querido dar a esta conferencia y será además mi conclusión. La frase no es mía. Es una frase que leí en un juicio de la Corte Suprema de Estados Unidos sobre un caso de terrorismo, en boca de la jueza Sandra Day O’Connor: «Si nuestro país quiere seguir siendo fiel a los valores que simboliza nuestra bandera, no podemos combatir la tiranía con los instrumentos del tirano».

Silvia Cattori

Periodista suiza.


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Dick Marty

Doctor en Derecho, Dick Marty es miembro del Consejo de los Estados de la Confederación Helvética, miembro de la Asamblea parlamentaria del Consejo de Europa, preside la Comisión de Asuntos Jurídicos y Derechos Humanos. Esta comisión le encargó la elaboración de un informe sobre las alegaciones ligadas a la existencia de prisiones secretas de la CIA en Europa.


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Fuente: Voltairenet

El texto de este artículo es una transcripción de Silvia Cattori a partir de una conferencia ofrecida el 1º de febrero de 2007 en la universidad de Neuchatel y publicada con la amable autorización del autor.

 

La CIA y el laboratorio iraní

De Mossadegh a Ahmadinejad
por Thierry Meyssan

La noticia de un posible fraude electoral en Irán se ha dispersado y ha corrido como pólvora en fuego por Teherán, la capital del país, motivando y empujando a los partisanos del ayatolá Rafsanjani a salir a la calle a protestar contra aquellos del ayatolá Jameini. Este caos es en parte alimentado por la CIA que ha sembrado la confusión y las rivalidades en el país inundando con mensajes SMS contradictorios los teléfonos celulares de una mayoría de iraníes viviendo en las principales aglomeraciones urbanas. Thierry Meyssan nos explica esta experiencia de guerra psicológica que utiliza una moderna y sofisticada tecnología.

La noticia de un posible fraude electoral se ha extendido por Teherán como un reguero de pólvora y ha sacado a la calle a los partidarios del ayatolá Rafsanjani contra los del ayatolá Jameini. Ese caos ha sido provocado bajo cuerda por la CIA, que siembra la confusión inundando a los iraníes de SMS contradictorios. Thierry Meyssan explica este experimento de guerra psicológica.

En marzo de 2000, la secretaria de Estado Madeleine Albright reconoció que la administración Eisenhower organizó un cambio de régimen en Irán en 1953 y que ese acontecimiento histórico explica la actual hostilidad de los iraníes hacia Estados Unidos. La semana pasada, durante su discurso en El Cairo dirigido a los musulmanes, el presidente Obama reconoció oficialmente que «en plena Guerra Fría, Estados Unidos desempeñó un papel en el derrocamiento de un gobierno iraní elegido democráticamente [1].

En aquella época, Irán estaba controlado por una monarquía de opereta dirigida por el sha Mohammad Reza Pahlavi. Éste había sido colocado en el trono por los británicos, quienes obligaron a su padre, el oficial cosaco pronazi Reza Pahlavi, a dimitir. Sin embargo, el sha debía avenirse con un Primer Ministro nacionalista, Mohammed Mossadegh. Este último, con el apoyo del ayatolá Abu al-Qassem Kachani, nacionalizó los recursos petroleros [2]. Furiosos, los británicos convencieron a Estados Unidos para que detuviera la deriva iraní antes de que el país se hundiera en el comunismo. Entonces, la CIA puso en marcha la «Operación Ajax», dirigida a derrocar a Mossadegh con la ayuda del sha y sustituirlo por el general nazi Fazlollah Zahedi, hasta entonces detenido por los británicos. Zahedi instauró el régimen de terror más cruel de la época, mientras el sha servía de tapadera a sus abusos posando para las revistas people occidentales.

La Operación Ajax estuvo dirigida por el arqueólogo Donald Wilber, el historiador Kermit Rooselvet (nieto del presidente Theodore Roosvelt) y el general Norman Schwartzkopf senior (cuyo hijo homónimo estuvo al mando de la Operación Tormenta del Desierto). Dicha operación continúa siendo un prototipo de subversión. La CIA idea un escenario que da la impresión de un levantamiento popular mientras se trata de una operación secreta. El punto culminante del espectáculo fue una manifestación en Teherán, con 8.000 extras pagados por la Agencia, para proporcionar fotos convincentes a la prensa occidental [3]

¿La historia se repite? Washington ha renunciado a atacar militarmente a Irán y ha disuadido a Israel de tomar esa iniciativa. Para conseguir «cambiar el régimen», la administración Obama prefiere jugar la carta –menos peligrosa aunque más incierta- de la acción secreta. A raíz de la elección presidencial iraní, grandes manifestaciones oponen en las calles de Teherán a los partidarios del presidente Mahmud Ahmadinejad y su guía Ali Jameini por un lado y a los partidarios del candidato derrotado Mir Hossein Musavi y del ex presidente Akbar Hashemi Rafsanjami por el otro. Dichas manifestaciones reflejan una profunda división en la sociedad iraní entre un proletariado nacionalista y una burguesía que lamenta su marginación de la globalización económica [4]. Actuando bajo cuerda, Washington intenta influir en los acontecimientos para derrocar al presidente reelegido.

Una vez más, Irán es un campo de ensayo de métodos innovadores de subversión. En 2009, la CÍA se apoya en una nueva arma: el control de los teléfonos móviles.

Desde la generalización de los teléfonos móviles, los servicios secretos anglosajones han multiplicado sus capacidades de interceptación. Mientras que la escucha de los teléfonos fijos necesita instalación de cables de derivación, y por lo tanto agentes sobre el terreno, la escucha de los móviles se puede hacer a distancia gracias a la red Echelon. Sin embargo, ese sistema no permite interceptar las comunicaciones telefónicas vía Skype, de ahí el éxito de los teléfonos Skype en las zonas de conflicto [5]. Así, la National Security Agency (NSA) acaba de hacer propuestas a los proveedores de acceso a Internet de todo el mundo para obtener su colaboración. A los que han aceptado se les ha retribuido generosamente [6].

En los países que ocupan –Iraq, Afganistán y Pakistán-, los anglosajones interceptan todas las conversaciones telefónicas emitidas por móviles o conectadas con ellos. El objetivo no es conseguir transcripciones de tal o cual conversación, sino identificar las «redes sociales». En otras palabras, los teléfonos son los chivatos que permiten saber con quién se relaciona una persona determinada. A partir de ahí se puede conseguir la identificación de las redes de resistencia. Posteriormente, los teléfonos permiten localizar los objetivos identificados y «neutralizarlos».

Por eso, en febrero de 2008, los insurgentes afganos ordenaron a los diversos operadores que detuviesen su actividad todos los días desde las 17:00 a las 03:00 h., para impedir que los anglosajones siguieran sus movimientos. Las antenas de quienes no cumplieron dicha orden se destruyeron [7].

Por el contrario (la central telefónica hormis resultó afectada por error), el ejército israelí se cuidó mucho de bombardear las antenas telefónicas en Gaza durante la operación Plomo Fundido en diciembre 2008-enero 2009. Aquí aparece un cambio total de estrategia por parte de los occidentales. Desde la guerra del Golfo prevalecía la «teoría de los cinco anillos» del coronel John A. Warden: el bombardeo de las infraestructuras telefónicas se consideraba un objetivo estratégico para sumir a la población en la confusión y al mismo tiempo cortar las comunicaciones entre los centros de mando y los combatientes. Ahora es al contrario, es necesario proteger las infraestructuras de las telecomunicaciones. Durante los bombardeos de Gaza, el operador Jawwal [8] dio crédito a sus abonados, oficialmente para ayudarlos, en realidad por interés de los israelíes.

Un paso más allá, los servicios secretos anglosajones e israelíes han desarrollado métodos de guerra psicológica basados en la utilización extensiva de los móviles. En julio de 2008, tras el intercambio de prisioneros y cadáveres entre Israel y Hezbolá, los robots lanzaron decenas de miles de llamadas a los móviles libaneses. Una voz en árabe advertía contra cualquier participación en la resistencia y denigraba a Hezbolá. El ministro libanés de Telecomunicaciones, Jibran Bassil [9], presentó una denuncia ante la ONU contra esa flagrante violación de la soberanía del país [10].

En la misma línea, decenas de miles de libaneses y sirios recibieron una llamada automática, en octubre de 2008, que ofrecía 10 millones de dólares por cualquier información que permitiera localizar y liberar a los soldados israelíes prisioneros. Las personas interesadas en colaborar debían dirigirse a un número en el Reino Unido [11].

Este método se está empleando en Irán para intoxicar a la población con la difusión de noticias alarmistas y para canalizar el descontento que suscitan.

En primer lugar, se difundió por SMS durante la noche del escrutinio la noticia de que el Consejo de los Guardianes de la Constitución (equivalente al Tribunal Constitucional) había informado a Mir Hossein Musavi de su victoria. Así, el anuncio, varias horas después, de los resultados oficiales –la reelección de Mahmud Ahmadinejad con el 65% de los votos-, apareció como un enorme fraude. Sin embargo, tres días antes, Musavi y sus amigos consideraban segura la victoria masiva de Ahmadinejad y se esforzaban en explicarla por los desequilibrios en la campaña electoral. Así, el ex presidente Akbar Hashemi Rafsanjani detallaba sus quejas en una carta abierta. Los institutos de sondeos estadounidenses en Irán pronosticaban una ventaja de Ahmadinejad de 20 puntos con respecto a Musavi [12]. En ningún momento pareció posible la victoria de Musavi, incluso aunque es probable que el trucaje acentuase el margen entre ambos candidatos.

Posteriormente, los ciudadanos seleccionados se dieron a conocer en Internet para conversar en Facebook o se abonaron a las líneas de información Twitter. Entonces recibieron, siempre por SMS, las informaciones –verdaderas o falsas- sobre la evolución de la crisis política y las manifestaciones en curso. Se trataba de mensajes anónimos que esparcían noticias de tiroteos y numerosos muertos; noticias que hasta la fecha no se han confirmado. Por una desafortunada coincidencia de calendario, la empresa Twitter debía suspender el servicio durante una noche, el tiempo necesario para el mantenimiento de sus instalaciones. Pero el departamento de Estado de Estados Unidos intervino para exigirle que suspendiera dicha operación [13]. Según el New York Times, esas operaciones contribuyeron a sembrar la desconfianza entre la población [14].

Simultáneamente, en un nuevo esfuerzo, la CIA moviliza a los militantes anti iraníes en Estados Unidos y el Reino Unido para añadir al desorden. Se ha distribuido una Guía práctica de la revolución en Irán, que incluye varios consejos prácticos, entre ellos:

- Ajustar las cuentas Twitter sobre la zona horaria de Teherán.

- Centralizar los mensajes en las cuentas Twitter@stopAhmadi, iranelection y gr88.

- No atacar los sitios oficiales de Internet del Estado iraní. «Dejen hacer al ejército» de EEUU para eso (sic).

Al aplicarlos, esos consejos impiden cualquier autentificación de los mensajes Twitter. Ya no se puede saber si los envían testigos de las manifestaciones en Teherán o agentes de la CIA desde Langley, y no se puede distinguir lo verdadero de lo falso. El objetivo es crear todavía más confusión y empujar a los iraníes a luchar entre sí.

Los estados mayores de todo el mundo siguen con atención los acontecimientos en Teherán. Cada uno intenta evaluar la eficacia de este nuevo método de subversión en el laboratorio iraní. Es obvio que el proceso de desestabilización ha funcionado. Pero no es seguro que la CIA pueda canalizar a los manifestantes para que ellos mismos hagan lo que ha renunciado a hacer el Pentágono si no desean hacerlo: cambiar el régimen, acabar con la revolución islámica.

 Thierry Meyssan

Periodista y escritor, presidente de la Red Voltaire con sede en París, Francia. Es el autor de La gran impostura y del Pentagate

[1] «Discurso en la Universidad de El Cairo», Barack Obama, 4 de junio de 2009.

[2] «BP-Amoco, coalición petrolera anglosajona», Arthur Lepic, Red Voltaire, 10 de junio de 2004.

[3] Sobre el golpe de 1953, la obra de referencia es All the Shah’s Men: An American Coup and the Toots of Middle East Terror, de Stephen Kinzer, John Wiley & Sons editores (2003), 272 pp.

[4] «La société iranienne paralysée», Thierry Meyssan, Red Voltaire, 5 de febrero de 2004.

[5] «Taliban using Skype phones to dodge MI6», Glen Owen, Mail Online, 13 de septiembre de 2008.

[6] «NSA offering ’billions’ for Skype eavesdrop solution», Lewis Page, The Register, 12 de febrero de 2009.

[7] «Taliban Threatens Cell Towers», Noah Shachtman, Wired, 25 de febrero de 2008.

[8] Jawwal es la marca de PalTel, la sociedad del multimillonario palestino Munib Al-Masri.

[9] Jibran Bassil es uno de los principales líderes de la Corriente Patriótica Libre, el partido nacionalista de Michel Aoun.

[10] «Freed Lebanese say they will keep fighting Israel», Associated Press, 17 de julio de 2008.

[11] El autor de este artículo ha sido testigo de esas llamadas. También se puede consultar «Strange Israeli phone calls alarm Syrians. Israeli Intelligence services accused of making phone calls to Syrians in bid to recruit agents», Syria News Briefing, 4 de diciembre de 2008.

[12] Citado en «Ahmadinejad won. Get over it», Flynt Leverett e Hillary Mann Leverett, Politico, 15 de junio de 2009.

[13] «U.S. State Department speaks to Twitter over Iran”, Reuters, 16 de junio de 2009.

[14] «Social Networks Spread Defiance Online», Brad Stone y Noam Cohen, The New York Times, 15 de junio de 2009.

La granja de los animales de Obama

Guerras mayores y más sanguinarias equivalen a justicia y paz
por James Petras

Estados Unidos ha forzado a su general David D. McKiernan a la renuncia por considerarlo incapaz de cumplir su misión y viene de nombrar como sucesor al general del ejército Stanley McChrystal, quien se convierte entonces en el nuevo comandante des las fuerzas armadas estadounidenes, de la OTAN y en Afganistán. De esta manera, Obama nombra a un militar que tiene un oscuro pasado reciente: Stanley McChrystal no sólo creó la JSOC (Joint Special Operations Command), un comando especial y secreto implicado en una serie de abusos y otras barbaridades, cómo las torturas en las prisiones en Irak, sino que este brutal militar es un ferviente seguidor de las doctrinas neoconservadoras de la era Bush. Todo esto promete más escalada militar en Afganistan y más guerra en la agenda imperialista.

«Los Deltas son unos psicópatas… Tienes que ser un psicópata acreditado para unirte a la Fuerza Delta...», me dijo en Fort Bragg, allá por los años ochenta, un coronel del ejército estadounidense.
Ahora, el Presidente Obama acaba de ascender al más infame de los psicópatas, el General Stanley McChrystal, a la jefatura del mando militar estadounidense y de la OTAN en Afganistán.

El ascenso de McChrystal para ese papel dirigente ha venido marcado por el papel fundamental desarrollado en la dirección de los equipos de operaciones especiales encargados de ejecutar asesinatos extrajudiciales, torturas sistemáticas, bombardeos de comunidades civiles y misiones de búsqueda y destrucción. Incardina totalmente la brutalidad y la afición a la sangre que acompaña la construcción del imperio dirigida por el ejército. Entre septiembre de 2003 y agosto de 2008, McChrystal estuvo al Mando de las Operaciones Especiales Conjuntas del Pentágono (JSO, por sus siglas en inglés) que se sirven de equipos especiales para perpetrar asesinatos en el exterior.

El punto a destacar de los equipos de «Operaciones Especiales» (SOT, por sus siglas en inglés) es que entre sus opositores no distinguen entre civiles y militares, entre activistas y sus simpatizantes y la resistencia armada. Los SOT están especializados en establecer escuadrones de la muerte y reclutar y entrenar fuerzas paramilitares para aterrorizar a las comunidades, barrios y movimientos sociales que se opongan a los regímenes clientelistas de EEUU. El “contraterrorismo” de los SOT es terrorismo al revés, dedicándose a perseguir a los grupos sociopolíticos existentes entre los apoderados de EEUU y la resistencia armada.

Los SOT de McCrystal seleccionaron como objetivos a los dirigentes de la resistencia nacional y local en Iraq, Afganistán y Pakistán, atacándoles a través de acciones de comandos y bombardeos aéreos. Durante los últimos cinco años del período Bush-Cheney-Rumsfeld, los SOT estuvieron profundamente implicados en las torturas a prisioneros políticos y sospechosos. McChrystal era especialmente el favorito de Rumsfeld y Cheney por estar encargado de las fuerzas de “acción directa” de las “Unidades de Misiones Especiales”.

Los operativos de “Acción Directa” están constituidos por torturadores y escuadrones de la muerte y el único deber que sienten para con la población local es el de desencadenar el terror, no el de hacer propaganda. Se comprometen en la “propaganda a partir de los muertos”, en los asesinatos de dirigentes locales con objeto de “enseñar” a la población local a obedecer y someterse a la ocupación. El nombramiento por Obama de McChrystal para el mando supremo refleja una grave y nueva escalada militar de su guerra de Afganistán frente a los avances de la resistencia por todo el país.

El deterioro de la posición de EEUU se pone de manifiesto en el endurecimiento del cerco alrededor de todas las carreteras que entran y salen de la capital afgana, Kabul, así como en la expansión del control e influencia talibán a través de la frontera entre Pakistán y Afganistán. La incapacidad de Obama para reclutar nuevos refuerzos por parte de la OTAN significa que la única oportunidad con que cuenta la Casa Blanca para progresar en su avance imperial militarista es aumentar el número de tropas estadounidenses e incrementar la ratio de muerte entre todos y cada uno de los supuestos sospechosos civiles en los territorios controlados por la resistencia armada afgana.

La Casa Blanca y el Pentágono afirman que el nombramiento de McCrystal se debe a las “complejidades” de la situación sobre el terreno y a la necesidad de “un cambio en la estrategia”. El término “complejidad” es un eufemismo para tratar de ocultar el incremento masivo de la oposición a EEUU, que complica las operaciones tradicionales de “barrido militar y bombardeos” en alfombra. La nueva estrategia practicada por McChrystal necesita de “operaciones especiales” a largo plazo y a gran escala para devastar las redes sociales locales y asesinar a sus dirigentes, que son quienes proporcionan el sistema de apoyos que necesita la resistencia armada.

La decisión de Obama de impedir la publicación de decenas de fotografías que documenta las torturas a los prisioneros llevadas a cabo por las tropas y los “interrogadores” estadounidenses (especialmente bajo el mando de las “Fuerzas Especiales”) está directamente relacionada con el nombramiento de McChrystal, cuyas fuerzas “SOT” están profundamente implicadas en las extensas prácticas de tortura ejecutadas por todo Iraq. De igual importancia es que bajo el mando de McChrystal, el DELTA, SEAL y los Equipos de Operaciones Especiales tendrán un papel mayor en la nueva “estrategia de contrainsurgencia”. La afirmación de Obama de que la publicación de esas fotos afectaría adversamente a las “tropas” tiene un significado especial: La exposición gráfica del modus operandi de McChrystal durante los últimos cinco últimos años del mandato del Presidente Bush minaría su eficacia a la hora de ejecutar idénticas operaciones bajo Obama.

La decisión de Obama de recuperar los “tribunales militares” secretos de los prisioneros políticos extranjeros que se establecieron en la prisión del campo de Guantánamo no es una simple repetición de las políticas de Bush-Cheney, que Obama había condenado y prometido eliminar durante su campaña presidencial, sino parte de su política más amplia de militarización y coincide con la aprobación de las mayores operaciones secretas de vigilancia policial desencadenadas contra ciudadanos estadounidenses.

Poner a McChrystal a cargo de las extendidas operaciones militares afgano-pakistaníes significa colocar a un tristemente célebre profesional del terrorismo militar –de la tortura y asesinato a cuantos se oponen a las políticas estadounidenses- en el centro de la política exterior de EEUU. La expansión cuantitativa y cualitativa de Obama de la guerra de EEUU en el Sur de Asia significan cifras masivas de refugiados escapando de la destrucción de sus campos, hogares y pueblos; decenas de miles de muertes de civiles y la erradicación de comunidades enteras. Todo esto es lo que se va a ver ejecutar a la administración Obama en su intento de “atrapar el pez (activistas e insurgencia armada) vaciando el lago (desplazar poblaciones enteras)”.

La restauración por Obama de todas las políticas más nefastas de la Era Bush y el nombramiento de su más brutal comandante se basan en su total abrazo de la ideología de construcción del imperio a través del ejército. Una vez que uno cree (como hace Obama) que el poder y la expansión estadounidense se basan en la contrainsurgencia y en las conquistas militares, cualquier otra consideración económica, moral, diplomática e ideológica estará subordinada al militarismo. Al centrar todos los recursos en conseguir triunfar en la conquista militar, apenas podrá prestarse atención a los costes soportados por los pueblos machacados por la conquista ni a las necesidades de la economía interna y del Tesoro estadounidenses. Esto ha quedado claro desde el principio: En medio de una importante recesión/depresión, con millones de estadounidenses perdiendo sus empleos y hogares, el Presidente Obama aumentó el presupuesto militar en un 4%, elevándolo por encima de los 800.000 millones de dólares.

El abrazo al militarismo de Obama quedó patente a partir de su decisión de ampliar la guerra en Afganistán a pesar del rechazo de los países de la OTAN a comprometerse enviando más tropas. Y resulta obvio ante la designación del General de las Fuerzas Especiales más duro e infame desde la era Bush-Cheney para encabezar un mando militar que tiene la misión de doblegar las zonas fronterizas de Pakistán.

Es lo mismo que George Orwell describía en su Granja de Animales: Los Cerdos demócratas están ahora embarcados en las mismas brutales políticas militaristas de sus predecesores, los porquerizos republicanos, sólo que ahora todo se hace en nombre de los pueblos y de la paz. Orwell podría parafrasear la política del Presidente Barack Obama diciendo: “Guerras mayores y más sanguinarias equivalen a justicia y paz”.

 James Petras

James Petras es profesor emérito de sociología en la universidad de Binghamton (New York). Intelectual emblemático de la izquierda estadounidense, es autor de numerosas obras. James Petras es miembro de la conferencia «antiimperialista» Axis for Peace que organiza la Red Voltaire

 

17 cárceles secretas ya reemplazaron a Guantánamo

Mientras Estados Unidos se concentra en la desocupación de la cárcel de Guantánamo, para su pronta clausura, el Pentágono y la CIA ya desplegaron un amplio sistema de centros de tortura y de cárceles secretas, bastante más severo que el primero.

Esto es lo que se apresta a revelar la asociación de juristas británicos Reprieve, los mismos a quienes debemos la revelación detallada de los vuelos secretos de la CIA. Según el documento, del cual el periódico The Guardian ya entregó un informe, la Casa Blanca habría optado, para escapar de toda acción judicial, por instalar sus prisiones secretas en las calas de los buques de guerra que cruzan las aguas internacionales. Diecisiete de estas prisiones flotantes ya han sido identificadas, entre ellas el USS Ashland, el USS Bataan y el USS Peleliu. Se trata, principalmente, de buques de asalto anfibio que tienen la particularidad de contar con calas fáciles de acondicionar. Los prisioneros se mantienen allí, dentro de celdas alineadas. Se trataría, actualmente, de 26.000 personas recluidas en estos « recintos ».

Desde 2001, más de 80.000 personas, en total, habrían transitado dentro de estas prisiones secretas de los Estados Unidos. Además de esto, Reprieve ha identificado más de 200 nuevos casos de « restituciones extraordinarias »(extraordinary renditions, N. de la T.), en otras palabras, de nuevos casos de secuestro, luego de que el Consejo de Europa publicara el informe de Dick Marty y las promesas de George Bush en que expresaba la renuncia total de su país a estas prácticas.

Fuente: Voltairenet