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Le contentieux Paraguay-Brésil

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Barrage d’Itaipu : accord historique ou impérialisme brésilien ?
par Cécile Lamarque*

Après 10 mois d’âpres négociations, le président brésilien Lula da Silva et son homologue paraguayen Fernando Lugo ont annoncé samedi 25 juillet la conclusion d’une Déclaration qualifiée d’« historique » sur l’exploitation du barrage hydroélectrique d’Itaipu. Forte de 31 points qui recouvrent divers aspects des relations commerciales, énergétiques, migratoires et de l’intégration régionale, et avec des avancées concernant la libre disponibilité et le prix de l’énergie paraguayenne cédée au Brésil, cette Déclaration cache cependant mal la volonté hégémonique du géant brésilien. Si d’aucuns y voient la pleine satisfaction des revendications paraguayennes et une avancée majeure vers la récupération du contrôle de ses ressources naturelles, la Déclaration s’apparente davantage à une « feuille de route » mue par les visées impérialistes du Brésil et visant à calmer les velléités du gouvernement paraguayen de sortir du giron brésilien.

Le gouvernement paraguayen de Fernando Lugo qui est entré en fonction en août 2008 a entrepris des négociations avec celui de Lula au Brésil pour réviser le traité d’Itaipu, qui fixe l’usage des ressources hydroélectriques relevant de leur souveraineté commune au sein de l’entreprise binationale Itaipu [1]. En effet, ce traité largement déséquilibré au profit du Brésil, conclu à l’époque où les deux pays vivaient sous des dictatures militaires, ôte au Paraguay toute souveraineté sur ses ressources hydroélectriques. Après 10 mois de négociations, marquées fin 2008 par la reconnaissance des revendications paraguayennes les moins préjudiciables aux intérêts brésiliens [2], la Déclaration sur l’exploitation du barrage d’Itaipu conclue samedi 25 juillet entre le président brésilien Lula et son homologue paraguayen Lugo marque un pas en avant dans les négociations et vers la récupération de la souveraineté du Paraguay, aussi longtemps désirée qu’ajournée. Cependant, sous couvert de « respect strict des droits humains, de la souveraineté et de l’autodétermination de peuples », cette Déclaration confirme la volonté impérialiste du géant brésilien.

Maintenir jusqu’en 2023 l’énergie paraguayenne sous la tutelle brésilienne

L’avancée la plus concrète porte sur le prix de l’énergie cédée à Brasilia. En effet, le Traité d’Itaipu, tel qu’il est appliqué depuis 36 ans, viole le droit du peuple paraguayen à disposer librement de ses ressources naturelles [3]. Ses dispositions organisent le partage à part égale de l’énergie produite par les installations d’Itaipu entre les deux pays et donnent à chacune des parties le droit d’acquérir la part d’énergie non consommée par l’autre (article 13). Le Paraguay, qui ne consomme que 5 % de sa part d’énergie (il ne compte que 6 millions d’habitants contre 184 millions pour le Brésil), est contraint de céder son excédent de 95 % au Brésil, au prix de revient, ou presque. Au sein de la commission de renégociation d’Itaipu, l’État paraguayen revendique donc tout naturellement, dans les six points de la renégociation [4], l’exercice de son droit souverain et inaliénable à la libre disponibilité de ses ressources hydroélectriques, en refusant de vendre exclusivement son électricité au Brésil, et en demandant un prix juste pour l’énergie qu’il cède au Brésil afin de dégager plus de ressources financières.

Le 25 juillet, Lula a accepté de tripler le facteur multiplicateur sur base duquel est calculé le prix de l’énergie cédée au Brésil via la compagnie brésilienne Electrobras. Passant de 5,1 à 15,3, le Brésil versera ainsi annuellement environ 360 millions de dollars au Paraguay pour la vente d’électricité à son immense voisin, contre 120 millions actuellement. Cette mesure entrera en vigueur en 2010 et doit être au préalable soumise à l’approbation du Congrès brésilien, dont on connaît l’hostilité à l’égard des revendications paraguayennes...

Si cette avancée est à souligner, on est cependant loin du « prix juste » réclamé initialement par le Paraguay. Ricardo Canese, ingénieur spécialiste en énergie et expert au sein de la Commission de renégociation du traité, estime qu’au prix du marché, le Paraguay devrait retirer pas moins de 4 milliards de dollars pour l’énergie qu’il vend au Brésil [5].

La Déclaration prévoit la possibilité pour le Paraguay de vendre graduellement l’énergie produite sur le marché brésilien, sans passer obligatoirement par la compagnie nationale brésilienne Electrobras, mais non à un pays tiers comme le demandait Asunción, une perspective repoussée à 2023. Ce dernier point, dans lequel le Brésil reconnaît le droit du Paraguay de vendre son énergie à des pays tiers à partir de 2023, ne constitue pas une avancée mais témoigne de l’inflexibilité de l’administration brésilienne et de ses prétentions à préserver ses intérêts sur l’énergie paraguayenne. En effet, le Traité d’Itaipu —à supposer qu’il soit légitime— est en vigueur jusqu’en 2023, date à laquelle le Paraguay pourra de toute façon exercer librement ce droit. Une fois les infrastructures en place (lignes, transformateurs, etc), le Paraguay doit donc pouvoir vendre librement au plus offrant. Par exemple, le Chili propose actuellement de payer entre 120 et 150 US$/MWh pour l’énergie paraguayenne, tandis que sur le marché brésilien les prix fluctuent entre 60 et 70 US$/MWh [6]. De plus, certains analystes considèrent que la vente exclusive sur le marché brésilien jusqu’en 2023 est une victoire en demi-teinte puisque les Brésiliens seront alors encore en mesure d’influer sur la fixation des prix [7].

En outre, la Déclaration fait montre explicitement des visées brésiliennes sur les autres sources d’énergies hydroélectriques paraguayennes dans son point 8, qui prévoit la mise en place d’un groupe de travail composé des deux entreprises nationales d’électricité, l’Administración Nacional de Electricidad (ANDE, Paraguay) et Electrobras (Brésil), afin « d’examiner dans quelles conditions l’ANDE peut commercialiser sur le marché brésilien l’énergie de l’entreprise hydroélectrique d’Acaray et, ensuite, du barrage de Yguazú quand il sera opérationnel, ainsi que les excédents disponibles issues d’autres sources du Paraguay ». Alors qu’il réclame un prix du marché pour son énergie issue d’Itaipu, sans autre examen, le Paraguay devrait logiquement vendre l’énergie issue des autres barrages au prix du marché sans recourir à ce groupe de travail bi-national ! À défaut, on comprendrait mal la lutte historique pour la récupération de la souveraineté hydroélectrique si c’est pour reproduire les mêmes travers via de nouveaux accords favorables au Brésil !

L’annulation des dette illégitimes d’Itaipu vs les prêts de la BNDES

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06/08/2009 15:57 Autor: cieloytierra. #. Tema: Política Internacional No hay comentarios. Comentar.

Le contentieux Paraguay-Brésil

Barrage d’Itaipu : accord historique ou impérialisme brésilien ?
par Cécile Lamarque*

Après 10 mois d’âpres négociations, le président brésilien Lula da Silva et son homologue paraguayen Fernando Lugo ont annoncé samedi 25 juillet la conclusion d’une Déclaration qualifiée d’« historique » sur l’exploitation du barrage hydroélectrique d’Itaipu. Forte de 31 points qui recouvrent divers aspects des relations commerciales, énergétiques, migratoires et de l’intégration régionale, et avec des avancées concernant la libre disponibilité et le prix de l’énergie paraguayenne cédée au Brésil, cette Déclaration cache cependant mal la volonté hégémonique du géant brésilien. Si d’aucuns y voient la pleine satisfaction des revendications paraguayennes et une avancée majeure vers la récupération du contrôle de ses ressources naturelles, la Déclaration s’apparente davantage à une « feuille de route » mue par les visées impérialistes du Brésil et visant à calmer les velléités du gouvernement paraguayen de sortir du giron brésilien.

Le gouvernement paraguayen de Fernando Lugo qui est entré en fonction en août 2008 a entrepris des négociations avec celui de Lula au Brésil pour réviser le traité d’Itaipu, qui fixe l’usage des ressources hydroélectriques relevant de leur souveraineté commune au sein de l’entreprise binationale Itaipu [1]. En effet, ce traité largement déséquilibré au profit du Brésil, conclu à l’époque où les deux pays vivaient sous des dictatures militaires, ôte au Paraguay toute souveraineté sur ses ressources hydroélectriques. Après 10 mois de négociations, marquées fin 2008 par la reconnaissance des revendications paraguayennes les moins préjudiciables aux intérêts brésiliens [2], la Déclaration sur l’exploitation du barrage d’Itaipu conclue samedi 25 juillet entre le président brésilien Lula et son homologue paraguayen Lugo marque un pas en avant dans les négociations et vers la récupération de la souveraineté du Paraguay, aussi longtemps désirée qu’ajournée. Cependant, sous couvert de « respect strict des droits humains, de la souveraineté et de l’autodétermination de peuples », cette Déclaration confirme la volonté impérialiste du géant brésilien.

Maintenir jusqu’en 2023 l’énergie paraguayenne sous la tutelle brésilienne

L’avancée la plus concrète porte sur le prix de l’énergie cédée à Brasilia. En effet, le Traité d’Itaipu, tel qu’il est appliqué depuis 36 ans, viole le droit du peuple paraguayen à disposer librement de ses ressources naturelles [3]. Ses dispositions organisent le partage à part égale de l’énergie produite par les installations d’Itaipu entre les deux pays et donnent à chacune des parties le droit d’acquérir la part d’énergie non consommée par l’autre (article 13). Le Paraguay, qui ne consomme que 5 % de sa part d’énergie (il ne compte que 6 millions d’habitants contre 184 millions pour le Brésil), est contraint de céder son excédent de 95 % au Brésil, au prix de revient, ou presque. Au sein de la commission de renégociation d’Itaipu, l’État paraguayen revendique donc tout naturellement, dans les six points de la renégociation [4], l’exercice de son droit souverain et inaliénable à la libre disponibilité de ses ressources hydroélectriques, en refusant de vendre exclusivement son électricité au Brésil, et en demandant un prix juste pour l’énergie qu’il cède au Brésil afin de dégager plus de ressources financières.

Le 25 juillet, Lula a accepté de tripler le facteur multiplicateur sur base duquel est calculé le prix de l’énergie cédée au Brésil via la compagnie brésilienne Electrobras. Passant de 5,1 à 15,3, le Brésil versera ainsi annuellement environ 360 millions de dollars au Paraguay pour la vente d’électricité à son immense voisin, contre 120 millions actuellement. Cette mesure entrera en vigueur en 2010 et doit être au préalable soumise à l’approbation du Congrès brésilien, dont on connaît l’hostilité à l’égard des revendications paraguayennes...

Si cette avancée est à souligner, on est cependant loin du « prix juste » réclamé initialement par le Paraguay. Ricardo Canese, ingénieur spécialiste en énergie et expert au sein de la Commission de renégociation du traité, estime qu’au prix du marché, le Paraguay devrait retirer pas moins de 4 milliards de dollars pour l’énergie qu’il vend au Brésil [5].

La Déclaration prévoit la possibilité pour le Paraguay de vendre graduellement l’énergie produite sur le marché brésilien, sans passer obligatoirement par la compagnie nationale brésilienne Electrobras, mais non à un pays tiers comme le demandait Asunción, une perspective repoussée à 2023. Ce dernier point, dans lequel le Brésil reconnaît le droit du Paraguay de vendre son énergie à des pays tiers à partir de 2023, ne constitue pas une avancée mais témoigne de l’inflexibilité de l’administration brésilienne et de ses prétentions à préserver ses intérêts sur l’énergie paraguayenne. En effet, le Traité d’Itaipu —à supposer qu’il soit légitime— est en vigueur jusqu’en 2023, date à laquelle le Paraguay pourra de toute façon exercer librement ce droit. Une fois les infrastructures en place (lignes, transformateurs, etc), le Paraguay doit donc pouvoir vendre librement au plus offrant. Par exemple, le Chili propose actuellement de payer entre 120 et 150 US$/MWh pour l’énergie paraguayenne, tandis que sur le marché brésilien les prix fluctuent entre 60 et 70 US$/MWh [6]. De plus, certains analystes considèrent que la vente exclusive sur le marché brésilien jusqu’en 2023 est une victoire en demi-teinte puisque les Brésiliens seront alors encore en mesure d’influer sur la fixation des prix [7].

En outre, la Déclaration fait montre explicitement des visées brésiliennes sur les autres sources d’énergies hydroélectriques paraguayennes dans son point 8, qui prévoit la mise en place d’un groupe de travail composé des deux entreprises nationales d’électricité, l’Administración Nacional de Electricidad (ANDE, Paraguay) et Electrobras (Brésil), afin « d’examiner dans quelles conditions l’ANDE peut commercialiser sur le marché brésilien l’énergie de l’entreprise hydroélectrique d’Acaray et, ensuite, du barrage de Yguazú quand il sera opérationnel, ainsi que les excédents disponibles issues d’autres sources du Paraguay ». Alors qu’il réclame un prix du marché pour son énergie issue d’Itaipu, sans autre examen, le Paraguay devrait logiquement vendre l’énergie issue des autres barrages au prix du marché sans recourir à ce groupe de travail bi-national ! À défaut, on comprendrait mal la lutte historique pour la récupération de la souveraineté hydroélectrique si c’est pour reproduire les mêmes travers via de nouveaux accords favorables au Brésil !

L’annulation des dette illégitimes d’Itaipu vs les prêts de la BNDES

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06/08/2009 15:55 Autor: cieloytierra. #. Tema: Política Internacional No hay comentarios. Comentar.

IDIOTAS CONTRA HIPÓCRITAS

WASHINGTON.- ¿Será que no leen? ¿Que no ven la CNN? ¿O es que vivir en Honduras es como vivir en Marte? ¿O es que son idiotas? ¿A quién se le ocurre que en un país pequeño y pobre los militares pueden sacar al presidente de su cama pistola en mano y expulsarlo del país sin que la comunidad internacional reaccione con furibunda indignación? Un país grande y con bombas atómicas podría darse ese lujo sin sufrir mayores consecuencias, pero ¿Honduras? Honduras, no.

El hecho es que las elites políticas y militares hondureñas dieron un golpe de Estado. Peor aún: no necesitaban hacerlo. Con aplicar las leyes les hubiese bastado, ya que el presidente Manuel Zelaya había incurrido en múltiples violaciones de la Constitución. La Corte Suprema, el Congreso y otras instituciones hondureñas así lo habían certificado. Más aún, faltaban pocos meses para las elecciones. ¿Por qué se precipitaron? ¿Por qué utilizaron a los generales en vez de usar a los juristas?

Los golpistas aducen que se vieron obligados a actuar como lo hicieron porque Zelaya, apoyado por Hugo Chávez, estaba dispuesto a usar trampas electorales para perpetuarse en el poder. Pero quizás el factor que más los llevó a actuar fue que por las porosas fronteras hondureñas comenzaron a entrar agentes venezolanos y cubanos con maletas llenas de dólares y camionetas cargadas de armas.

Los dólares y las armas, dicen, estaban destinados a organizar violentas milicias de hondureños. Aun suponiendo que esto sea cierto, el golpe es inexcusable. Además, ¿por qué en vez de detener a Zelaya para juzgarlo lo sacaron del país?

Las torpezas hondureñas son sólo superadas por la explosión de hipocresía que han desencadenado.

Ni más ni menos que Raúl Castro -¡Raúl Castro!- pide sanciones contra un pequeño país cuyos líderes tomaron el poder por la fuerza. Hugo Chávez, cuya carrera comenzó cuando lideró un sangriento golpe, truena contra los golpistas hondureños y amenaza con una invasión.

Los presidentes de ese bastión de democracia que se llama la Alternativa Bolivariana de las Américas (ALBA) exigen indignados que se aplique la carta democrática de la OEA. Esta lógica no se les apareció por ningún lado cuando abanderaron la iniciativa de incluir a Cuba en la OEA. El hecho de que no fuese un país democrático les parecía un detalle banal.

Para estos presidentes, que antes despreciaban la OEA, ahora este organismo es el más importante de la región, y tratan a su secretario general, José Miguel Insulza, como el máximo garante de las democracias latinoamericanas. Hace no mucho, Chávez insultaba casi a diario a Insulza. Es reconfortante ver que Honduras ha hecho recapacitar a Chávez y que ahora trabaja con Insulza para proteger la democracia. Al menos, les debemos eso a los militares hondureños.

Y no podía faltar el imperio yanqui. El presidente de Bolivia, Evo Morales, denunció que esta crisis se fraguó en Washington. El hecho de que Obama haya denunciado la situación en Honduras y que no reconozca a las nuevas autoridades son detalles irrelevantes para Morales. También ignora el hecho de que intervenir en la política interna de otros países es una de las actividades diarias de su mentor y financiero, el presidente venezolano.

Pero no todo en esta situación es torpeza e hipocresía. La crisis de Honduras les manda a los militares del continente una fuerte señal: los golpes militares ya no son lo que eran. No lo hagan. Y a los políticos de la región también les manda un claro mensaje: Hugo Chávez es tóxico. Manuel Zelaya le debe mucho a Chávez. Pero esa cercanía le terminó costando mucho más de lo que le aportó.

FUENTE: Moisés Naim - LA NACION - 6/07/09

06/07/2009 13:29 Autor: cieloytierra. #. Tema: Política Internacional No hay comentarios. Comentar.

¿Cuándo abrirán los ojos los franceses para ver lo que tienen que hacer?

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En la foto: George W. Bush felicitando a Nicolás Sarkozy, el nuevo presidente francés. Detrás, los principales generales de la US Army.

Como niños que han hecho una gran travesura, los franceses están hoy demasiado ocupados buscando cómo disculparse como para tener tiempo de reconocer su propia ingenuidad y la envergadura de los daños. Y también se niega a hacer algo que tenían que haber hace mucho tiempo: admitir quién es realmente NIcolas Sarkozy.

Es verdad que estamos hablando de un hombre muy hábil. A la manera de un ilusionista, ha logrado desviar la atención del público hacia su vida privada, ofreciéndola como espectáculo y posando en las revistas de sociedad hasta hacer olvidar su trayectoria como político.

El objetivo de este artículo no es reprocharle a NIcolas Sarkozy sus relaciones familiares, sus amistades o sus relaciones profesionales. Lo que sí le reprochamos es haberle ocultado a los franceses los vínculos que lo atan, cuando sus compatriotas creían, erradamente, que estaban eligiendo a un hombre libre.

Para poder entender cómo fue que un hombre en el que todos ven hoy a un agente de Estados Unidos y de Israel logró convertirse en jefe del partido gaullista y después en presidente de la República Francesa, es necesario mirar hacia el pasado. Tenemos que abrir un amplio paréntesis para presentar a los protagonistas que hoy están concretando su revancha.

Secretos de familia

En las postrimerías de la Segunda Guerra Mundial, los servicios de inteligencia de Estados Unidos recurren al padrino italo-estadounidense Lucky Luciano para garantizar la seguridad de los puertos estadounidenses y preparar el desembarco de los Aliados en Sicilia. El responsable de los contactos de Luciano con los servicios estadounidenses es Frank Wisner Sr. Más tarde, cuando el «padrino» es liberado y se exila en Italia, el encargado de mantener los contactos en su «embajador» corso, Etienne Leandri.

En 1958, Estados Unidos, preocupado ante la posibilidad de la victoria del FLN en Argelia, hecho que abriría la puerta a la influencia soviética en el norte de África, decide planificar un golpe de Estado militar en Francia. En la organización de esta operación participan de conjunto la Dirección de Planificación de la CIA –teóricamente bajo la dirección de Frank Wisner Sr.– y la OTAN. Pero Wisner ha sucumbido ya ante la demencia así que quien supervisa el golpe no es otro que su sucesor: Allan Dulles. Desde Argel, un grupo de generales franceses crean un Comité de Salvación Pública, que presiona al poder civil –en París– y lo obliga a otorgar plenos poderes al general De Gaulle, sin tener que recurrir a la fuerza.

Pero Charles De Gaulle no es el peón que los anglosajones esperaban poder manejar. Al principio, De Gaulle trata de resolver la contradicción colonial concediendo una amplia autonomía a los territorios de ultramar en el seno de la Unión Francesa. Pero, es ya demasiado tarde para salvar el imperio francés porque los pueblos han dejado de creer en las promesas de la metrópoli y exigen la independencia. Luego de dirigir exitosamente feroces campañas represivas contra los independentistas, De Gaulle acepta lo que ya resulta evidente. Haciendo gala de una sabiduría política poco común, se decide a conceder la independencia a todas las colonias.

Aquellos que lo habían conducido al poder interpretan este brusco viraje como una traición. La CIA y la OTAN apoyan entonces todo tipo de conspiraciones para eliminarlo, entre ellas un golpe de Estado que fracasa y unos 40 intentos de asesinato. Pero algunos de sus partidarios aprueban su evolución política y crean el SAC, una especie de milicia destinada a protegerlo, alrededor de Charles Pasqua.

Pasqua es simultáneamente truhán corso y ex combatiente de la Resistencia Francesa contra los nazis. Casado con la hija de un traficante canadiense que se hizo rico en la época de la Ley Seca, Pasqua dirige la firma Ricard que, luego de haber comercializado una bebida prohibida –el ajenjo– se hace de una reputación de respetabilidad vendiendo anís. Sin embargo, la firma sigue sirviendo de pantalla para todo tipo de tráficos relacionados con la familia italo-newyorkina de los Genovese –la familia del propio Lucky Luciano. No resulta entonces sorprendente que Pasqua recurra a Etienne Leandri (el «embajador» de Luciano) para reclutar a los esbirros que conformarán la milicia gaullista. Un tercer hombre desempeña también un papel protagónico en la formación del SAC: el ex guardaespaldas de De Gaulle, Achille Peretti –otro corso.

Bajo esa protección, De Gaulle traza con elegancia una política de independencia nacional. Confirma su permanencia en el bando atlántico a la vez que pone en tela de juicio el liderazgo anglosajón. Se opone a la entrada del Reino Unido en el Mercado Común (1961 y 1967); rechaza el despliegue de las tropas de la ONU en el Congo (1961); estimula a los Estados latinoamericanos a liberarse del imperialismo estadounidense (discurso de México, en 1964); expulsa a la OTAN de Francia y se retira del Comando Integrado de la alianza atlántica (1966); denuncia la guerra de Vietnam (discurso de Phnon Penh, en 1966); condena el expansionismo israelí durante la guerra de Seis Días (1967); se pronuncia a favor de la independencia de Québec (discurso de Montreal, en 1967); etc.

Simultáneamente, De Gaulle consolida el poderío de Francia al dotarla de un complejo militaro-industrial que incluye la fuerza de disuasión nuclear y garantizando su aprovisionamiento energético. A los incómodos corsos, los aleja de su entorno confiándoles misiones el extranjero. Etienne Leandri se convierte así en el corredor del grupo Elf (conocido hoy como Total, tercer grupo petrolero en el mundo), mientras que Charles Pasqua se convierte en el hombre de confianza de los jefes de Estado del África francófona.

Consciente de que no puede desafiar a los anglosajones en todos terrenos a la vez, De Gaulle se alía con la familia Rothschild. Designa como primer ministro al apoderado del banco Rothschild, Georges Pompidou. Ambos forman un eficaz equipo. La audacia política de De Gaulle no pierde nunca de vista el realismo económico de Pompidou.

Al dimitir De Gaulle, en 1969, Georges Pompidou ocupa brevemente la presidencia antes de morir víctima de un cáncer. Los gaullistas históricos no admiten su liderazgo y se inquietan de su tendencia anglófila. Lo denuncian como traidor cuando Pompidou, con el apoyo del secretario general de la presidencia francesa Edouard Balladur, permite la entrada de «la pérfida Albión» en el Mercado Común Europeo.

La fabricación de Nicolas Sarkozy

Después de describir la escenografía, volvamos a nuestro personaje principal: Nicolas Sarkozy. Nacido en 1955, es hijo de un noble húngaro, Pal Sarkosy de Nagy-Bocsam, que llegó a Francia huyendo del Ejército Rojo, y de Andrée Mallah, judía proveniente en Tesalónica. Después de tener tres hijos (Guillaume, Nicolas y Francois), la pareja se divorcia. Pal Sarkosy de Nagy-Bocsa se casa de nuevo con Christine de Ganay, una aristócrata con la que tendrá dos hijos (Pierre-Olivier y Carolina). En vez de ser educado solamente por sus padres, Nicolas se verá sometido a los vaivenes de esta familia “reconstruida”.

Su madre se convierte en secretaria de Achille Peretti. Después participar como cofundador en la creación del SAC, el guardaespaldas de De Gaulle había hecho una brillante carrera política. Resultó electo diputado y alcalde de Neuilly-sur-Seine, el más rico suburbio de París, y más tarde, presidente de la Asamblea Nacional.

Sin embargo, en 1972 Achille Peretti enfrenta graves acusaciones. La revista Time revela en Estados Unidos la existencia de una organización criminal secreta, «la Unión Corsa» que controla gran parte del tráfico de estupefacientes entre Europa y Estados Unidos. Se trata de la celebre «french connexion» que Hollywood llevará posteriormente a la pantalla. Basándose en audiencias del Congreso y en sus propias investigaciones, la revista Time menciona el nombre de un jefe mafioso, Jean Ventura, arrestado en años anteriores en Canadá y que no es otra cosa que el delegado comercial de Charles Pasqua en la firma Ricard. Se mencionan los nombres de varias familias como dirigentes de la «Unión Corsa», entre ellas el de la familia Peretti. Achille desmiente, pero se ve obligado a renunciar a la presidencia de la Asamblea Nacional francesa y sobrevive incluso a un «suicidio».

En 1977, Pal Sarkosy de Nagy-Bocsa se separa de su segunda esposa, Christine de Ganay, quien establece entonces una relación con el segundo hombre más importante de la administración central del Departamento de Estado estadounidense. Christine de Ganay se casa con él y se instala en Estados Unidos. El mundo es tan pequeño, cosa harto conocida, que su marido resulta ser nada más y nada menos que Frank Wisner Jr., hijo del anterior Frank Wisner. Aunque no se sabe cuáles eran las funciones de Frank Wisner Jr. en el seno de la CIA, está claro que desempeña un papel importante. Nicolas, que se mantiene muy cerca de su madrastra, de su medio hermano y de su media hermana, comienza a volverse hacia Estados Unidos, donde participa en programas de formación que organiza el Departamento de Estado.

Durante este mismo período, Nicolas Sarkozy se une al partido gaullista. Allí se relaciona rápidamente con Charles Pasqua, quien no sólo es un líder a nivel nacional sino además el responsable de la sección departamental de Hauts-de-Seine.

En 1982, al terminar sus estudios de derecho y siendo ya miembro del colegio de abogados, Nicolas Sarkozy se casa con la hija de Achille Peretti. Charles Pasqua asiste a la boda como testigo del novio. El abogado Sarkozy defiende los intereses de los amigos corsos de sus mentores. Adquiere una propiedad en Córcega, en Vico, y estudia incluso la posibilidad de reemplazar la «y» de su apellido por una «i» para darle una consonancia corsa.

Al año siguiente, Nicolas Sarkozy resulta electo alcalde de Neuilly-sur-Seine, reemplazando a su tío político Achille Peretti, víctima de una crisis cardiaca.

Pero Nicolas no tarda en traicionar a su esposa y, a partir de 1984, sostiene una relación clandestina con Cecilia, esposa de Jacques Martin, el más conocido de los animadores de la televisión francesa de aquel entonces, a quien había conocido cuando los casó, en el ejercicio de sus funciones como alcalde de Neuilly. Esa doble vida durará 5 años antes de que los amantes abandonen a sus respectivos cónyuges para fundar una nueva familia.

En 1992, Nicolas funge como testigo en el casamiento de la hija de Jacques Chirac, Claude, con un editorialista del diario francés Le Figaro. Incapaz de contenerse, seduce a Claude y sostiene una breve relación con ella mientras que sigue viviendo oficialmente con Cecilia. El marido engañado se suicida mediante el uso de drogas. La ruptura entre la familia Chirac y Nicolas Sarkozy es brutal e irreversible.

En 1993, la izquierda francesa pierde las elecciones legislativas. El presidente Francois Mitterrand se niega a dimitir y comienza la cohabitación con un primer ministro de derecha. Jacques Chirac, que ambiciona la presidencia y planea entonces formar con Edouard Balladur un dúo comparable al de De Gaulle y Pompidou, se niega a asumir de nuevo el cargo de primer ministro y cede el paso a su «amigo de 30 años», Edouard Balladur. A pesar de su turbulento pasado, Charles Pasqua se convierte en ministro del Interior. Mientras conserva el control de la marihuana marroquí, aprovecha su cargo para legalizar sus otras actividades tomando el control de casinos, y de actividades como el juego y las carreras en el África francófona. También establece nexos en Arabia Saudita e Israel y se convierte en oficial honorario del Mossad. Nicolas Sarkozy, mientras tanto, es ministro del Presupuesto y vocero del gobierno.

En Washington, Frank Wisner Jr. se convierte en sucesor de Paul Wolfowitz como responsable de la planificación política en el Departamento de Defensa. Nadie se fija en los lazos que lo unen al vocero del gobierno francés.

Reaparece entonces en el seno del partido gaullista la tensión que ya se había vivido 30 años antes entre los gaullistas históricos y la derecha financiera que representa Balladur. La novedad es que Charles Pasqua, y junto a él el joven Nicolas Sarkozy, traicionan a Jacques Chirac para acercarse de la corriente de Rothschild. Todo degenera. El conflicto alcanzará su apogeo en 1995, cuando Edouard Balladur se presenta como candidato a la presidencia de la República contra su ex amigo Jacques Chirac, y resulta derrotado. Lo más importante es que, siguiendo las instrucciones de Londres y Washington, el gobierno de Balladur abre las negociaciones para la entrada de los Estados de Europa Central y Oriental, ya liberados de la tutela soviética, en la Unión Europea y la OTAN.

Reina la discordia en el seno del partido gaullista, donde los amigos de ayer están ahora dispuestos a matarse entre sí. Para financiar su propia campaña electoral, Edouard Balladur trata de apoderarse de las reservas secretas del partido gaullista, que se esconde bajo la doble contabilidad de la empresa petrolera Elf. A penas muerto el viejo Etienne Leandri, los jueces ordenan un registro en la empresa y sus dirigentes son encarcelados. Pero Balladur, Pasqua y Sarkozy nunca lograrán recuperar el botín.

La caída en desgracia

A lo largo de su primer mandato Jacques Chirac mantiene a distancia a Nicolas Sarkozy. Este último se mantiene en silencio durante este período de caída en desgracia. Muy discretamente, sigue cultivando sus relaciones con los círculos financieros.

En 1996, al cabo de un largo proceso de divorcio, Nicolas Sarkozy se casa con Cecilia. Los testigos de la boda son los millonarios Martin Bouygues y Bernard Arnaud (el hombre más rico de Francia).

Último acto

Mucho antes de la crisis iraquí, Frank Wisner Jr. y sus colegas de la CIA planifican ya la destrucción de la corriente gaullista y el ascenso de Nicolas Sarkozy. La operación se desarrolla en tres tiempos: Primeramente, eliminación de la dirección del partido gaullista y toma del control de su aparato. Después, eliminación del principal rival de derecha e investidura del partido gaullista a la elección presidencial. Y finalmente, eliminación de todo contendiente serio de izquierda, para garantizar que la elección de Nicolas Sarkozy a la presidencia de la República Francesa.

Durante varios años, los medios de difusión se mantienen pendientes de las revelaciones póstumas de un promotor inmobiliario. Antes de morir de una grave enfermedad, este hombre, por razones que nunca se han aclarado, grabó una confesión en video. Por alguna razón aún más oscura, el «video» fue a dar a manos de un jerarca del Partido Socialista, Dominique Strauss-Kahn, quien lo envía directamente a la prensa.

Las confesiones de este individuo no dan a lugar a ninguna sanción judicial, pero abren la caja de Pandora. La principal víctima de los sucesivos escándalos será el primer ministro Alain Juppé. Para proteger a Chirac, Juppé asume él solo la responsabilidad por todas las infracciones penales. Al ser marginado Juppé, queda libre el camino para que Nicolas Sarkozy logre ponerse a la cabeza del partido gaullista.

Sarkozy explota entonces su posición para obligar a Jacques Chirac a reintegrarlo al gobierno, a pesar del odio recíproco. Se convierte, en definitiva, en ministro del Interior. ¡Grave error! Desde ese cargo, Sarkozy controla a los prefectos y utiliza a la policía política para penetrar las principales instituciones administrativas.

También se ocupa de los asuntos referentes a Córcega. El prefecto Claude Erignac ha sido asesinado. Aunque nadie reclama la autoría del crimen, inmediatamente se interpreta este como un desafío de los independistas hacia la República. Al cabo de una larga persecución, la policía logra arrestar a un sospechoso fugitivo, Yvan Colonna, hijo de un diputado socialista. Pasando por alto el principio de presunción de inocencia, Nicolas Sarkozy anuncia el arresto acusando al sospechoso de ser el asesino. La oportunidad la pintan calva y sólo faltan dos días para la realización del referendo que el ministro del Interior organiza en Córcega para modificar el estatus de la isla. A pesar de todo, los electores rechazan el proyecto de Sarkozy que, según algunos, favorece los intereses de los mafiosos.

Aunque Yvan Colonna fue posteriormente encontrado culpable, lo cierto es que él siempre ha proclamado su inocencia y que no se encontraron pruebas materiales en su contra. Extrañamente, el hombre se refugió en el silencio, prefiriendo ser condenado antes que revelar lo que sabe. Revelamos aquí que el prefecto Erignac no fue víctima de los nacionalistas sino que fue abatido por un asesino a sueldo que fue llevado inmediatamente a Angola, donde el grupo Elf lo contrató como miembro de su cuerpo de seguridad. El móvil del crimen tenía que ver precisamente con las anteriores funciones del propio Erignac, responsable de las redes africanas de Charles Pasqua en el ministerio de la Cooperación. En cuanto a Yvan Colonna, se trata de un amigo personal de Nicolas Sarkozy desde hace décadas y sus hijos mantenían relaciones.

Estalla entonces un nuevo escándalo. Comienzan a circular listados falsos que acusan a varias personalidades de tener cuentas bancarias en Luxemburgo, en el banco Clearstream. Entre los acusados se encuentra Nicolas Sarkozy. Este presenta una denuncia y da por sentado que su rival de derecha en la elección presidencial, el entonces primer ministro Dominique de Villepin es el organizador de la maniobra. Y no esconde su intención de llevarlo a prisión.

En realidad, los falsos listados fueron puestos en circulación por miembros de la Fundación franco-americana, que tiene como presidente a John Negroponte y como administrador a Frank Wisner Jr. Lo que los jueces no saben, y que nosotros revelamos aquí, es que los listados fueron fabricados en Londres por un oficina común de la CIA y del MI6, Hakluyt & Co., administrada también por Frank Wisner Jr.
Villepin se defiende de las acusaciones que se le atribuyen, pero se ve sometido a una investigación y a un arresto domiciliario y, de hecho, es puesto temporalmente al margen de la vida política. Vía libre para Sarkozy, por el lado de la derecha.

Queda entonces neutralizar las candidaturas de oposición. Las cuotas de adhesión al Partido Socialista se reducen a un nivel simbólico, para atraer nuevos militantes. De pronto, miles de jóvenes se enrolan en esa organización. Por lo menos 10 000 de estos nuevos militantes son en realidad miembros del Partido Trotskista «lambertista» (en referencia al nombre de su fundador, Pierre Lambert). Históricamente esta pequeña organización de extrema izquierda se ha puesto al servicio de la CIA contra los comunistas estalinianos durante la época de la guerra fría (Se trata del equivalente del SD/USA de Max Shatchman, que formó a los neoconservadores en Estados Unidos). No es la primera vez que los «lambertistas» se infiltran en el Partido Socialista. Anteriormente, ya habían introducido en esa organización dos célebres agentes de la CIA: Lionel Jospin (que se convirtió en primer ministro) y Jean-Christophe Cambadelis, el principal consejero de Dominique Strauss-Kahn.

Se organizan elecciones primarias en el seno del Partido Socialista con vista a la designación de su candidato a la elección presidencial. Dos personalidades participan en la competencia: Laurent Fabius y Segolene Royal. Pero sólo el primero representa un peligro para Sarkozy. Dominique Strauss-Kahn se suma entonces a la competencia con la misión de eliminar a Fabius en el último momento. Y lo logrará gracias a los votos de los «lambertistas» infiltrados, que no votarán por él sino por Royal.

La operación se hace posible porque Strauss-Kahn se encuentra desde hace tiempo en la nómina de Estados Unidos. Los franceses ignoran que imparte clases en la universidad estadounidense de Stanford, donde fue contratado nada más y nada menos que por Condoleezza Rice.

Inmediatamente después de su llegada a la presidencia, Nicolas Sarkozy y Condoleezza Rice concretarán su agradecimiento a Strauss-Kahn haciendo posible su elección para asumir la dirección del Fondo Monetario Internacional.

Primeros días en el Palacio del Elíseo

En la noche de la segunda vuelta de la elección presidencial, cuando los institutos de sondeos anuncian su probable victoria, Nicolas Sarkozy pronuncia un breve discurso dirigido a la nación desde su cuartel general de campaña. Luego, contrariamente a todo lo costumbrado, en vez unirse a la celebración con los militantes de su partido, se va al Fouquet’s. Este célebre restaurante de los Campos Elíseos, antiguo centro de reunión de la «Unión Corsa» y hoy perteneciente al propietario de casinos Dominique Desseigne, fue puesto enteramente a la disposición del presidente electo para que este recibiera a sus amigos y principales donantes [de fondos] a su campaña. Llegan allí un centenar de invitados, entre ellos los hombres más ricos de Francia se codean con los dueños de casinos.

Después, el presidente se otorga a sí mismo unos días de merecido descanso. Un jet privado Falcon-900 lo lleva a Malta donde descansa en el Paloma, el yate de 65 metros de eslora de su amigo Vincent Bolloré, millonario formado en el banco Rothschild.

Finalmente, tiene lugar la investidura de Nicolas Sarkozy como presidente de la República Francesa. Lo primero que hace no es firmar un decreto de amnistía sino autorizar los casinos de sus amigos Desseigne y Partouche a aumentar la cantidad de tragamonedas.

Sarkozy conforma su equipo de trabajo y su gobierno. No resulta sorprendente encontrar en ellos a un sospechoso propietario de casinos (el ministro de Juventud y Deportes) y al cabildero de los casinos del amigo Desseigne (que se convierte en vocero del partido «gaullista»).

Nicolas Sarkozy se apoya principalmente en cuatro personas:
- Claude Guéant, secretario general de la Presidencia de la República. Es socio-gerente del banco Rothschild.
- Jean-David Lévitte, consejero diplomático. Hijo del ex director de la Agencia Judía. Fue embajador de Francia ante la ONU, hasta que Jacques Chirac lo sacó de ese puesto por considerarlo demasiado cercano a George Bush.
- Alain Bauer, el hombre que se mueve en la sombra. Su nombre no aparece en los anuarios. Es el encargado de los servicios de inteligencia. Ex miembro del Grand Orient de France (la principal logia masónica francesa) y ex número 2 de la National Security Agency estadounidense en Europa.
- Frank Wisner Jr., nombrado entretanto como enviado especial del presidente Bush para la independencia de Kosovo,insiste para Bernard Kouchner sea nombrado ministro de Relaciones Exteriores con una doble misión prioritaria: la independencia de Kosovo y la liquidación de la política de Francia en el mundo árabe.

Kouchner comenzó su carrera participando en la creación de una ONG humanitaria. Gracias al financiamiento de la National Endowment for Democraty participó en las operaciones de Zbigniew Brzezinski en Afganistán, junto a Osama Ben Laden y los hermanos Karzai, contra los soviéticos. En los años 1990 aparece junto a Alija Izetbegovic, en Bosnia Herzegovina. Fue Alto Representante de la ONU en Kosovo de 1999 a 2001.

Bajo el control del hermano menor del presidente Hamid Karzai, Afganistán se ha convertido en el primer productor mundial de adormidera [también llamada amapola]. El látex blanco que se obtiene de esta planta es procesado en Afganistán para convertirlo en heroína que la fuerza aérea estadounidense transporta posteriormente a Camp Bondsteed (en Kosovo). Allí los hombres de Hacim Thaci se encargan de la distribución, principalmente en Europa y eventualmente en Estados Unidos. Los fondos que se obtienen se destinan al financiamiento de las operaciones ilegales de la CIA.

Karzai y el propio Thaci son desde hace mucho amigos personales de Bernard Kouchner, que seguramente nada sabe de las actividades criminales de estos a pesar de los informes internacionales a los que estas han dado lugar.

Para completar su gobierno, Nicolas Sarkozy nombra a Christine Lagarde como ministro de Economía y Finanzas. Esta hizo toda su carrera en Estados Unidos, donde dirigió el prestigioso gabinete de juristas Baker & McKenzie. En el seno del Center for International & Strategic Studies de Dick Cheney, Christine Lagarde fue copresidente –junto con Zbigniew Brzezinski– de un grupo de trabajo que supervisó las privatizaciones en Polonia. También organizó, trabajando para Lockheed Martin, un intenso cabildeo contra el fabricante francés de aviones Dassault.

Nueva escapada durante el verano. Nicolas, Cecilia, la amiga de ambos y sus hijos se van de vacaciones a Estados Unidos, en Wolfenboro, cerca de la propiedad del presidente Bush. Esta vez el que paga la cuenta es Robert F. Agostinelli, un banquero de negocios de Nueva York, sionista y neoconservador de pura cepa que se expresa en Commentary, la revista del American Jewish Committee.

El éxito de Nicolas beneficia a su medio hermano Pierre-Olivier. Bajo el nombre americanizado de «Oliver», Frank Carlucci (quien fuera el número 2 de la CIA, luego de ser reclutado por Frank Wisner Sr.) lo nombra director de un nuevo fondo de inversiones del Carlyle Group (la sociedad que gestiona simultáneamente las carteras de acciones de la familia Bush y de la familia Ben Laden). Convertido el quinto negociante a nivel mundial, administra actualmente las principales cuentas de los fondos soberanos de Kuwait y Singapur.

La tasa de popularidad del presidente Sarkozy está en caída libre en los sondeos. Uno de sus consejeros de relaciones públicas, Jacques Seguela (que también es consultante en comunicación política de la NED para diferentes operaciones de la CIA en Europa Oriental), aconseja desviar la atención del público con nuevas «people stories».

El anuncio de su divorcio de Cecilia aparece entonces en [el diario francés] Libération, el diario de su amigo Edouard de Rotshchild, para tapar las consignas de los manifestantes en un día de huelga general.

Peor aún, su comunicador organiza un encuentro con la artista y ex modelo Carla Bruni. Días después, se oficializa su relación con el presidente y la propaganda mediática tapa de nuevo las críticas políticas. Semanas más tarde se produce el tercer matrimonio de Nicolas. Esta vez escoge como testigos a Matilde Agostinelli (la esposa de Robert) y a Nicolas Bazire, ex director del gabinete de Edouard Balladur, convertido en socio-gerente del banco Rothschild.

¿Cuándo abrirán los ojos los franceses para ver lo que tienen que hacer?

Las informaciones que contiene este artículo fueron presentadas por Thierry Meyssan durante la mesa redonda al finalizar la Eurasian Media Forum en Kazakhstan el 25 de abril de 2008. El tema de la mesa redonda fue: «Peopolisation y Glamour en la política».

Dado el gran interés que despertó esta información, el autor decidió escribir este artículo que ya fue publicado en Profile,en este momento la más importante revista rusa de noticias.

Muchas versiones no autorizadas y traducciones de este artículo fueron divulgadas, mientras la Homepage des Réseau Voltaire estaba fuera de servicio. Rogamos considerar este artículo como el único legítimo.

 Thierry Meyssan

Periodista y escritor, presidente de la Red Voltaire con sede en París, Francia. Es el autor de La gran impostura y del Pentagate.


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22/06/2009 09:59 Autor: cieloytierra. #. Tema: Política Internacional No hay comentarios. Comentar.

La Europa del siglo XXI: secuestros y tortura

La Europa del siglo XXI: secuestros y tortura
¿Tenemos que combatir la tiranía con los instrumentos de los tiranos?
por Silvia Cattori*, Dick Marty*

Despuès de una larga investigación acerca de los secuestros y vuelos secretos de la CIA en Europa, Dick Marty ha dejado establecido que, lejos de ser casos aislados, estos se han convertido en una práctica corriente. El presidente de la Comisión de Asuntos Jurídicos del Consejo de Europa ha llegado en definitiva a la conclusión de que se trata de un sistema organizado con pleno conocimiento, si no con la complicidad, de los Estados europeos.

 

«Cuando, en noviembre de 2005, el diario The Washington Post reveló que agentes de la Central Intelligence Agency (CIA) habían secuestrado a presuntos terroristas musulmanes y los habían internado en centros secretos ilegales, yo estaba lejos de imaginar lo que me sucedería durante los siguientes meses. Aquel mismo día, la ONG americana Human Rights Watch publicaba un informe que ofrecía una información similar y precisaba, además, que los centros de detención se encontraban en Polonia, Rumania y en otros países de Europa oriental. [Esos datos provenían de] fuentes situadas, según supimos posteriormente, en los propios círculos de la CIA.

Paralelamente, la cadena radial ABC publicaba en su sitio de Internet una información análoga. Esta (información) estuvo en línea solamente media hora ya que el propietario de esa radio intervino para prohibir su difusión. En cuanto supo de la prohibición, el periodista se apresuró a avisarle a sus amigos para grabaran la noticia antes de que desapareciera, para la posteridad.

Las revelaciones del Washington Post y de la ONG Human Rights Watch no eran realmente una novedad. El periodista Stephen Grey, por citar sólo un ejemplo, ya había publicado artículos que hablaban de las «restituciones extraordinarias» y de «deslocalización de la tortura» pero, en aquel momento, la opinión pública no tomó verdaderamente conciencia del asunto.

Con esto estoy diciendo que, es cierto, hubo una prensa que habló de los secuestros de la CIA y de sus prisiones secretas, pero al mismo tiempo se pudo comprobar rápidamente que hubo presiones intensas para hacerla callar. Se descubrió más tarde que hubo una reunión en la Casa Blanca con los jefes de redacción de los principales periódicos americanos, [reunión] que tuvo probablemente como objetivo indicarles hasta qué punto hubiese resultado inoportuno difundir informaciones sobre la lucha contra el terrorismo.

Desde el momento en que se conocieron estos indicios sobre la existencia de prisiones secretas en Europa, el Consejo de Europa reaccionó inmediatamente: la Asamblea parlamentaria ordenó un informe sobre esos secuestros, cuya existencia, de comprobarse, era evidentemente contraria a la Convención Europea de Derechos Humanos.

Quiero recordar que no hay otra organización intergubernamental que tenga una dimensión parlamentaria tan acentuada y fuerte como el Consejo de Europa. La Asamblea parlamentaria se compone de delegaciones de los diferentes parlamentos de los 46 países miembros. Esas delegaciones representan a los parlamentos nacionales, a los diferentes partidos, tienen que representar a los dos sexos y, de forma proporcional, a todas las minorías de sus países; por ejemplo, Suiza tiene 6 diputados y 6 sustitutos, o sea 12 diputados del Consejo Nacional y del Consejo de Estados están activos en ese recinto.

Quiso el azar que, dos días después de las revelaciones del Washington Post y de la ONG Human Rights Watch, la Comisión de Asuntos Jurídicos y Derechos Humanos de la Asamblea parlamentaria se reuniera en París para, precisamente, elegir a su nuevo presidente. Me propusieron a mí y fue así que me encontré a la cabeza de la Comisión.

Lo primero que tuve que enfrentar fue el asunto de los secuestros y las prisiones secretas. Me di cuenta de lo que aquello podía representar varias semanas después, cuando, el 25 de noviembre de 2005, en Bucarest, la Asamblea parlamentaria tenía que confirmar el mandato que la Comisión me había confiado. La conferencia de prensa que anunciaba mi nominación como relator estuvo a punto de convertirse un motín, debido a la cantidad de periodistas. No fue hasta ese momento que percibí plenamente el carácter explosivo del asunto y que mi trabajo había comenzado verdaderamente.

La prensa me designa habitualmente como «el investigador» del Consejo de Europa. En realidad, yo no era ni soy un verdadero investigador, ya que un investigador tiene la posibilidad de citar personas, de confiscar documentos, de arrestar personas. Poderes que yo tuve durante 15 años, como fiscal, ¡pero de los que carecí cruelmente durante este trabajo! Decidí entonces luchar en el mismo terreno de aquellos de quienes se sospechaba que habían mantenido las prisiones secretas, y tratar así de realizar un trabajo «de inteligencia».

Pero, en ese terreno también me encontraba prácticamente sin medios: tenía a mi disposición el secretariado de la Comisión, pero este estaba totalmente sobrecargado de trabajo. Finalmente pude obtener la ayuda de un joven colaborador escocés de 28 años. Juntos establecimos contactos con periodistas de investigación independientes, con organizaciones no gubernamentales, con profesionales de «la inteligencia» de diferentes países. Y comenzamos a buscar y componer las piezas del rompecabezas.

Por su lado, a principios de 2006, el Parlamento de la Unión Europea también decidió abrir una investigación parlamentaria sobre los vuelos y las prisiones secretas de la CIA en Europa. Como Polonia es miembro de la Unión Europea y Rumania aspira a serlo, el Parlamento quería verificar lo sucedido. Se creó una comisión ad hoc de 46 diputados. Esa comisión, dotada de grandes medios –13 personas del secretariado trabajaban únicamente en este asunto–, se reunía todas las semanas y realizaba esencialmente audiencias. Aunque las audiencias de esa comisión se desarrollaban a puertas cerradas, no se podía garantizar el menor secreto. Mientras que yo, al trabajar solo, tenía la posibilidad de garantizar la confidencialidad de las fuentes. Así que teníamos una metodología y un enfoque completamente diferentes.

Presenté el primer informe en enero de 2006 y el informe principal a principios de junio de 2006. Pude obtener una ayuda importante del ministerio público de Milán. Yo conocía personalmente a los magistrados que estaban investigando la desaparición de Abu Omar, un ex imam de la mezquita de Milán, de origen egipcio, que había obtenido el asilo político en Italia hacia varios años. Aquellos magistrados lograron probar que Abu Omar había sido secuestrado en febrero de 2003 por agentes de los servicios secretos americanos que lo habían transportado en una camioneta hasta la base italiana de la OTAN de Aviano. Y de Aviano lo llevaron a Ramstein, sobrevolando Suiza. Luego, de Ramstein, fue llevado al Cairo, donde fue entregado a las autoridades egipcias que lo torturaron.

Quiero subrayar aquí la importancia de la independencia de la justicia. El ministerio público milanés actuó a pesar de la hostilidad manifiesta del gobierno de Berlusconi, que hizo todo lo posible por sabotear aquella investigación. Fue gracias al excelente trabajo de los magistrados y de ciertos servicios de la policía milanesa –hicieron una investigación absolutamente notable– que 25 agentes de la CIA implicados en el rapto del imam fueron identificados y que la fiscalía de Milán pudo emitir una orden internacional de arresto contra 22 de ellos.

Los magistrados milaneses pusieron a mi disposición todas las actas de la investigación. Las examiné durante una semana. Y tuve entonces la convicción moral de que estaba ante la pista correcta, de que estábamos ante un sistema, ante una lógica sofisticada, que era imposible que todo aquello pudiera suceder sin la colaboración, a uno u otro nivel, de las autoridades locales y que el Pentágono y la CIA no podían ser los únicos servicios implicados en esas «restituciones extraordinarias».

¿Qué significa el término «restituciones extraordinarias» utilizado oficialmente por la CIA?

En la práctica eso consiste en secuestrar a personas sospechosas de tener un vínculo con el terrorismo, sin que esa acusación haya podido ser verificada por la autoridad judicial, y en entregarlas a las autoridades de sus países de origen, donde son sometidas a interrogatorios brutales.

El objetivo de esas «restituciones» secretas es conseguir información mediante actos de tortura y obtener, mediante la presión de amenazas, que colaboren con los servicios secretos y que actúen prácticamente como agentes infiltrados. Fue en base a ese concepto de «restituciones» que los agentes de la CIA secuestraron probablemente a más de 100 personas. Hasta ahora no tenemos datos precisos.

Cuando la opinión supo de ese sistema de «restituciones extraordinarias», ello dio lugar a duros debates en Estados Unidos. Se trató entonces de justificar jurídicamente esas «restituciones extraordinarias». El jurista que elaboró la teoría de ese sistema es el actual ministro de Justicia, Roberto Gonzales(ya no es más hoy en día, sustituído ndlr) [1], quien, en el sistema americano, es a la vez el fiscal general de Estados Unidos.

Esas «restituciones», cosa que me había parecido clara desde el principio, suponían una logística, y por tanto la existencia de centros de detención intermedios. Se supo después que muchas de las personas secuestradas que no habían sido entregadas a sus países de origen fueron internadas en prisiones secretas, ya sea en Bagram (Afganistán), en Abu Ghraib (Bagdad), o en Guantánamo.

El 5 de diciembre de 2005, la señora Rice, mientras justificaba las «restituciones extraordinarias y la existencia de Guantánamo», nos dio un importante indicio cuando declaró que «Estados Unidos no había violado la soberanía de los Estados europeos». Yo pienso que la señora Rice estaba diciendo, por una vez, la verdad. Al decir eso estaba revelando que lo descubierto en diferentes países europeos sobre las prisiones secretas se había hecho con la colaboración de los servicios del Estado interesado [2]; por consiguiente, no hubo violación de la soberanía por parte de Estados Unidos. Al expresarse así, la señora Rice les quiso decir a los europeos que estaban criticando a Estados Unidos: «no se pasen de listos que ustedes mismos utilizaron en el pasado el sistema de las «restituciones».

La señora Rice se refería así al caso del terrorista Carlos [3], secuestrado en Sudán por los servicios secretos franceses. Pero la gran diferencia con ese caso, [diferencia] que ella ignoró, es que Carlos fue entregado a la justicia francesa [4], que tuvo un juicio justo y que pudo incluso recurrir a la Corte Europea de los Derechos Humanos de Estrasburgo [5]. Por lo tanto, existe aquí una diferencia fundamental. Ese tipo de «restituciones» se puede defender cuando las personas buscadas están en países que no colaboran con la justicia o que no disponen de medios para arrestar y entregar las personas buscadas y cuando su objetivo es entregar las personas así secuestradas a los órganos de la justicia ordinaria.

En lo tocante a nuestras investigaciones, fue sobre todo en Polonia y en Rumania que confrontamos grandes dificultades. La gente con quien nos reunimos en esos países estaba absolutamente aterrorizada con la idea de que, si hablaban, sus declaraciones pudieran comprometer a sus países. En Rumania sobre todo, donde se convirtió en una cuestión de interés nacional el no decir nada que pudiera poner en peligro su pedido de admisión en la UE.

El papel de países como Suiza en la colaboración con los secuestros de la CIA resultó marginal, aunque ello no deja de plantear importantes interrogantes. Incluso países como Suecia están implicados, lo cual resulta muy inquietante. La policía sueca entregó espontáneamente a los agentes de la CIA dos egipcios que habían obtenido asilo. Hay testimonios de la policía que demuestran que los agentes de la CIA inflingieron malos tratos a esos egipcios, desde el aeropuerto mismo. Luego de su transporte al Cairo, sufrieron enseguida las mismas torturas que el imam Abu Omar. La Comisión de la ONU contra la Tortura condenó a Suecia por ese caso.

Otros países, como Bosnia, también entregaron personas espontáneamente. Cuando interrogamos a las autoridades bosnias, estas admitieron esos hechos y los deploraron.

Canadá también colaboró activamente con la CIA en esos secuestros ilegales. Ese país acaba incluso de pagar una indemnización de 10 millones de dólares a una persona de origen canadiense que estuvo detenida durante varios años en Guantánamo cuando en realidad no había absolutamente nada que reprocharle.

En Estados Unidos, las personas puestas en libertad no han recibido ninguna excusa ni indemnización. Actualmente hay 5 abogados que trabajan juntos en Estados Unidos y que están encargados de la defensa de los intereses de esas personas secuestradas. Esto dará lugar a toda una serie de acciones judiciales contra el gobierno de Estados Unidos.

Esta perspectiva de los hechos incita a varias reflexiones.

La administración de Estados Unidos ha tomado decisiones basadas en las siguientes consideraciones: el terrorismo constituye una amenaza tan grave que nuestro país tiene que considerarse en guerra. Nuestro sistema judicial resulta completamente incompatible con esta guerra. Así que, adiós a la justicia, bienvenidos sean Guantánamo, las prisiones secretas, se acabaron los juicios y todo eso. Necesitamos obtener información a toda costa.

Pero cuando se habla de «guerra», hay que hablar necesariamente del derecho de la guerra. Cuando se habla del derecho de guerra, hay que mencionar la Convención de Ginebra. Y cuando se habla de la Convención de Ginebra, eso quiere decir que hay que comunicar los nombres de todos los prisioneros al Comité Internacional de la Cruz Roja y autorizar las visitas de sus delegados.

Pero Estados Unidos también estimó que la Convención de Ginebra no es un instrumento adecuado cuando se trata de enfrentar el terrorismo. Y escogió una tercera vía, la de la arbitrariedad –no la de la justicia, no la del derecho internacional–, una vía que ni siquiera es aplicable en el territorio de Estados Unidos y que no es válida para utilizarla contra los ciudadanos americanos. Así que se estableció una especie de sistema de apartheid jurídico. Por supuesto, se trata de un modelo que no tiene absolutamente nada que ver con nuestra sensibilidad ni con nuestra tradición jurídica. Y sin embargo, los Estados europeos han aceptado implícitamente ese sistema.

Lentamente, los hechos nos están dando la razón. La mayoría de los gobiernos europeos, a uno u otro nivel, colaboraron activamente con Estados Unidos en la instauración de esa doctrina de las «restituciones extraordinarias», con su puesta en ejecución y con todo lo que ello implicaba. O lo toleraron, o lo sabían y no protestaron. Sí, hubo algunas protestas más o menos corteses sobre el tema de Guantánamo. Pero en lo tocante a lo demás –«restituciones extraordinarias», detenciones secretas y uso de la tortura– fingieron no saber nada.

Cuando tuve conocimiento [del contenido] de las actas de la investigación italiana, me puse en contacto con mi ex colega Armando Spataro, el fiscal adjunto de Milán encargado de la investigación sobre el rapto de Abu Omar. Le expresé mi convicción: no era posible que todo eso hubiera podido suceder sin la participación ya sea de la policía, ya sea de los servicios de inteligencia italianos. Y esa era su opinión.

En el mismo momento, en Bruselas, ante la Comisión investigadora del Parlamento Europeo, el jefe de los servicios secretos militares italianos, el señor Nicola Pollari, hacía una declaración en la que desmentía toda implicación en el caso, donde decía que nunca había sabido nada y que no había colaborado en lo absoluto con ese tipo de actividades.

Es importante que se sepa que hoy en día el señor Pollari ha sido depuesto por el nuevo gobierno y que comparece ante el tribunal de Milán porque se ha probado que los servicios secretos italianos, que él dirigía, colaboraron estrechamente con los agentes de la CIA en el secuestro de Abu Omar. Se trata de hechos ahora demostrados: la primera persona que se acercó a Abu Omar, identificándose como «policía» y exigiéndole «sus documentos», fue un agente del servicio de inteligencia italiano, el cual confesó. Segundos más tarde, metían a Omar en una camioneta y lo entregaban a los agentes americanos.

Se ha podido comprobar, en otros países también, hasta qué punto la colaboración con las acciones de los servicios secretos americanos tuvo un carácter activo. Lo que me impresionó durante esta investigación –quizás yo era y sigo siendo aún demasiado ingenuo– es hasta qué punto los gobiernos europeos mintieron y siguen mintiendo, activamente o por omisión. Están mintiendo, o, en todo caso, se niegan a decir la verdad, y dándose muy buena conciencia, [diciéndose a sí mismos que lo hacen] por el interés superior del Estado; que hay un secreto de Estado y que, por tanto, se puede, se debe mentir.

Ayer fue la Fiscalía de Munich la que emitió 13 órdenes de arresto contra agentes secretos de Estados Unidos acusados de haber secuestrado a Khaled El-Masri, ciudadano alemán de origen libanés.

Yo me reuní con Khaled El-Masri cuando nadie le creía en Alemania. Fue secuestrado en Macedonia y trasladado a Kabul, donde fue sometido a actos de tortura durante varios meses. Después lo llevaron de nuevo a Europa, lo liberaron en algún lugar de Albania y, finalmente, al cabo de una lucha encarnizada, se logró demostrar que Khaled El-Masri había dicho la verdad, que fue realmente secuestrado por los agentes de la CIA, muy probablemente con la colaboración de agentes alemanes.

Cuando me reuní con el fiscal alemán, le entregué la información que habíamos recogido en Macedonia. Ayer, en un comunicado, la Fiscalía de Munich indicó que había logrado seguir la pista de los 13 agentes de la CIA, gracias a la cooperación y la información recogida por la policía española, por la Fiscalía de Milán y por mí mismo, el relator del Consejo de Europa.

Si digo esto no es por elogiarme a mí mismo sino simplemente para demostrar que, si una persona –trabajando con un solo colaborador– pudo llegar a este resultado, hubiésemos podido llegar infinitamente más lejos en la búsqueda de la verdad de haber existido la menor voluntad por parte de los gobiernos europeos, incluyendo el suizo.

Mi convicción –aunque no puedo probarlo aún– es que los gobiernos europeos han firmado acuerdos secretos con Estados Unidos, posiblemente como consecuencia de la gran conmoción que provocaran los acontecimientos del 11 de septiembre [6]. Eso explicaría, aunque sin ser ello una excusa, su silencio.

Suiza no escapa a la crítica. Los aviones pertenecientes a la administración de Estados Unidos gozan de un permiso anual de vuelo. Esos aviones de la CIA vuelan por toda Europa. La mayoría de esos vuelos sirven para transportar el material logístico de la CIA, que tiene numerosas oficinas casi en todas partes. La Confederación renovó ese permiso de vuelo aún sabiendo que aviones de la CIA muy posiblemente habían abusado de esa concesión al transportar a Abu Omar, secuestrado en Milán, a través del espacio aéreo helvético; lo cual constituye un acto criminal que justifica asimismo la competencia de las autoridades penales de nuestro país para buscar y castigar a los culpables.

Cuando se le preguntó al Consejo Federal la cantidad de vuelos y aterrizajes de los aviones de la CIA en Suiza, se nos respondió que habían sido 3 vuelos. Una hora después de esa confesión, Amnesty International mencionaba 4 vuelos. Hoy sabemos que hubo por lo menos 48 vuelos. Eso demuestra que incluso por parte de las autoridades suizas hubo falta de voluntad de tratar de buscar la verdad. ¡Nos habría gustado que, en lo tocante a la cantidad de vuelos, el Consejo Federal hubiese sido más preciso en sus respuestas!

Como acabo de señalar, el sobrevuelo por parte de aviones que transportan personas secuestradas es un crimen que cae dentro de la jurisdicción de la autoridad penal suiza. Tuvo que pasar muchísimo tiempo antes de que la fiscalía de la Confederación se decidiera a abrir una investigación, a pesar de que el expediente de los magistrados italianos probaba de manera irrebatible que el avión que había sobrevolado Suiza transportaba a Abu Omar. Cuando se le preguntó a la Oficina Federal de la Aviación Civil: «¿Tal o mas cual avión sobrevoló Suiza el 13 de febrero de 2003 ?», enseguida se nos respondió: «Sí, señor, dos veces; por la mañana, proveniente de Ramstein y con destino a Aviano, y por la tarde desde Aviano y con destino a Ramstein». Eran el mismo destino y los mismos horarios que en el expediente de la policía italiana.

Pensamos, por consiguiente, que es casi seguro que hubo acuerdos secretos, pero que hubo además una política, intereses que prevalecían por sobre los valores y los principios políticos. Yo estoy plenamente conciente de que el papel del gobierno es preservar los intereses del país, de que puede haber situaciones de conflicto. Sin embargo, yo habría preferido, en lo personal, que en vez de mentir nos hubiesen dicho francamente: tenemos tantos intereses en juego con Estados Unidos que no podemos enemistarnos con ellos.

Todo eso demuestra que ha habido, por parte de las autoridades suizas, una falta de voluntad política de buscar la verdad. Hoy tengo la íntima convicción, lo repito, de que ha habido acuerdos secretos, formales o informales, entre Estados Unidos y Suiza, al igual que con otros países europeos. Y si eso hubiera sucedido solamente a nivel de los servicios de inteligencia, sería más inquietante aún.

En estos últimos días hemos sabido por la prensa que la fiscalía de la Confederación, directamente o a través de la policía, ha realizado actos de investigación en Guantánamo. Las autoridades suizas han transmitido por tanto a las autoridades de Estados Unidos listados de nombres y fotos de musulmanes detenidos en Suiza para obtener informaciones sobre ellos entre los detenidos de Guantánamo. Lo cual equivale a aceptar que sí se puede arrancar información mediante la tortura. Yo considero que eso es simplemente escandaloso. Ya que, por un lado, nuestra ministro de Relaciones Exteriores, la señora Calmy-Rey, le dice amablemente a la señora Condoleezza Rice que la prisión de Guantánamo no es aceptable, que habría que cerrarla, que es una violación del orden jurídico internacional; y por el otro lado, nuestras autoridades federales legitiman ese tipo de estructuras y las torturas que estas implican mediante la realización de actos de investigación en Guantánamo, sabiendo perfectamente que las posibles pruebas obtenidas mediante el uso de la tortura o en prisiones secretas no pueden ser aceptadas por ningún tribunal en Europa.

Durante todo este período de la investigación me sentí a menudo muy solo. Pero, ironía del destino, hoy puedo agradecerle al presidente Bush el haberme prestado indirectamente un importante apoyo cuando, el 6 de septiembre de 2006, reconoció por fin la existencia de las prisiones secretas. A partir de ese momento, mi informe sobre los secuestros y los vuelos de la CIA adquirió singular importancia.

Otro elemento alentador y positivo es lo que acaba de suceder en Alemania, donde los 13 agentes del servicio de espionaje americano que secuestraron a Khaled El-Masri están siendo acusados. Hay que agregar a esto el juicio de Milán así como los pasos de la justicia española que está reclamando acceso a todos los documentos de los servicios secretos españoles sobre los aviones de la CIA. En suma, creo que una dinámica de la verdad se ha puesto en marcha. También me sorprendió agradablemente la calidad de ciertas ONGs en Estados Unidos así como el dinamismo que han manifestado ciertos círculos de la sociedad civil. Si algunos hechos han salido finalmente a flote es en parte gracias a esas ONGs americanas.

Resulta de importancia primordial tener una prensa independiente. Ya se ha visto hasta qué punto la prensa está al servicio del poder. Hay un ejemplo más claro aún: el del acondicionamiento de la opinión, a través de la prensa, a favor de la guerra en Irak. No puede haber verdadera democracia sin una prensa verdaderamente independiente, tanto del poder político como del poder económico.

Un elemento totalmente fundamental es la independencia de la justicia. Y cuando digo justicia estoy pensando también y sobre todo en la fiscalía. Si, en este caso, Italia pudo encontrar la verdad fue gracias a la independencia del fiscal que pudo actuar a pesar de la hostilidad del poder político. Según el sistema italiano, la fiscalía esta considerada como una autoridad judicial en todos los sentidos y los policías que trabajan con la fiscalía gozan de la misma independencia.

Insisto en ese punto porque en Suiza al actual jefe del departamento de justicia y de policía le gustaría tener bajo su exclusiva vigilancia a la fiscalía de la Confederación. Eso está pasando en medio de la total apatía de la clase política, que da la impresión de no estar interesada en los problemas de la justicia. Todo eso me parece muy peligroso y creo que debiera haber una reacción.

¿La lucha contra el terrorismo justifica estos medios?

Todos los días veo gente que dice: «Ah, el terrorismo es tan peligroso. Tenemos que aceptar la tortura porque puede salvar vidas». Ese tipo de razonamiento me parece falso y extremadamente peligroso [7].

Es cierto que los terroristas son peligrosos ya que su objetivo es destruir, por cualquier vía, nuestro sistema de democracia y de valores occidentales. Así y todo, resulta chocante que, para combatir a los terroristas, nosotros mismos renunciemos a instituciones fundamentales de nuestro sistema democrático, que renunciemos a ese principio esencial que son los derechos humanos y la garantía de juicios justos, [que renunciemos] al sistema judicial. Al hacerlo estamos legitimando indirectamente a toda esa gente que, ante esas violaciones, viven hoy convencidos de que están combatiendo un sistema que es brutal, que es ilegal, que utiliza la tortura. Y, lo más importante es que esos actos ilegales pueden crear un movimiento de simpatía hacia los autores de actos de terrorismo.

Cuando yo colaboré con el gran jefe del antiterrorismo italiano, el general Carlo Alberto dalla Chiesa, este me dijo: los terroristas son locos furiosos, pero no son tantos. Se hacen verdaderamente peligrosos cuando hay alrededor de ellos una corriente de simpatía. Eso los estimula, los motiva, los carga de energía. He ilustró sus palabras con la siguiente imagen: la simpatía es para el terrorismo como el oxígeno para el fuego. Estoy convencido de que esa es la verdad.

Lo que también me chocó durante mi trabajo fue comprobar que hay una ausencia total de estrategia en el marco de esta guerra contra el terrorismo.

Estados Unidos dijo: Ni justicia, ni Convención de Ginebra. Le damos total libertad de acción a los servicios secretos y al Pentágono.

Nunca hubo debate, entre Estados Unidos y Europa, sobre la manera de conducir la lucha contra el terrorismo. Pero tampoco hubo nunca, en el interior de Europa, un verdadero debate sobre la estrategia a seguir.

Además, que yo sepa, no existe una definición jurídica internacional sobre el terrorismo. Hay convenciones que hablan del terrorismo, pero no hay una verdadera definición del terrorismo.

Pienso que posiblemente habría que modificar, adaptar ciertos mecanismos del sistema actual en materia de procesamiento policial y judicial. Pero yo afirmo que la democracia y el aparato judicial cuentan con los medios para enfrentar la amenaza que representa el terrorismo. Yo creo que hay otras amenazas que son tan peligrosas como el terrorismo. Me refiero a la corrupción, por no poner más que un ejemplo, que es un mal que está causando inmensos desastres a través del planeta. Por lo demás, un verdadero instrumento de lucha contra el terrorismo está al nivel político.

Estoy completamente convencido que mientras no resolvamos el problema de la Palestina, mientras que no ofrezcamos una solución política y una esperanza de vida en la dignidad a cientos de miles de palestinos, que han nacido, que han crecido, que han visto a sus padres morir presos al interior de campos de refugiados, -y que han perdido toda esperanza-, continuará desgraciadamente habiendo personas que están dispuestas a hacerse explotar con una bomba, como lo hemos podido apreciar últimamente con esa abuela en Gaza.

Y ¿cómo no queremos tener terroristas cuando hay guerras basadas en mentiras?
Lo que me inquieta, en el fondo, y lo que me chocado profundamente en toda esta historia es la indiferencia, es la indiferencia. ¿Cuántas personas me han dicho?: ¿Por qué haces todo eso? ¡Son terroristas! Los americanos tienen razón. Y después agregaban: «Sólo son musulmanes».

¡Qué aberración! Pienso que estamos cometiendo un error histórico al criminalizar el Islam. Estamos empujando todo un sector del Islam hacia el extremismo; un error que, según temo, va a costarnos muy caro.

«¿Hay que combatir la tiranía con los instrumentos de los tiranos?» Ese es el título que he querido dar a esta conferencia y será además mi conclusión. La frase no es mía. Es una frase que leí en un juicio de la Corte Suprema de Estados Unidos sobre un caso de terrorismo, en boca de la jueza Sandra Day O’Connor: «Si nuestro país quiere seguir siendo fiel a los valores que simboliza nuestra bandera, no podemos combatir la tiranía con los instrumentos del tirano».

Silvia Cattori

Periodista suiza.


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Dick Marty

Doctor en Derecho, Dick Marty es miembro del Consejo de los Estados de la Confederación Helvética, miembro de la Asamblea parlamentaria del Consejo de Europa, preside la Comisión de Asuntos Jurídicos y Derechos Humanos. Esta comisión le encargó la elaboración de un informe sobre las alegaciones ligadas a la existencia de prisiones secretas de la CIA en Europa.


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Fuente: Voltairenet

El texto de este artículo es una transcripción de Silvia Cattori a partir de una conferencia ofrecida el 1º de febrero de 2007 en la universidad de Neuchatel y publicada con la amable autorización del autor.

 

22/06/2009 09:27 Autor: cieloytierra. #. Tema: Política Internacional No hay comentarios. Comentar.

La CIA y el laboratorio iraní

De Mossadegh a Ahmadinejad
por Thierry Meyssan

La noticia de un posible fraude electoral en Irán se ha dispersado y ha corrido como pólvora en fuego por Teherán, la capital del país, motivando y empujando a los partisanos del ayatolá Rafsanjani a salir a la calle a protestar contra aquellos del ayatolá Jameini. Este caos es en parte alimentado por la CIA que ha sembrado la confusión y las rivalidades en el país inundando con mensajes SMS contradictorios los teléfonos celulares de una mayoría de iraníes viviendo en las principales aglomeraciones urbanas. Thierry Meyssan nos explica esta experiencia de guerra psicológica que utiliza una moderna y sofisticada tecnología.

La noticia de un posible fraude electoral se ha extendido por Teherán como un reguero de pólvora y ha sacado a la calle a los partidarios del ayatolá Rafsanjani contra los del ayatolá Jameini. Ese caos ha sido provocado bajo cuerda por la CIA, que siembra la confusión inundando a los iraníes de SMS contradictorios. Thierry Meyssan explica este experimento de guerra psicológica.

En marzo de 2000, la secretaria de Estado Madeleine Albright reconoció que la administración Eisenhower organizó un cambio de régimen en Irán en 1953 y que ese acontecimiento histórico explica la actual hostilidad de los iraníes hacia Estados Unidos. La semana pasada, durante su discurso en El Cairo dirigido a los musulmanes, el presidente Obama reconoció oficialmente que «en plena Guerra Fría, Estados Unidos desempeñó un papel en el derrocamiento de un gobierno iraní elegido democráticamente [1].

En aquella época, Irán estaba controlado por una monarquía de opereta dirigida por el sha Mohammad Reza Pahlavi. Éste había sido colocado en el trono por los británicos, quienes obligaron a su padre, el oficial cosaco pronazi Reza Pahlavi, a dimitir. Sin embargo, el sha debía avenirse con un Primer Ministro nacionalista, Mohammed Mossadegh. Este último, con el apoyo del ayatolá Abu al-Qassem Kachani, nacionalizó los recursos petroleros [2]. Furiosos, los británicos convencieron a Estados Unidos para que detuviera la deriva iraní antes de que el país se hundiera en el comunismo. Entonces, la CIA puso en marcha la «Operación Ajax», dirigida a derrocar a Mossadegh con la ayuda del sha y sustituirlo por el general nazi Fazlollah Zahedi, hasta entonces detenido por los británicos. Zahedi instauró el régimen de terror más cruel de la época, mientras el sha servía de tapadera a sus abusos posando para las revistas people occidentales.

La Operación Ajax estuvo dirigida por el arqueólogo Donald Wilber, el historiador Kermit Rooselvet (nieto del presidente Theodore Roosvelt) y el general Norman Schwartzkopf senior (cuyo hijo homónimo estuvo al mando de la Operación Tormenta del Desierto). Dicha operación continúa siendo un prototipo de subversión. La CIA idea un escenario que da la impresión de un levantamiento popular mientras se trata de una operación secreta. El punto culminante del espectáculo fue una manifestación en Teherán, con 8.000 extras pagados por la Agencia, para proporcionar fotos convincentes a la prensa occidental [3]

¿La historia se repite? Washington ha renunciado a atacar militarmente a Irán y ha disuadido a Israel de tomar esa iniciativa. Para conseguir «cambiar el régimen», la administración Obama prefiere jugar la carta –menos peligrosa aunque más incierta- de la acción secreta. A raíz de la elección presidencial iraní, grandes manifestaciones oponen en las calles de Teherán a los partidarios del presidente Mahmud Ahmadinejad y su guía Ali Jameini por un lado y a los partidarios del candidato derrotado Mir Hossein Musavi y del ex presidente Akbar Hashemi Rafsanjami por el otro. Dichas manifestaciones reflejan una profunda división en la sociedad iraní entre un proletariado nacionalista y una burguesía que lamenta su marginación de la globalización económica [4]. Actuando bajo cuerda, Washington intenta influir en los acontecimientos para derrocar al presidente reelegido.

Una vez más, Irán es un campo de ensayo de métodos innovadores de subversión. En 2009, la CÍA se apoya en una nueva arma: el control de los teléfonos móviles.

Desde la generalización de los teléfonos móviles, los servicios secretos anglosajones han multiplicado sus capacidades de interceptación. Mientras que la escucha de los teléfonos fijos necesita instalación de cables de derivación, y por lo tanto agentes sobre el terreno, la escucha de los móviles se puede hacer a distancia gracias a la red Echelon. Sin embargo, ese sistema no permite interceptar las comunicaciones telefónicas vía Skype, de ahí el éxito de los teléfonos Skype en las zonas de conflicto [5]. Así, la National Security Agency (NSA) acaba de hacer propuestas a los proveedores de acceso a Internet de todo el mundo para obtener su colaboración. A los que han aceptado se les ha retribuido generosamente [6].

En los países que ocupan –Iraq, Afganistán y Pakistán-, los anglosajones interceptan todas las conversaciones telefónicas emitidas por móviles o conectadas con ellos. El objetivo no es conseguir transcripciones de tal o cual conversación, sino identificar las «redes sociales». En otras palabras, los teléfonos son los chivatos que permiten saber con quién se relaciona una persona determinada. A partir de ahí se puede conseguir la identificación de las redes de resistencia. Posteriormente, los teléfonos permiten localizar los objetivos identificados y «neutralizarlos».

Por eso, en febrero de 2008, los insurgentes afganos ordenaron a los diversos operadores que detuviesen su actividad todos los días desde las 17:00 a las 03:00 h., para impedir que los anglosajones siguieran sus movimientos. Las antenas de quienes no cumplieron dicha orden se destruyeron [7].

Por el contrario (la central telefónica hormis resultó afectada por error), el ejército israelí se cuidó mucho de bombardear las antenas telefónicas en Gaza durante la operación Plomo Fundido en diciembre 2008-enero 2009. Aquí aparece un cambio total de estrategia por parte de los occidentales. Desde la guerra del Golfo prevalecía la «teoría de los cinco anillos» del coronel John A. Warden: el bombardeo de las infraestructuras telefónicas se consideraba un objetivo estratégico para sumir a la población en la confusión y al mismo tiempo cortar las comunicaciones entre los centros de mando y los combatientes. Ahora es al contrario, es necesario proteger las infraestructuras de las telecomunicaciones. Durante los bombardeos de Gaza, el operador Jawwal [8] dio crédito a sus abonados, oficialmente para ayudarlos, en realidad por interés de los israelíes.

Un paso más allá, los servicios secretos anglosajones e israelíes han desarrollado métodos de guerra psicológica basados en la utilización extensiva de los móviles. En julio de 2008, tras el intercambio de prisioneros y cadáveres entre Israel y Hezbolá, los robots lanzaron decenas de miles de llamadas a los móviles libaneses. Una voz en árabe advertía contra cualquier participación en la resistencia y denigraba a Hezbolá. El ministro libanés de Telecomunicaciones, Jibran Bassil [9], presentó una denuncia ante la ONU contra esa flagrante violación de la soberanía del país [10].

En la misma línea, decenas de miles de libaneses y sirios recibieron una llamada automática, en octubre de 2008, que ofrecía 10 millones de dólares por cualquier información que permitiera localizar y liberar a los soldados israelíes prisioneros. Las personas interesadas en colaborar debían dirigirse a un número en el Reino Unido [11].

Este método se está empleando en Irán para intoxicar a la población con la difusión de noticias alarmistas y para canalizar el descontento que suscitan.

En primer lugar, se difundió por SMS durante la noche del escrutinio la noticia de que el Consejo de los Guardianes de la Constitución (equivalente al Tribunal Constitucional) había informado a Mir Hossein Musavi de su victoria. Así, el anuncio, varias horas después, de los resultados oficiales –la reelección de Mahmud Ahmadinejad con el 65% de los votos-, apareció como un enorme fraude. Sin embargo, tres días antes, Musavi y sus amigos consideraban segura la victoria masiva de Ahmadinejad y se esforzaban en explicarla por los desequilibrios en la campaña electoral. Así, el ex presidente Akbar Hashemi Rafsanjani detallaba sus quejas en una carta abierta. Los institutos de sondeos estadounidenses en Irán pronosticaban una ventaja de Ahmadinejad de 20 puntos con respecto a Musavi [12]. En ningún momento pareció posible la victoria de Musavi, incluso aunque es probable que el trucaje acentuase el margen entre ambos candidatos.

Posteriormente, los ciudadanos seleccionados se dieron a conocer en Internet para conversar en Facebook o se abonaron a las líneas de información Twitter. Entonces recibieron, siempre por SMS, las informaciones –verdaderas o falsas- sobre la evolución de la crisis política y las manifestaciones en curso. Se trataba de mensajes anónimos que esparcían noticias de tiroteos y numerosos muertos; noticias que hasta la fecha no se han confirmado. Por una desafortunada coincidencia de calendario, la empresa Twitter debía suspender el servicio durante una noche, el tiempo necesario para el mantenimiento de sus instalaciones. Pero el departamento de Estado de Estados Unidos intervino para exigirle que suspendiera dicha operación [13]. Según el New York Times, esas operaciones contribuyeron a sembrar la desconfianza entre la población [14].

Simultáneamente, en un nuevo esfuerzo, la CIA moviliza a los militantes anti iraníes en Estados Unidos y el Reino Unido para añadir al desorden. Se ha distribuido una Guía práctica de la revolución en Irán, que incluye varios consejos prácticos, entre ellos:

- Ajustar las cuentas Twitter sobre la zona horaria de Teherán.

- Centralizar los mensajes en las cuentas Twitter@stopAhmadi, iranelection y gr88.

- No atacar los sitios oficiales de Internet del Estado iraní. «Dejen hacer al ejército» de EEUU para eso (sic).

Al aplicarlos, esos consejos impiden cualquier autentificación de los mensajes Twitter. Ya no se puede saber si los envían testigos de las manifestaciones en Teherán o agentes de la CIA desde Langley, y no se puede distinguir lo verdadero de lo falso. El objetivo es crear todavía más confusión y empujar a los iraníes a luchar entre sí.

Los estados mayores de todo el mundo siguen con atención los acontecimientos en Teherán. Cada uno intenta evaluar la eficacia de este nuevo método de subversión en el laboratorio iraní. Es obvio que el proceso de desestabilización ha funcionado. Pero no es seguro que la CIA pueda canalizar a los manifestantes para que ellos mismos hagan lo que ha renunciado a hacer el Pentágono si no desean hacerlo: cambiar el régimen, acabar con la revolución islámica.

 Thierry Meyssan

Periodista y escritor, presidente de la Red Voltaire con sede en París, Francia. Es el autor de La gran impostura y del Pentagate

[1] «Discurso en la Universidad de El Cairo», Barack Obama, 4 de junio de 2009.

[2] «BP-Amoco, coalición petrolera anglosajona», Arthur Lepic, Red Voltaire, 10 de junio de 2004.

[3] Sobre el golpe de 1953, la obra de referencia es All the Shah’s Men: An American Coup and the Toots of Middle East Terror, de Stephen Kinzer, John Wiley & Sons editores (2003), 272 pp.

[4] «La société iranienne paralysée», Thierry Meyssan, Red Voltaire, 5 de febrero de 2004.

[5] «Taliban using Skype phones to dodge MI6», Glen Owen, Mail Online, 13 de septiembre de 2008.

[6] «NSA offering ’billions’ for Skype eavesdrop solution», Lewis Page, The Register, 12 de febrero de 2009.

[7] «Taliban Threatens Cell Towers», Noah Shachtman, Wired, 25 de febrero de 2008.

[8] Jawwal es la marca de PalTel, la sociedad del multimillonario palestino Munib Al-Masri.

[9] Jibran Bassil es uno de los principales líderes de la Corriente Patriótica Libre, el partido nacionalista de Michel Aoun.

[10] «Freed Lebanese say they will keep fighting Israel», Associated Press, 17 de julio de 2008.

[11] El autor de este artículo ha sido testigo de esas llamadas. También se puede consultar «Strange Israeli phone calls alarm Syrians. Israeli Intelligence services accused of making phone calls to Syrians in bid to recruit agents», Syria News Briefing, 4 de diciembre de 2008.

[12] Citado en «Ahmadinejad won. Get over it», Flynt Leverett e Hillary Mann Leverett, Politico, 15 de junio de 2009.

[13] «U.S. State Department speaks to Twitter over Iran”, Reuters, 16 de junio de 2009.

[14] «Social Networks Spread Defiance Online», Brad Stone y Noam Cohen, The New York Times, 15 de junio de 2009.

22/06/2009 09:26 Autor: cieloytierra. #. Tema: Política Internacional No hay comentarios. Comentar.

La granja de los animales de Obama

Guerras mayores y más sanguinarias equivalen a justicia y paz
por James Petras

Estados Unidos ha forzado a su general David D. McKiernan a la renuncia por considerarlo incapaz de cumplir su misión y viene de nombrar como sucesor al general del ejército Stanley McChrystal, quien se convierte entonces en el nuevo comandante des las fuerzas armadas estadounidenes, de la OTAN y en Afganistán. De esta manera, Obama nombra a un militar que tiene un oscuro pasado reciente: Stanley McChrystal no sólo creó la JSOC (Joint Special Operations Command), un comando especial y secreto implicado en una serie de abusos y otras barbaridades, cómo las torturas en las prisiones en Irak, sino que este brutal militar es un ferviente seguidor de las doctrinas neoconservadoras de la era Bush. Todo esto promete más escalada militar en Afganistan y más guerra en la agenda imperialista.

«Los Deltas son unos psicópatas… Tienes que ser un psicópata acreditado para unirte a la Fuerza Delta...», me dijo en Fort Bragg, allá por los años ochenta, un coronel del ejército estadounidense.
Ahora, el Presidente Obama acaba de ascender al más infame de los psicópatas, el General Stanley McChrystal, a la jefatura del mando militar estadounidense y de la OTAN en Afganistán.

El ascenso de McChrystal para ese papel dirigente ha venido marcado por el papel fundamental desarrollado en la dirección de los equipos de operaciones especiales encargados de ejecutar asesinatos extrajudiciales, torturas sistemáticas, bombardeos de comunidades civiles y misiones de búsqueda y destrucción. Incardina totalmente la brutalidad y la afición a la sangre que acompaña la construcción del imperio dirigida por el ejército. Entre septiembre de 2003 y agosto de 2008, McChrystal estuvo al Mando de las Operaciones Especiales Conjuntas del Pentágono (JSO, por sus siglas en inglés) que se sirven de equipos especiales para perpetrar asesinatos en el exterior.

El punto a destacar de los equipos de «Operaciones Especiales» (SOT, por sus siglas en inglés) es que entre sus opositores no distinguen entre civiles y militares, entre activistas y sus simpatizantes y la resistencia armada. Los SOT están especializados en establecer escuadrones de la muerte y reclutar y entrenar fuerzas paramilitares para aterrorizar a las comunidades, barrios y movimientos sociales que se opongan a los regímenes clientelistas de EEUU. El “contraterrorismo” de los SOT es terrorismo al revés, dedicándose a perseguir a los grupos sociopolíticos existentes entre los apoderados de EEUU y la resistencia armada.

Los SOT de McCrystal seleccionaron como objetivos a los dirigentes de la resistencia nacional y local en Iraq, Afganistán y Pakistán, atacándoles a través de acciones de comandos y bombardeos aéreos. Durante los últimos cinco años del período Bush-Cheney-Rumsfeld, los SOT estuvieron profundamente implicados en las torturas a prisioneros políticos y sospechosos. McChrystal era especialmente el favorito de Rumsfeld y Cheney por estar encargado de las fuerzas de “acción directa” de las “Unidades de Misiones Especiales”.

Los operativos de “Acción Directa” están constituidos por torturadores y escuadrones de la muerte y el único deber que sienten para con la población local es el de desencadenar el terror, no el de hacer propaganda. Se comprometen en la “propaganda a partir de los muertos”, en los asesinatos de dirigentes locales con objeto de “enseñar” a la población local a obedecer y someterse a la ocupación. El nombramiento por Obama de McChrystal para el mando supremo refleja una grave y nueva escalada militar de su guerra de Afganistán frente a los avances de la resistencia por todo el país.

El deterioro de la posición de EEUU se pone de manifiesto en el endurecimiento del cerco alrededor de todas las carreteras que entran y salen de la capital afgana, Kabul, así como en la expansión del control e influencia talibán a través de la frontera entre Pakistán y Afganistán. La incapacidad de Obama para reclutar nuevos refuerzos por parte de la OTAN significa que la única oportunidad con que cuenta la Casa Blanca para progresar en su avance imperial militarista es aumentar el número de tropas estadounidenses e incrementar la ratio de muerte entre todos y cada uno de los supuestos sospechosos civiles en los territorios controlados por la resistencia armada afgana.

La Casa Blanca y el Pentágono afirman que el nombramiento de McCrystal se debe a las “complejidades” de la situación sobre el terreno y a la necesidad de “un cambio en la estrategia”. El término “complejidad” es un eufemismo para tratar de ocultar el incremento masivo de la oposición a EEUU, que complica las operaciones tradicionales de “barrido militar y bombardeos” en alfombra. La nueva estrategia practicada por McChrystal necesita de “operaciones especiales” a largo plazo y a gran escala para devastar las redes sociales locales y asesinar a sus dirigentes, que son quienes proporcionan el sistema de apoyos que necesita la resistencia armada.

La decisión de Obama de impedir la publicación de decenas de fotografías que documenta las torturas a los prisioneros llevadas a cabo por las tropas y los “interrogadores” estadounidenses (especialmente bajo el mando de las “Fuerzas Especiales”) está directamente relacionada con el nombramiento de McChrystal, cuyas fuerzas “SOT” están profundamente implicadas en las extensas prácticas de tortura ejecutadas por todo Iraq. De igual importancia es que bajo el mando de McChrystal, el DELTA, SEAL y los Equipos de Operaciones Especiales tendrán un papel mayor en la nueva “estrategia de contrainsurgencia”. La afirmación de Obama de que la publicación de esas fotos afectaría adversamente a las “tropas” tiene un significado especial: La exposición gráfica del modus operandi de McChrystal durante los últimos cinco últimos años del mandato del Presidente Bush minaría su eficacia a la hora de ejecutar idénticas operaciones bajo Obama.

La decisión de Obama de recuperar los “tribunales militares” secretos de los prisioneros políticos extranjeros que se establecieron en la prisión del campo de Guantánamo no es una simple repetición de las políticas de Bush-Cheney, que Obama había condenado y prometido eliminar durante su campaña presidencial, sino parte de su política más amplia de militarización y coincide con la aprobación de las mayores operaciones secretas de vigilancia policial desencadenadas contra ciudadanos estadounidenses.

Poner a McChrystal a cargo de las extendidas operaciones militares afgano-pakistaníes significa colocar a un tristemente célebre profesional del terrorismo militar –de la tortura y asesinato a cuantos se oponen a las políticas estadounidenses- en el centro de la política exterior de EEUU. La expansión cuantitativa y cualitativa de Obama de la guerra de EEUU en el Sur de Asia significan cifras masivas de refugiados escapando de la destrucción de sus campos, hogares y pueblos; decenas de miles de muertes de civiles y la erradicación de comunidades enteras. Todo esto es lo que se va a ver ejecutar a la administración Obama en su intento de “atrapar el pez (activistas e insurgencia armada) vaciando el lago (desplazar poblaciones enteras)”.

La restauración por Obama de todas las políticas más nefastas de la Era Bush y el nombramiento de su más brutal comandante se basan en su total abrazo de la ideología de construcción del imperio a través del ejército. Una vez que uno cree (como hace Obama) que el poder y la expansión estadounidense se basan en la contrainsurgencia y en las conquistas militares, cualquier otra consideración económica, moral, diplomática e ideológica estará subordinada al militarismo. Al centrar todos los recursos en conseguir triunfar en la conquista militar, apenas podrá prestarse atención a los costes soportados por los pueblos machacados por la conquista ni a las necesidades de la economía interna y del Tesoro estadounidenses. Esto ha quedado claro desde el principio: En medio de una importante recesión/depresión, con millones de estadounidenses perdiendo sus empleos y hogares, el Presidente Obama aumentó el presupuesto militar en un 4%, elevándolo por encima de los 800.000 millones de dólares.

El abrazo al militarismo de Obama quedó patente a partir de su decisión de ampliar la guerra en Afganistán a pesar del rechazo de los países de la OTAN a comprometerse enviando más tropas. Y resulta obvio ante la designación del General de las Fuerzas Especiales más duro e infame desde la era Bush-Cheney para encabezar un mando militar que tiene la misión de doblegar las zonas fronterizas de Pakistán.

Es lo mismo que George Orwell describía en su Granja de Animales: Los Cerdos demócratas están ahora embarcados en las mismas brutales políticas militaristas de sus predecesores, los porquerizos republicanos, sólo que ahora todo se hace en nombre de los pueblos y de la paz. Orwell podría parafrasear la política del Presidente Barack Obama diciendo: “Guerras mayores y más sanguinarias equivalen a justicia y paz”.

 James Petras

James Petras es profesor emérito de sociología en la universidad de Binghamton (New York). Intelectual emblemático de la izquierda estadounidense, es autor de numerosas obras. James Petras es miembro de la conferencia «antiimperialista» Axis for Peace que organiza la Red Voltaire

 

17 cárceles secretas ya reemplazaron a Guantánamo

Mientras Estados Unidos se concentra en la desocupación de la cárcel de Guantánamo, para su pronta clausura, el Pentágono y la CIA ya desplegaron un amplio sistema de centros de tortura y de cárceles secretas, bastante más severo que el primero.

Esto es lo que se apresta a revelar la asociación de juristas británicos Reprieve, los mismos a quienes debemos la revelación detallada de los vuelos secretos de la CIA. Según el documento, del cual el periódico The Guardian ya entregó un informe, la Casa Blanca habría optado, para escapar de toda acción judicial, por instalar sus prisiones secretas en las calas de los buques de guerra que cruzan las aguas internacionales. Diecisiete de estas prisiones flotantes ya han sido identificadas, entre ellas el USS Ashland, el USS Bataan y el USS Peleliu. Se trata, principalmente, de buques de asalto anfibio que tienen la particularidad de contar con calas fáciles de acondicionar. Los prisioneros se mantienen allí, dentro de celdas alineadas. Se trataría, actualmente, de 26.000 personas recluidas en estos « recintos ».

Desde 2001, más de 80.000 personas, en total, habrían transitado dentro de estas prisiones secretas de los Estados Unidos. Además de esto, Reprieve ha identificado más de 200 nuevos casos de « restituciones extraordinarias »(extraordinary renditions, N. de la T.), en otras palabras, de nuevos casos de secuestro, luego de que el Consejo de Europa publicara el informe de Dick Marty y las promesas de George Bush en que expresaba la renuncia total de su país a estas prácticas.

Fuente: Voltairenet

22/06/2009 09:12 Autor: cieloytierra. #. Tema: Política Internacional No hay comentarios. Comentar.

Berlusconi, fenomenal

Desde muchos puntos de vista, Silvio Berlusconi es fenomenal: es decir, excepcional. Y lo sabe. En las democracias occidentales nunca ha existido un hombre de negocios que haya logrado conquistar y mantener por un período tan largo el poder político del gobierno.

Por Gianfranco Pasquino  - Perfil - 16/06/09

Desde muchos puntos de vista, Silvio Berlusconi es fenomenal: es decir, excepcional. Y lo sabe. En las democracias occidentales nunca ha existido un hombre de negocios que haya logrado conquistar y mantener por un período tan largo el poder político del gobierno. El millonario canadiense-polaco Stanislaw Tyminski perdió las elecciones presidenciales contra el sindicalista Lech Walesa. En Estados Unidos, Ross Perot nunca ganó. Desde que ingresó a la política, en 1993, Berlusconi se impuso en las elecciones de ese año, en 2001 y en 2008, esta última vez de manera muy amplia, y ha perdido dos: en 1996, porque no le fue posible aliarse con la Liga del Norte, y en 2006, apenas por un puñado de votos. Ahora, no sólo quiere conseguir el récord de primer presidente del Consejo italiano que dura en el cargo toda una legislatura. Quiere convertirse, inmediatamente después, en presidente de la República, coronando su estrepitosa carrera política. Mientras sus adversarios vienen y van (en este tiempo el centroizquierda ha tenido seis líderes partidarios y cinco candidatos a jefe de Gobierno), él domina la política nacional y, naturalmente, la de su partido. En las elecciones europeas, a causa de dos escándalos –la condena de un abogado inglés acusado de haber recibido dinero suyo para mentir y la inexplicable visita a una jovencita que cumplía 18 años–, los electores de su partido, Pueblo de la Libertad, le han quitado votos, aunque de todos modos obtuvo muchos más que la oposición. En las elecciones provinciales y comunales, en cambio, el éxito de sus candidatos y del partido de gobierno ha sido muy grande. Es probable que, cuando en 2010 se vote en las regiones, Berlusconi logrará una clara mayoría.

Su éxito está hecho de elementos personales y de elementos que hacen a la política y a la sociedad italianas. Berlusconi es un empresario que tuvo mucho éxito, primero en la construcción y luego en el sector televisivo. Es el propietario de un exitoso equipo de fútbol, el Milan. Amasó una fortuna, al punto que es el décimo octavo hombre más rico del mundo. En el imaginario colectivo de los italianos es, para muchos –obviamente, no para todos–, un mito. Después ha sabido usar su mito tanto solicitando el apoyo de millones de los pequeños empresarios italianos que quieren menos Estado, menos impuestos, menos regulaciones, como usando sus canales de televisión como instrumento de ese consenso. Al respecto, es necesario subrayar dos elementos. Primero, Berlusconi es efectivamente un gran comunicador. Sabe elegir los tiempos y modos de la comunicación, no sólo televisiva, mientras sus competidores son más trabados y menos capaces, tal vez incluso porque critican a la televisión y nunca comprendieron su modo de funcionar. Segundo, Berlusconi ha ofrecido a millones de operadores económicos la posibilidad de publicitar sus actividades gracias a sus canales. La nota doliente surge cuando se mira a la política y la sociedad italianas.

Berlusconi ha sabido, deliberadamente, aprovechar los humores de los italianos contra los partidos, contra la política, contra el Estado (o contra su burocracia). Más en general, la antipolítica ha sido siempre un sentimiento difundido en Italia, apenas enmascarada tras el choque entre democristianos y comunistas, pero los italianos nunca apreciaron a quien vive sólo de la política. La sociedad italiana es muy fragmentada, detallista, egoísta, obviamente con un cierto número de excepciones, dispuesta hasta a tolerar un poco, quizá demasiado, de corrupción. Berlusconi ofrece con su figura una posibilidad de recomposición y sugiere con sus declaraciones que, en suma, un poco de corrupción es algo fisiológico. En definitiva, Berlusconi representa a una parte notable de la sociedad italiana del norte y del sur. Los escándalos no afectan jamás a sus electores, que los atribuyen a un complot de la izquierda apoyada por la prensa internacional. Pero todos estos elementos no serían suficientes para explicar su larga duración en el cargo y su poder político. Berlusconi es un gran trabajador. Ha creado un partido, Forza Italiana, y lo ha hecho más grande al fusionarse con Alianza Nacional. Participa de un número inmenso de reuniones y actividades para motivar a sus seguidores. La estructura organizativa de su política es de tipo nacional. Frente a una oposición vieja y fragmentada, liderada por dirigentes poco capaces, aunque gobierna de forma muy mediocre, Berlusconi surge para más de la mitad de los italianos como la mejor elección, o la menos mala.


*Profesor de Ciencia Política en la Universidad de Bolonia y del Máster en Relaciones Internacionales en Buenos Aires.

16/06/2009 14:21 Autor: cieloytierra. #. Tema: Política Internacional No hay comentarios. Comentar.

El imperio transatlántico en construcción

Las transacciones financieras internacionales bajo control estadounidense

por Jean-Claude Paye*

El sociólogo Jean-Claude Paye continúa su estudio del sistema imperial transatlántico. Luego de describir el nuevo tipo de régimen político de Estados Unidos — que él califica de «estado de excepción permanente» — y analizar los primeros elementos de una administración represiva transatlántica, en lo que respecta al control de pasajeros aéreos, ahora, se enfoca en el acuerdo reciente entre Estados Unidos y la Unión Europea sobre las transacciones financieras. Oportunidad en la cual, nuevamente, la UE renuncia a sus cánones jurídicos para alinearse bajo los estadounidenses.

Tal como el acuerdo firmado en junio de 2007 entre la UE (Unión Europea) y los Estados Unidos sobre la vigilancia de los pasajeros europeos, este nuevo « acuerdo » sobre el control de transacciones financieras legitima una situación creada, en efecto, por los Estados Unidos. En los dos casos por igual, la administración estadounidense se apodera ilegalmente de los datos personales de ciudadanos europeos antes de que la UE le confiera tal derecho, para lo cual le es necesario modificar sus disposiciones jurídicas.

El 23 de Junio de 2006 el New York Times reveló la instalación de un programa, por parte de la CIA, que vigila las transacciones financieras internacionales. El periódico elucidó el hecho de que ,desde los atentados del 11 de septiembre, la sociedad belga Swift («Society for Worldwide Interbank Financial Communications ») transmitió información confidencial al Departamento del Tesorode los Estados Unidos referente a las operaciones financieras de sus clientes.

Swift es una sociedad estadounidense de derecho belga que gestiona el intercambio internacional de datos de unas 8 mil instituciones financieras de 208 países. Esta empresa efectúa la transferencia de datos relativos a los pagos o títulos , incluyendo las transacciones internacionales en divisas. Todo lo anterior, sin hacer circular dinero.

Los datos que se intercambian se almacenan en dos servidores. El primero de ellos, está ubicado en Europa y el segundo, en Estados Unidos. Cada uno contiene la totalidad de los datos. Los mensajes interbancarios que se intercambian en la red Swift contienen datos de carácter personal, protegidos por el derecho belga y por el derecho europeo.

Esta sociedad está, de igual manera, sujeta al derecho estadounidense, ya que uno de sus servidores está en suelo estadounidense. Por esta razón, a esta sociedad le fue posible violar el derecho europeo para someterse a la conminación del Ejecutivo estadounidense. Las autoridades belgas siempre se negaron a emprender acciones legales en contra de Swift, a pesar de haber constatado numerosas transgresiones de la empresa al derecho belga y europeo.

No olvidemos que el sistema Echelon y el programa de vigilancia de la NSA (Agencia de Seguridad Nacional de los Estados Unidos N. de la T.) le permiten a Estados Unidos apoderarse de información electrónica, incluyendo los datos financieros de Swift, en tiempo real. Su lectura es tanto más fácil, en cuanto, los criptosistemas DES, DES triple y AES de los datos concernientes a las transacciones mundiales entre bancos, son estándares estadounidenses patentados en USA. El Ejecutivo de los Estados Unidos se provee, entonces, de datos que ya poseía o que le sería muy fácil obtener. De lo anterior se desprende, que el objetivo principal de estas exigencias, por parte de Estados Unidos, es obligar a las sociedades privadas a transgredir el derecho europeo e inducir a las autoridades políticas de ese continente a transformar sus leyes para poder autorizar la apropiación de información. Para el gobierno de Estados Unidos no se trata, únicamente, de la instalación de un sistema de control en tiempo real de las transacciones internacionales, sino más bien de legitimarlo.

Nunca se consideró la suspensión de la transferencia de información hacia las aduanas estadounidenses, ni siquiera después de la divulgación del asunto. Swift se adhirió a los principios del Safe Harbor, que « garantizan » la protección de los datos almacenados bajo normas análogas a aquellas en vigor en la Unión Europea, con el objeto de adaptarse, formalmente, a la Directiva de la Unión Europea sobre protección de datos personales.
Esta adhesión redunda en un autocertificado que, supuestamente, proporciona garantías en cuanto a posibles impugnaciones ante autoridades independientes. Sin embargo, la calidad de independencia de tales autoridades está poco definida. El Safe Harbor deja en una situación vulnerable a la persona concernida. Es ella quien deber verificar la situación de conformidad del organismo estadounidense que trata sus datos y, si le es necesario, es quien debe encontrar y recurrir a la autoridad independiente de control apta para estudiar su caso. Si, a pesar de todos estos obstáculos, una persona o empresa tiene la posibilidad de constatar una falta en el proceso y logra entablar acciones, el gobierno estadounidense puede, incluso, apelar a la noción de « secreto de Estado » para, así, impedir cualquier acción judicial.

En cuanto a la cláusula del « acuerdo » de junio de 2007 que autoriza la obtención de datos personales por parte de los Estados Unidos, ésta representa la concretización de un acuerdo unilateral de los Estados Unidos. a fin de cuentas, no se trata de un acuerdo bilateral como lo pretendió el Parlamento europeo, sino de un texto cuyo contenido puede ser modificado sin la aprobación de las dos partes. El gobierno estadounidense tiene la facultad de modificar sus compromisos según la evolución de su legislación nacional o según su voluntad, en el caso en que decida emitir nuevas exigencias, todo esto, sin necesidad de ratificar ni, incluso, consultar a la otra parte.

El Departamento del Tesoro de los Estados Unidos da garantías meramente formales en cuanto a la utilización de los datos. Se compromete a utilizarlos o intercambiarlos con otras agencias o terceros países con el propósito exclusivo de la lucha contra el terrorismo. Sin embargo, la definición de terrorismo es tan amplia que puede aplicarse a cualquier persona u organización aludida por el gobierno estadounidense.

Los datos inmóviles no serán conservados más allá de cinco años después de su recepción. Periodo de tiempo lo bastante suficiente para que las agencias estadounidenses los utilicen a su gusto.

Como garantía del respeto a la confidencialidad de la información, la parte estadounidense insiste en la existencia de varios niveles independientes de control. El acuerdo menciona « otras administraciones oficiales independientes », como también un « consultorio de auditoría independiente ».

El hecho de que un órgano se considere una institución independiente de otro órgano del mismo Estado, es algo que habla bastante sobre la mera formalidad de esta autonomía. La misma observación puede hacerse en cuanto a la auditoría independiente. Del mismo modo, cuando el caso Swift salió, en junio de 2006, a la luz, el gobierno estadounidense ya había declarado que no existió abuso en la utilización de los datos, puesto que el acceso a éstos era controlado por una sociedad privada « externa », el grupo Booz Allen [1] una de sociedades las más importantes contratadas por el gobierno de los Estados Unidos.

La interpretación entre lo que se considera público y lo privado es orgánica. Que tal sociedad privada pueda considerarse independiente del Poder Ejecutivo de los Estados Unidos, pone en evidencia la falta de solidez de las garantías obtenidas por los negociadores europeos.

Este nuevo « acuerdo » deja de manifiesto la existencia de una estructura política imperialista, en la que el gobierno de Estados Unidos se encarga de dar las órdenes, mientras que las instituciones europeas se dedican, simplemente, a la tarea de legitimar frente a su población. En efecto, no se trata de un acuerdo entre dos potencias soberanas, puesto que no existe más que unas sola parte, que es el gobierno estadounidense, quien consolida su derecho de disponer de datos personales de europeos, y quien, en compensación concede, de manera unilateral, garantías meramente formales que , al mismo tiempo, pueden modificarse o suprimirse unilateralmente. Así, el Ejecutivo estadounidense ejerce directamente su soberanía sobre la población de los dos lados del Atlántico .

 

16/06/2009 11:23 Autor: cieloytierra. #. Tema: Política Internacional No hay comentarios. Comentar.

Estados Unidos entra en el foro de la ONU de derechos humanos

Estados Unidos ocupará por primera vez un asiento en el Consejo de Derechos Humanos de la ONU, después de años de boicoteo a este órgano por la Administración de George W. Bush. Una votación celebrada ayer en la asamblea general le otorgó, junto a otros 17 países, un asiento para un periodo de tres años.

Barack Obama anunció en marzo que su país se postularía para entrar en este órgano de 47 miembros, como parte de una estrategia más amplia para iniciar "una nueva era de compromiso" con el resto del mundo. Cuando era presidente, Bush había acusado al Consejo, creado en 2006, de estar formado por países anti-israelíes y poco respetuosos de los derechos humanos.

Entre los países que fueron elegidos ayer se encuentran China, Cuba o Arabia Saudí. EE UU necesitaba 97 votos, la mayoría simple, para ser elegido, quórum que superó con holgura, al obtener 167 apoyos.

 

Obama ordena bloquear la publicación de fotografías de torturas a prisioneros entre 2001 y 2006

http://www.elpais.com/articulo/internacional/Obama/ordena/bloquear/publicacion/fotografias/torturas/prisioneros/2001/2006/elpepuint/20090513elpepuint_11/Tes

Fuente: El País

13/05/2009 13:02 Autor: cieloytierra. #. Tema: Política Internacional No hay comentarios. Comentar.

"Hay un punto de no retorno en el que la guerra sale rentable"

M. MORA / J. M. MUÑOZ - Jerusalén - 12/05/2009

Meir Margalit (Buenos Aires, 1952), concejal del partido de izquierda Meretz en el Ayuntamiento de Jerusalén y pacifista convencido, se siente cada vez más aislado en su país. Ayer, fue uno de los siete ediles que asistió a la bienvenida del Papa: "Los otros 24 no han ido. Los derechistas le ven como antisemita; los ultraortodoxos, porque es cristiano". Crítico con la ocupación de los territorios palestinos, Margalit no deja de creer en la utopía de la paz, aunque advierte que "Israel está llegando al punto de no retorno en el que la guerra le resulta más rentable".

Pregunta. ¿Cuál cree que es el objetivo del viaje del Papa?

Respuesta. Creo que tiene un honesto deseo de peregrinar, y deseos de mediar en el conflicto, entre otras cosas para cuidar los intereses de la Iglesia. En 1967 había 16.000 cristianos en Jerusalén, hoy hay 11.000. Si se divide la ciudad es lógico que quieran estar en las negociaciones.

P. ¿Tiene poder para hacerlo?

Fuente: Diario El País

R. El peso de la Iglesia en EE UU es grande, pueden negociar a través de terceros. No hay día que Washington no mande un mensaje a Netanyahu para intentar ablandarlo. Creo que la visita se engarza en ese nuevo intento.

P. ¿Y qué busca Israel con el viaje? ¿Perdón, imagen, negocio?

R. Los peregrinos gastan poco, así que no creo que busque eso. Una buena razón es limpiar su imagen deteriorada. Los periodistas verán sólo una cara de la moneda. La discriminación no la mostrarán. Las casas derribadas, los controles y el absoluto abandono oficial de las escuelas palestinas, todo eso no se verá.

P. ¿Israel quiere la paz?

R. El conflicto tiene muchas causas. La política es una de ellas, pero la religión aquí no es santa. La tecnología militar y la industria de seguridad son fundamentales. Con el alma digo que mi país quiere la paz. Con la cabeza pienso que la guerra es irreversible.

P. ¿Nadie denuncia eso?

R. Hay un 80% de fundamentalistas. Ha crecido el número de jóvenes que elude hacer el servicio militar. El descontento está rugiendo y puede explotar.

P. ¿Acabará Israel pareciéndose a un Estado fascista?

R. Si un país habla como fascista, camina como fascista y actúa como fascista, es un país fascista. Nos estamos comportando así. Muchas cosas recuerdan a la Alemania de 1933. Sólo nos salvaremos si lo reconocemos.

 

12/05/2009 11:18 Autor: cieloytierra. #. Tema: Política Internacional No hay comentarios. Comentar.

Obama - entre amarillismo e investigación periodística

¡Cuidado con Obama !
¡No es lo que la gente piensa! ¡Tratan de presentarlo como un musulmán; ¡puede haberlo sido! ¡En los Estados Unidos lo quieren esconder, pero en el resto del mundo es algo que podría caer bien!

Substancialmente soy un escritor e historiador. He escrito sobre el terrorismo en Europa Central, un libro sobre Bush padre, «La biografía no-autorizada de George Bush», que es bastante conocido en el internet, otro sobre la crisis económica mundial «Sobreviviendo al cataclismo». También he escrito ensayos de historia «Contra la oligarquía», luego el libro «11 de Septiembre : Terror fabricado en los USA». Este año se ha publicado «Obama: un golpe post-modernista, la creación de un candidato manchuriano», pero encuentro el fenómeno Obama tan alarmante que he escrito un segundo libro «La biografía no-autorizada de Obama».

En términos de política estadounidense, mi deber es básicamente el de llamar la atención sobre las operaciónes encubiertas que son más peligrosas. Durante el período entre 2001 y 2007 se trató del mito relacionado con 11 de Septiembre y las guerras contra Afghanistán e Irak.
Hasta la mitad de 2007 la guerra contra Irán también representaba un verdadero peligro, sobre el cual concentré mi atención. Ese peligro ha disminuído y actualmente el peligro más importante es una operación encubierta vinculada con la candidatura de Obama.

Se trata de un golpe de estado político con consecuencias graves para el mundo porque la política que representa Obama es aún más agresiva, más militarista y en general más catastrófica de lo que hemos visto con los neo-conservadores.

No se puede decir nada bueno acerca de McCain; pero sí cosas mucho peores de Obama. Es una tragedia mundial en gestación, habrá una situación catastrófica si Obama es elegido presidente.
Es un títere de la Comisión Trilateral y de Brzezinski en particular. Son un grupo de banqueros que controlaron en el pasado a la administración Carter. Pocos se recuerdan de lo desastrosa que fue tanto en lo económico como a nivel estratégico.

Ahora este mismo grupo nos ha puesto a otro títere, esta vez con mayor preparación e indoctrinación. Han decidido introducir a una nueva cara; no a alguien de derecha, ni a un neo-conservador pero a un demagogo de izquierda que promete cambio y esperanza, que en la realidad representa a una política cualitativamente más destructiva y es capáz de comvertir a Europa cómo una herramienta para sus fines, como platillos deshechables, porque el proyecto de la administración Obama apuntará a ampliar el teatro de las guerras mucho más allá del Medio Oriente.

Porque según Brzezinski el centro del poder en el mundo no se encuentra en Irán, sino en Moscú y Pekín y está determinado a aplastar o hacerle la vida dura a Rusia y China en la siguiente etapa [para que estos países no progresen más] para perpetuar la dominación angloestadounidense por otros cién años.
¡Ese es el proyecto! Más ambicioso que cualquier neoconservador, y más aventurero y peligroso. La visión romántica que los europeos tienen de Obama podría llevarlos al suicidio si no entienden esto.

Hay gente de derecha que no sabe cómo atacar a Obama. Yo diría que es un títere del capital financiero controlado por círculos tan siniestros cómo el de Rockefeller, Soros y demás cuyo proyecto apunta a una austeridad extrema, una reducción salvaje del nivel de vida y básicamente el sometimiento de los Estados Unidos a la miseria y al empobrecimiento.

En términos de política exterior, el plan es buscar el enfretamiento con Rusia y China. Para esto necesitan una cobertura de izquierda y frente a esto la derecha no sabe cómo ubicarse. Acusa a Obama de ser comunista, lo que es absurdo ya que es un sirviente del capital financiero, o de ser musulmán porque su segundo nombre es Hussein.

El vivió en Indonesia por un tiempo y pudo haberse considerado como tal en un momento dado. Pero pareciera que los dos padres de Obama – el biológico de origen kenyano por el cual fue abandonado, y el indonesio que luego lo adoptó – se dedicaban más a la botella de Johnny Walker etiqueta negra [marca de whisky] que al Islam. Por lo tanto, la vinculacíon islámica no tiene mucho peso.

Ahora bien, de momento que como candidato a la presidencia tendrá acceso al botón termo-nuclear para lanzar mísiles intercontinentales con bombas-H, el público tiene derecho a saber absolutamente cada detalle acerca de Obama: si fue musulmán – a mí me da igual pero a cierta gente podría molestar – si es VHI seropositivo, si tiene una casilla judicial, si es bi-sexual, si usó cocaína ... todas acusaciones que se han formulado.

Obama es un títere de los peores círculos imperialistas ... se identifica con el mismo proyecto imperialista pero ejecutado de una forma más eficáz y sofisticada aunque al final es más demencial y cruel.

En el caso de Irán, un neoconservador como McCain dice “vamos a bombardear a Irán” y Brzezinski contesta “están locos ... no pueden hacer eso; son demasiado débiles, fundidos, aislados. Yo no quiero que Estados Unidos hagan una guerra contra Irán; yo quiero que Irán esté en guerra contra Rusia!” “Utilicemos a Irán como un instrumento para jugarlo contra Rusia. Les puedo mostrar cómo hacerlo... yo jugué en Afganistan contra la Unión Soviética y la destruí”.

Siria es otro ejemplo. Los neoconservadores dirían ... “ataquemos a Siria” mientras Brzezinski piensa que hay que negociar con Siria. Hay una muy importante base naval rusa en Tartus sobre el Mediterraneo; Brzezinski estuvo en Irán hace poco para laRand Corporation. El objetivo sería sacar a los rusos de Tartus y de conseguir que Siria se torne en contra de Rusia.

En lugar de ser el blanco, los musulmanes serían utilizados como carne de cañón para el proyecto que apunta a Rusia y China. En el Turkistán chino hay una minoría musulmana, los Huigur; el plan de Brzezinski es de involucrarlos en una insurrección, como la que está fomentando en Tibet.
O sea, que la lista de blancos potenciales "target list" [en inglés puntos de mira] conocida hasta ahora se está agrandando; ahora hay que agregar a Sudán, país musulmán de la Liga Arabe.

¿Por qué Sudán? ¿Qué pasa con Darfur? ¿Están realmente preocupados por la crisis humanitaria? No, están preocupados porque el 7% del petróleo para China viene de Sudán y por lo tanto están desesperadamente buscando un pretexto para penetrar en ese país y generar un corto-circuito al General Bashir [general que dirige Sudán] y cortar el abastecimiento de petróleo a China.

Hasta ahora se ha venido especulando si, cuándo y quién atacaría a Irán.
Yo digo que los Estados Unidos e Inglaterra no lo harán, aunque no puedo excluír que algún loco israelí lo pueda hacer pero no me parece probable.
Pero hay un ataque que se está realizando en este momento contra Pakistán, otro país musulmán de 160 milliones de habitantes y u país que posee armas nucleares y los medios para emplearlas.

Durante la campaña electoral, Obama afirmó que quiere el bombardeo unilateral del noroeste de Pakistan. McCain y Hillary Clinton dijeron que no estaban de acuerdo... hasta Bush dijo ¡no! Y ahora los Estados Unidos, según los deseos de Obama, estan bombardeando la región noroeste de Pakistán.
Las tropas estadounidenses, con la OTAN y los afganos están preparando la invasión de Pakistán desde la frontera afgana. ¿Por qué lo hacen?

Es la única parte del mundo con relación a la cual se sigue hablando de Osama Bin Laden, Al Qaeda, la guerra contra el terrorismo... ¡toda esta mitología de ridiculideces! Quieren destruir al gobierno central pakistanés.

Todos habrán escuchado al primer ministro pakistanés decir “nuestro honor y soberanía no permiten la penetración de nuestro país por parte de tropas extranjeras”... y tiene toda la razón, pero los Estados Unidos y la OTAN lo estan haciendo en funcion de la nueva política cuyo objetivo es destruir a Pakistán.

Irak está despedazado en tres partes; Pakistan va a estar dividido en cuatro partes. ¿Por qué? No tanto porque se trata de un país islámico, aunque eso juegue un cierto rol, como el hecho que es un aliado potencial de China. Lo ha sido tradicionalmente y en una situación de crisis, Pakistán gravitaría hacia China.

Veamos nuevamente la lista de países-blancos de la cual Irán quedaría excluído como candidato para el enfrentamiento con Rusia: nos quedamos entonces con ¡Sudán y Pakistan! Este es el cambio y Obama es el que exigió los ataques contra Pakistán.
Irónicamente McCain resulta ser más amigo de los musulmanes que Obama! McCain discutió con el General Musharaf diciendo que nunca tomaría una acción unilateral, mientras Obama insiste que tiene que ser unilateral... esta es la política de Brzezinski. Obama no tiene ideas propias, ni siquiera sabe donde está Pakistán, repite simplemente lo que dice Brzezinski.

El argumento de Brzezinski a los neoconservadores es que están tan obsesionados con Israel, el Golfo Pérsico, Irak e Irán que han perdido de vista el cuadro global; la verdadera potencia en el mundo es Rusia y China, los únicos países con una verdadera capacidad de resistir a Estados Unidos e Inglaterra y sobre los cuales tendrían que fijar su atención. En esta configuración, la India se conviertiría en un pieza capital interesante.

Japón es otro ejemplo. Hubo recientemente una reunión cumbre entre Japón y China. La pregunta es si Japón se prestaría al tipo de desestabilización de China planeada por Brzezinski. El gobierno japonés ya contestó negativamente, subrayando que una situación de caos en China no serviría los intereses de Japón. Taiwan parece estar alineado sobre la misma posición al haber recientemente votado por el partido que no quiere la independencia y en favor de negociar con el gobierno central chino (mainland China). El mundo entero se está alineando.

El problema con Obama es que tendremos el mismo imperialismo con una nueva cara, con ¡cirugía estética! Uno de los objetivos es utilizar a esa cara para África. En esta región, el objetivo es expulsar a los chinos privándolos del petróleo, minerales, materias primas y otras comodidades que sacan de África.

El juego de Brzezinski es intentar aislar a China, acorralarla hasta que no tenga otra opción que buscar el petróleo de Rusia en el este de Siberia. En otras palabras, el final del juego es de jugar China contra Rusia, destruir a ambas y volver a imponer el dominio mundial anglo-americano por otros cien años.

Hay también una misión [objetivo] para Europa. Con Bush o McCain la imagen de Estados Unidos está deteriorada y sus políticas discreditadas.
Con esta nueva cara y la demagogia de Obama consiguen el apoyo de multitudes de jóvenes e individuos que no se dán cuenta del engaño.
Obama quiere tener a Europa cómo una herramienta (tonto útil) contra Rusia. Yo les aconsejaría tomar conciencia de lo que Obama está ofreciendo a Europa y de no seguir ese camino. Y si Obama visita Londres, París o Berlín, sería importante que la gente le manifieste su desacuerdo.

Esta es la política impulsada por la «otra faceta» del plan Brzezinski es: la expansión de la OTAN muchísimo más allá de las líneas estipuladas en el acuerdo de 1990-91. La OTAN no hubierpo podido ni entrar en Alemania del Este, y ahora ya está en Lituania, Ukrania, Georgia y en otros lugares. Luego de la crisis de los mísiles en Cuba en 1962, estamos encaminados hacia una crisis similar en Polonia que va a ser mucho peor.

Además de elementos en Polonia, ya hay una presencia en la República checa y hasta en Lituania justo con la frontera con Rusia.
¿Cuál es el objetivo de esto? Es el de tener la capacidad para un primer ataque sorpresa que destruiría el potencial nuclear ruso en el suelo y luego neutralizar un contra-ataque ruso a través de los mísiles estacionados en Polonia. Esto representaría un paso hacia la Tercera Guerra Mundial.

La independencia de Kosovo dominado por un clan de criminales es otra faceta del plan Brzezinski que sirve para enfrentar a Rusia. Hoy tenemos la captura de Karadjic, un hombre despreciable sin duda, pero ¿por qué ahora?
Otro factor que sirve para irritar las relaciones con Rusia, como el enfrentamiento entre Rusia y Georgia. Estamos llegando a un alcance estratégico global; ya no es sólamente Irak, Irán y el Golfo Pérsico sino una estrategia global concebida por Brzezinski.

Esto ya está operando dentro de los Estados Unidos. Bush y Cheney ya se fueron, pero todo va a continuar igual, estas comparsas se fueron para dar una impresión de normalidad. El poder está ahora en las manos del Principals Committee, una especie de Comité interministerial integrado por Rice del Departamento de Estado, Gates del Pentágono, Paulson de la Tesoría, el Almirante Mullen del Comando militar es otro elemento muy importante.

Sin embargo, estos individuos son burócratas sin políticas proprias; la política que están implementando es la de Brzezinski. O sea, no habrá ataque contra Irán, llegar a un acuerdo con Corea del Norte – ¡lo que casi le causó a Cheney otra crisis cardíaca! – , por otra parte atacar a Pakistán, preparar un ataque contra Sudán, y también contra Zimbabwe y Birmania.

En muchos casos se evocan razones humanitarias como justificación, ya no Bin Laden o Al Qaeda excepto el caso de Pakistán. En Sudán y en Zimbawe la cobertura son los derechos humanos, cómo en la época de Carter cuando Brzezinski dirigía el Consejo de Seguridad Nacional.

Lo que vemos es un cambio de un imperialismo con banderas (slogans) de derecha a un imperialismo con banderas de izquierda.

Pero el contenido es el mismo o peor, porque los neoconservadores tenían una ventaja, la de agredir a países relativamente inofensivos.
Era obvio para todos que Irak no hubiera podido atacar a Estados Unidos directamente, tampoco le sería fácil a Irán hacerlo. Pero en el caso de Rusia a China, las cosas aparecen muy diferentes porque estos países tinen mísiles balísticos intercontinentales; se pueden defender y lo harán.

Entonces el juego de los neoconservadores está terminado pero por lo menos su locura tenía límites, mientras con Brzezinski la locura es esencialmente ilimitada.

Webster G. Tarpley - Webster Griffin Tarpley is an author, journalist, lecturer, and critic of US foreign and domestic policy.

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23/04/2009 13:18 Autor: cieloytierra. #. Tema: Política Internacional No hay comentarios. Comentar.

Tres mil dólares por casarse con una "viuda de mártir"

Hamás ofrece esta cantidad de dinero para mejorar el nivel de vida de las mujeres que perdieron a su marido en la ofensiva militar de Israel

20/03/2009 10:25 Autor: cieloytierra. #. Tema: Política Internacional No hay comentarios. Comentar.

Somalia, la espiral del caos

A Osama Bin Laden no le gusta el nuevo presidente de Somalia, el jeque Sharif Sheij Ahmed, un islamista moderado que cuenta desde enero con el apoyo de EE UU y Etiopía, a pesar de que le combatieron en 2006 cuando dirigía la Unión de Tribunales Islámicos (UCI, en sus siglas en inglés). Bin Laden llama a su derrocamiento en una cinta grabada "por colaborar con el infiel", es decir, la ONU, que trata de reconstruir un Estado inexistente desde 1991. Del caos surgen los piratas que atacan barcos en aguas internacionales y los grupos vinculados a Al Qaeda, como Al Shabab, milicia que domina la zona meridional del país y el sur de Mogadiscio.

Somalia ni siquiera es un Estado fallido, es un Estado inexistente. A la comunidad internacional le preocupan los piratas que capturan sus barcos, pero nadie se interesa por las causas: la miseria y corrupción, que son los motores de la guerra.

A Washington le ha costado dos años y un cambio en la Casa Blanca (Barack Obama) para entender los matices: que la única forma de combatir a los radicales son los propios islamistas; ahora distingue entre buenos y malos. La reacción de Bin Laden demuestra que el envite es serio. Funcionó en Irak (cuando EE UU pactó con la insurgencia suní) y puede funcionar en Somalia y Afganistán. El objetivo es encontrar ojos que sepan quién es el enemigo.

Fracasada la opción de los llamados señores de la guerra laicos apoyados por Etiopía, la apuesta es el jeque Sharif. En su ascenso se mimaron los detalles: coincidió con la salida del último soldado etíope arrebatando a Al Shabab su gran arma propagandística, la lucha contra el invasor.

El presidente se dispone a dar un segundo golpe: aprobar la sharia (ley islámica), en una versión moderada que permita el cine y no obligue a las mujeres a cubrirse por entero. La última vez que la UCI introdujo la sharia fue la excusa para activar la maquinaria de guerra que los expulsó del poder en diciembre de 2006.

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20/03/2009 10:22 Autor: cieloytierra. #. Tema: Política Internacional No hay comentarios. Comentar.

¿Quién ganó en El Salvador?

M. Á. BASTENIER 18/03/2009  - El País

Se sabe quién ha perdido las elecciones presidenciales de El Salvador; pero no hay absoluta constancia de quién ha ganado. Derrotado, el ultraderechista Arena (Alianza Republicana Nacionalista) que lleva en el poder cuatro mandatos desde 1989; que ensangrentó el país con los infamantes escuadrones de la muerte; que planeó el asesinato del arzobispo Óscar Arnulfo Romero en 1980, y que clonaba los impulsos más reaccionarios de Washington. Y ganador, al menos nominal, el izquierdista FMLN (Frente Farabundo Martí de Liberación Nacional), pero dentro del cual o en sus alrededores conviven dos almas bien distintas.

Si el FMLN, heredero de la guerrilla que firmó la paz con un Gobierno semidemocrático en 1992, ha tardado 20 años en llegar al poder, habrá que preguntarse a qué tanta demora. Aquella fuerza revolucionaria estaba muy debilitada por la ofensiva militar armada y financiada por Estados Unidos en 1989; en 1990 los sandinistas, que eran como sus hermanos mayores guerrilleros, perdían el poder en elecciones democráticas; y desde ese año o el siguiente, con la desaparición de la URSS, era obvio que la arruinada Cuba ya no podía ser Meca de nadie. Durante todo ese tiempo, los espacios públicos de poder, que Gilles Bataillon ha llamado intersticiales porque se debían al solapamiento imperfecto entre intereses militares y capital agroexportador, limitaban el acceso del nuevo partido al ciudadano, como consecuencia de lo cual la tasa de asistencia a las urnas apenas solía superar el 50%. El FMLN acababa, sin embargo, en esta ocasión de ganar las legislativas -35 escaños contra 32 de Arena, en enero pasado- y en las presidenciales votaron dos tercios del censo, lo que favorecía a la izquierda. El Frente, finalmente, presentaba en las elecciones la otra mejilla, encarnada en el candidato socialdemócrata Mauricio Funes, en lugar de los ex guerrilleros que habían sido sus aviesos antecesores.

Hay que preguntarse, entonces, en qué medida el presidente electo domina o es dominado por el aparato del partido, porque de ello dependerá el rumbo del llamado pulgarcito de Centroamérica, que puede escorarse hacia el chavismo venezolano o a la prudencia personificada del brasileño Lula. Y el salvadoreño cuenta para respaldar sus decisiones con una especie de fuerza personal de despliegue rápido, llamada los amigos de Funes, entre los que figuran varios empresarios a los que no se sospecha de bolivarianos, pero también el ex guerrillero Hato Hasbún, de origen palestino, posiblemente sobrevenido a días más apacibles.

La línea dura se halla, con todo, al otro lado del sillón presidencial encarnada por su vicepresidente, Salvador Sánchez Cerén, que opina que todo lo que perjudique a Estados Unidos es bueno para la humanidad. El ex guerrillero reciclado conferenciante en Oxford, Joaquín Villalobos, asegura que tras esa facción está el Partido Comunista, aunque no aclara quién está detrás del partido, porque ya ha pasado el tiempo en que el comunismo ponía presuntamente en peligro el equilibrio universal.

El giro es, sin embargo, gigantesco aún en la hipótesis más domesticada. El jefe del Estado saliente, Elías Antonio Saca, ha sido el último líder latinoamericano en mantener tropas en Irak; se alineó el primero con el presidente George W. Bush en la guerra contra el terror copiando hasta el último codicilo de la Patriot Act norteamericana; y fue también el más presuroso en firmar el CAFTA (Acuerdo de Libre Comercio Centroamericano) con Washington, por todo lo cual recibió unos 500 millones de dólares de ayuda en los últimos cinco años.

Las primeras declaraciones del presidente electo confortan, en cambio, a Brasilia, porque cuando dice que profundizará relaciones con Estados Unidos está claro que, con Barack Obama en la Casa Blanca, quiere decir algo radicalmente distinto de lo que significarían esas mismas palabras pronunciadas por Saca en tiempos del anterior presidente republicano. Esos méritos taumatúrgicos son los que tiene el nuevo líder norteamericano, hasta el punto de que la sola mención de su nombre evoca en la opinión Alianza de Civilizaciones, diálogo multipolar, mano tendida a los íncubos de Bush, y, sobre todo, síntesis de extremos, que es lo que guía la política de Lula; pero, legítimamente, también hay que preguntarse cuánto durará esa exposición del santísimo.

Funes hizo, por último, una cita político-literaria en su discurso de la victoria, cuando dijo que tocaba El turno del ofendido, título de un libro de Roque Dalton, el revolucionario salvadoreño asesinado por sus camaradas en 1975, para añadir que aquel era el turno "de los auténticos demócratas". ¿En quién estaría pensando?

18/03/2009 12:51 Autor: cieloytierra. #. Tema: Política Internacional No hay comentarios. Comentar.

Separar la diplomacia de la justicia ...

"Separar la diplomacia de la justicia contribuye a garantizar que la impunidad por los crímenes de guerra nunca pueda ser parte de las negociaciones diplomáticas, tentación siempre presente" (J.I. Torreblanca)

Falso dilema sudanés

JOSÉ IGNACIO TORREBLANCA 09/03/2009 - El País - España

El pasado miércoles, la Corte Penal Internacional (CPI) ordenó el arresto del presidente de Sudán, Omar al Bashir. Se le imputan siete cargos relacionados con la muerte de más de 300.000 civiles en Darfur: cinco por crímenes contra la humanidad (asesinato, exterminio, deportación forzosa, tortura y violación) y dos por crímenes de guerra (ataques a civiles y saqueos). La Corte no ha secundado, sin embargo, la petición del fiscal de incluir dos cargos por genocidio ya que no considera que, tal y como exige el artículo sexto del Estatuto de Roma, por el que se fundó la Corte, las pruebas presentadas revelen la intención del Gobierno sudanés de "destruir, en parte o en su totalidad" los grupos étnicos Fur, Masalit y Zaghawa. Con ello, la Corte cierra un círculo que se abrió en mayo de 2007 con las órdenes de arresto de Ahmed Haroun (ex ministro del Interior) y Ali Kushayb, supuesto líder de la milicia janjaweed de la cual el Gobierno de Jartum se valió durante los cincos años (2003-2008) que duró la campaña de terror en Darfur.

La decisión ha sido recibida con más preocupación que alegría. Se argumenta que la orden de arresto radicalizará aún más al régimen de Bashir y hará descarrilar definitivamente las ya sumamente frágiles negociaciones de paz entre el Gobierno y los varios movimientos guerrilleros que controlan el sur y oeste del país. Desde esta perspectiva, la represalia adoptada por el régimen sudanés, que ha procedido a expulsar del país a 13 ONG que prestan ayuda humanitaria no haría sino confirmar la difícil convivencia, cuando no la incompatibilidad más radical, entre los fines de la justicia internacional (situados en el orden de lo moral) y los fines de la diplomacia (situados en el orden de lo práctico).

Es innegable que estas consideraciones merecen cierta atención, especialmente cuando se predican sobre un transfondo dominado, primero, por una (comprensible) mala conciencia por el pasado colonial europeo y, segundo, por una duda (razonable) acerca de si no estaremos ante un nuevo episodio que prueba el doble rasero con el que se aplica la justicia internacional. Que Estados Unidos se permita ponerse del lado de los que imparten lecciones de justicia internacional después de lo que ha caído en estos últimos años (desde Guantánamo a Irak), cuando, para colmo, ni siquiera ha ratificado el estatuto de la Corte Penal Internacional y sigue garantizando la más absoluta impunidad de Israel, debilita sin duda la causa de la justicia internacional.

Pero todo esto no anula las motivaciones de la Corte, ni debe detener sus procedimientos, como ha solicitado la Unión Africana, que se ha movilizado para pedir al Consejo de Seguridad que suspenda el procesamiento de Bashir para dar tiempo a las conversaciones de paz. Como ocurre siempre en estos casos, los sofisticados argumentos de los abogados acerca de sus clientes chocan con la transparencia y brutalidad de las acciones de los acusados. Que después de alimentar un conflicto que ha dejado más de 300.000 muertos y dos millones y medio de refugiados, Bashir se permita expulsar a unas agencias de las que dependen para alimentarse más de un millón de personas confirma que no ha entendido nada de lo que le está pasando. En realidad, muy bien pudiera ocurrir que el Consejo de Seguridad se viera obligado a activar el principio de la responsabilidad de proteger y actuara contra el régimen de Jartum si éste sigue desentendiéndose de la suerte de sus ciudadanos.

El procesamiento de Bashir es pues una buena noticia: confirma que la impunidad retrocede, y que la justicia, aunque lentamente, progresa. La Corte mantiene abiertos tres casos más (en Congo, Uganda y la República Centroafricana) contra señores de la guerra africanos, en todos a petición de los Gobiernos en cuestión, que sí que creen en la legitimidad y utilidad de la Corte (20 Estados africanos estuvieron entre los promotores de la Corte y más de treinta ratificaron su estatuto posteriormente). Además, la reciente creación de un tribunal internacional para juzgar el asesinato del primer ministro libanés, Rafiq Hariri, o las severísimas condenas a los responsables serbios de la limpieza étnica en Kosovo demuestran que, por fin, la justicia internacional se abre camino por encima del sacrosanto principio de la soberanía.

Como ha recordado Desmond Tutu, el surafricano Premio Nobel de la Paz, es la ausencia de justicia la responsable última de que no haya paz. Por ello, aunque muchos consideren que la judicialización de las relaciones internacionales puede ser contraproducente para la paz, la realidad puede más bien ser la contraria: en el fondo, separar la diplomacia de la justicia contribuye a garantizar que la impunidad por los crímenes de guerra nunca pueda ser parte de las negociaciones diplomáticas, tentación siempre presente. Como se ha puesto de manifiesto esta semana, quien tiene un problema llamado Bashir es el régimen sudanés, no la comunidad internacional.

 

Al Bashir desafía al mundo desde Darfur

 

09/03/2009 15:34 Autor: cieloytierra. #. Tema: Política Internacional No hay comentarios. Comentar.

¿La CIA metiendo sus narices en el petróleo boliviano y más?

Bolivia pone en jaque a agencia estadounidense CIA

Mario Hubert Garrido

 

  • Derechos Humanos: Bolivia desacredita informe de EE.UU.

    Waldo Mendiluza

    La Paz, 28 feb (PL) Sectores de la sociedad boliviana descalificaron las acusaciones lanzadas por Estados Unidos en su informe anual sobre los derechos humanos, al considerarlas procedentes de un país sin moral para emitir tales juicios.

     

    Autoridades, legisladores, dirigentes populares y activistas criticaron el documento presentado el pasado 25 de febrero, una copia al carbón de los emitidos por Washington en los dos anteriores años de gestión del presidente Evo Morales.

    Nuevamente el Departamento de Estado, en esta ocasión a través de su recién estrenada secretaria, Hillary Clinton, atribuyó al ejecutivo abusos de las fuerzas de seguridad, amenazas a las libertades civiles, condiciones inhumanas en las cárceles, ataques a la prensa y corrupción.

    En materia de derechos humanos ellos tienen una viga en el ojo, por tanto carecen de autoridad para hablar del tema, afirmó en conferencia de prensa el viceministro de Coordinación con los Movimientos Sociales, Sacha Llorenti.

    De acuerdo con el funcionario, un gobierno que tortura, castiga a personas inocentes y protege a genocidas y terroristas debe guardar silencio al respecto.

    Llorenti señaló el refugio brindado al ex presidente boliviano Gonzalo Sánchez de Lozada y al terrorista internacional Luis Posada Carriles, además de mencionar el bloqueo norteamericano contra Cuba, medida económica, comercial y financiera vigente desde 1962.

    Sánchez de Lozada ordenó la masacre del llamado “Octubre negro de 2003”, cuando en una protesta en defensa del gas murieron 65 personas y 400 resultaron heridas.

    Por su parte, Posada Carriles es responsable, entre otros crímenes, de la voladura en pleno vuelo de una aeronave cubana, atentado en el cual perdieron la vida 73 seres humanos.

    Sobre la Casa Blanca -agregó Llorenti- también pesan las torturas, atropellos e ilegalidades cometidas en la prisión iraquí de Abu Ghraib y en la aún abierta cárcel de la base naval de Guantánamo, territorio ocupado por Estados Unidos contra la voluntad del gobierno y pueblo cubanos.

    Para el senador por el Movimiento al Socialismo Ricardo Díaz, desautorizar el informe amparado en una ley que data de 1961 es tan fácil como recordar La negativa de Washington a incorporarse a mecanismos universales de derechos humanos.

  • (Ver la compilación de Cielo y Tierra, sobre la masacre de campesinos en PANDO)

    Mientras, representantes de organizaciones sociales fustigaron el reporte norteamericano.

    Atacan al gobierno pero no dice nada de la masacre de campesinos en Pando, ni de las golpizas y humillaciones a indígenas, por parte de la oposición, advirtió la ejecutiva de la Confederación de Mujeres Campesinas Bartolina Sisa, Leonilda Zurita.

    Según el dirigente obrero Mario López, quienes defienden a delincuentes carecen de moral para acusar a otros.

    Es un documento hipócrita, elaborado por un país que reclama algo que en la práctica incumple, aseveró Elías Quelca, el líder de la originaria Confederación Nacional de Marcas y Ayllus del Qullasuyo.

    Las críticas de los sectores sociales contaron con el respaldo de la Asamblea Permanente de Derechos Humanos de Bolivia (APDHB).

    El informe remitido este miércoles al Congreso estadounidense es parcializado y carente de ética, dijo el presidente de la APDHB, Rolando Villena.

    Tampoco faltó el rechazo de ciudadanos comunes, expresado a través de medios de comunicación.

    Sin embargo, círculos de la oposición consideraron acertadas las acusaciones presentadas por Clinton, ex primera dama y hasta hace muy poco senadora por Nueva York.

    Apenas horas después, el propio Departamento de Estado divulgó su estrategia anual para el control de narcóticos, documento que también critica la postura boliviana a la hora de enfrentar el flagelo.

    El documento de Washington conserva la tozuda miopía de la burocracia antinarcóticos de la administración de George W. Bush, apuntó al respecto una nota oficial de la Cancillería.

    lma/ga/wrm - PL-39

  • Fuente: Prensa Latina

     

  • La Paz, 28 feb (PL) El gobierno boliviano puso en jaque esta semana a la Agencia Central de Inteligencia (CIA), al vincular su injerencia en asuntos internos con delitos de corrupción en la estatal Yacimientos Petrolíferos Fiscales Bolivianos (YPFB).

    De acuerdo con el ministro del interior, Alfredo Rada, un diplomático estadounidense se vinculó al ex gerente de YPFB, Rodrigo Carrasco, acusado de infiltrar esa entidad por indicación de la CIA. Rada señaló que tiene pruebas que muestran a Carrasco en encuentros con el ciudadano de origen mexicano Francisco Martínez, señalado por la sede diplomática de Washington como su segundo secretario en este país.

    ¿Qué tenía que hacer el entonces directivo de la petrolera estatal reunido con el funcionario norteamericano?, cuestionó Rada en un encuentro con la prensa.

    Asimismo explicó que Martínez presenta irregularidades en su estatuto migratorio, entre ellas la carencia de trámites de permanencia y la no declaración de sus entradas y salidas.

    Méndez aseguró que hay testimonios sobre la existencia de otros contactos y labores sospechosas del diplomático.

    Buscaremos el momento oportuno para revelar dichos movimientos, advirtió.Rada aprovechó el encuentro con periodistas nacionales y extranjeros para reiterar el currículo del ex gerente de Comercialización de la petrolera estatal, acusado de establecer una red de corrupción dentro de la empresa considerada el motor de la economía boliviana.

    Los 21 cursos y los viajes al exterior de Carrasco fueron patrocinados por la embajada estadounidense, lo cual prueba el interés de la CIA de especializarlo en trabajos encubiertos, ratificó.

    La denuncia se produce en medio de una lucha campal contra la corrupción que asocian al ex presidente de YPFB, Santos Ramírez, y a una decena de sus colaboradores.

    Por otra parte, el diálogo sobre autonomías entre el ejecutivo y el opositor Consejo Nacional Democrático (CONALDE) se vio afectado esta semana.

    Las autoridades de Santa Cruz, Beni, Tarija y Chuquisaca insisten en la necesidad de garantizar libertades como la excarcelación de personas.

    Según la recién promulgada Carta Magna (7 de febrero), el Congreso tiene 60 días para sancionar una ley que implemente el mecanismo de autonomías, el cual deberá ponerse en vigor antes de concluir la primera semana de abril.

    Resulta bien compleja la tarea del Parlamento, teniendo en cuenta la diversidad de iniciativas y las contradicciones entre las mismas, según expertos.

    En la Comisión de Constitución de la cámara baja se estudian proyectos del Poder Ejecutivo, la Corte Nacional Electoral, organizaciones indígenas y los tres principales bloques opositores (Poder Democrático Social, Unidad Nacional y Movimiento Nacionalista Revolucionario).

    Finalmente, Bolivia es azotada desde enero pasado por una epidemia de dengue que en su versión más letal- el hemorrágico - ha cobrado la vida hasta el momento de 19 personas y se registran casi 40 mil casos de contagiados por la picada del mosquito Aedes Aegypti.

    El dengue desata alarma además en regiones vecinas luego de aparecer en Argentina, Chile, Brasil y Paraguay.

    06/03/2009 09:00 Autor: cieloytierra. #. Tema: Política Internacional No hay comentarios. Comentar.

    La Justicia estadounidense investiga una posible estafa millonaria en la reconstrucción de Irak

    El fraude de mandos militares y contratistas podría superar los 50.000 millones de dólares, una cantidad mayor que la del 'caso Madoff'

    ELPAÍS.com - Madrid - 16/02/2009

    El Gobierno estadounidense ha puesto en marcha una investigación sobre el presunto uso fraudulento de parte de los miles de millones de dólares del erario público destinados a la reconstrucción de Irak tras la invasión de EE UU en 2003, que forzó la caída de Sadam Husein.

    El diario estadounidense The New York Times ha publicado este fin de semana las investigaciones abiertas contra dos altos cargos militares y un contratista ya fallecido, mientras que el diario británico The Independent asegura que el fraude podría superar los 50.000 millones de dólares (38.800 millones de euros), por lo que superaría el montante del caso Madoff como la mayor estafa de la historia de EE UU.

    Según afirma el diario británico, mandos del Ejército norteamericano pueden estar involucrados en el posible mal uso de buena parte de los 125.000 millones de dólares destinados a los trabajos de reconstrucción de Irak. De hecho, líderes iraquíes habrían asegurado al periódico que sólo bajo el visto bueno de algún oficial estadounidense podría haber ocurrido este desfalco y acto de corrupción.

    Así, tal y como publica The Independent, el Inspector Especial General para la Reconstrucción de Irak (SIGIR, en sus siglas en inglés), una agencia federal temporal creada para servir como "vigilante contra el fraude, el despilfarro y el mal uso de los fondos" públicos destinados a los programas de reconstrucción de Irak, maneja en un expediente una cantidad superior a los 50.000 millones de dólares.

    Los auditores que trabajan para el SIGIR descubrieron el envío de 57,8 millones de dólares en efectivo al interventor estadounidense responsable de la zona centro sur del país árabe, Robert J Stein Jr., que se hizo fotografiar incluso junto a esa pila de billetes. Ese dinero podría no haber llegado a su destino. Stein Jr es sólo uno de un pequeño grupo de funcionarios estadounidenses que estuvieron en Irak y pueden ser acusados de estafa y blanqueo de dinero.

    El texto del Times, por su parte, cita documentos judiciales. Las investigaciones abiertas muestran que en enero se citó a declarar al coronel Anthony B. Bell, ahora retirado, pero que previamente fue responsable de la reconstrucción de Irak en 2003 y 2004. También están citados dos oficiales militares por su conexión con las actividades del coronel Ronald W Hirtle, de las fuerzas aereas americanas, responsable de contratos en Bagdad.

    A pesar de las enormes sumas de dinero que EE UU dedicó a la reconstrucción de Irak desde 2003, apenas se han visto grúas en la capital excepto las dedicadas a la construcción de una nueva embajada estadounidense y las que flanquean una enorme mezquita aún no terminada que comenzó a construirse en la época de Sadam Husein.

    FUENTE: El País

    16/02/2009 12:16 Autor: cieloytierra. #. Tema: Política Internacional No hay comentarios. Comentar.

    El "indigenismo"

    "El indigenismo centra la apertura del Foro Social"

    Lula decide no llevar a Belém a dos de sus colaboradores conocidos por su defensa del neoliberalismo

    JUAN ARIAS - Río de Janeiro - 28/01/2009

    Mientras seguían llegando miles de personas procedentes de los cinco continentes congestionando la preciosa ciudad de Belém, donde ayer se habían inscrito ya 100.000 personas -entre ellas 2.000 indígenas, la mayoría líderes de comunidades-, muchas llegadas de Argentina, Perú, Venezuela, Panamá, México y Estados Unidos, el color protagonizó la apertura de la novena edición del Foro Social Mundial (FSM).

    Aunque el Foro de Belém ha acabado centrando sus trabajos en la crisis financiera mundial, los indígenas no se olvidan de que, ya hace dos años, esta edición del FSM había sido organizada precisamente en Belém, considerada la puerta de la Amazonia, para discutir los grandes problemas de los indios de todo el mundo.

    El primer acto del foro, aun antes de la gran marcha que recorrió por la tarde las calles de la ciudad, fue el encuentro de los indígenas con los pueblos llegados de África, donde se había celebrado el foro el año pasado. Indios y africanos se intercambiaron regalos, cantaron y bailaron juntos invocando a los espíritus y formaron con sus cuerpos la frase: "Salva la Amazonia". La imagen fue filmada por helicópteros y será retransmitida al mundo entero para sensibilizar a la opinión pública sobre los graves problemas amazónicos.

    Están previstas hasta el domingo, fecha de la clausura, 2.500 actividades entre conferencias, debates, entrevistas colectivas, etcétera, a cargo de las 5.600 organizaciones presentes en el foro, de 150 países, bajo la mirada de más de 4.000 periodistas que esperan con interés, para el jueves, la presencia del presidente Luiz Inácio Lula da Silva y de sus colegas de Venezuela, Bolivia, Ecuador y Paraguay. Ante la posibilidad de que Lula pudiera ser abucheado como ocurrió en 2005 -cuando los activistas más radicales del Foro aplaudieron a Hugo Chávez-, la gobernadora del Estado de Pará, Ana Júlia Carepa, ha respondido, sin darle importancia, diciendo que el foro es un lugar "de debate, pero también de crítica".

    Influencia política

    Aunque el Foro Social Mundial fue concebido -cuando se creó en 2001 en Porto Alegre- como un acontecimiento independiente de las fuerzas políticas, en esta ocasión, además de los cinco jefes de Estado americanos, estarán presentes 12 ministros del Gobierno Lula y otros muchos políticos de América Latina. Dicha presencia ha sido defendida por el filósofo de izquierdas Emir Sader. "La Carta original del Foro consideraba sólo a los movimientos sociales y excluía expresamente a las fuerzas políticas, pero el cambio pasa por los Gobiernos, por lo que es necesario rearticular de una forma nueva la lucha social con la lucha política", destacó.

    Curiosamente, no estarán presentes en Belém ni el ministro de Economía de Lula, Guido Mantega, ni el presidente del Banco Central, Henrique Meirelles, defensores ambos de una economía neoliberal, que fue la seguida por Lula por lo menos hasta ayer.

    Otro mundo es posible, en Brasil

    Cinco jefes de Estado se dan cita en el Foro Social Mundial que se inaugura hoy en la ciudad brasileña de Belém

    JUAN ARIAS - Río de Janeiro - 27/01/2009

    En un clima de euforia se abre hoy en Belém de Pará la novena edición del Foro Social Mundial (FSM), con la presencia de más de 100.000 activistas llegados de todo el mundo y los jefes de Estado de cinco países latinoamericanos: Brasil, Venezuela, Bolivia, Paraguay y Ecuador.

    Ridiculizados cuando en 2001 se abrió la primera edición del Foro Social en Porto Alegre para oponerse a las ideas neoliberales del Foro Económico Mundial de Davos, apodado el foro de los banqueros, hoy la reunión de Belém siente un cierto regodeo al ver cómo la crisis financiera mundial ha puesto en entredicho al capitalismo.

    Para ver lo que ha cambiado el mundo habrá que estar atentos a lo que se va a escuchar a partir de hoy hasta el 1 de febrero en Belém, donde el lema antiguo del Foro Social, Otro mundo es posible, está en los labios y en el programa del nuevo presidente estadounidense, Barack Obama, el nuevo ídolo político mundial.

    Los organizadores internacionales del foro están felices al ver que, este año, el presidente Luiz Inácio Lula da Silva, en vez de ir al Foro Económico de Davos como en los años anteriores, ha vuelto al Foro Social Mundial, que él mismo inauguró en 2001, cuando aún no era presidente, y que tanto contribuyó a su elección en 2002. De hecho, Lula culpa hoy a las ideas económicas del Foro de Davos de la gran crisis financiera mundial.

    ¿Abandonará Lula el neoliberalismo que ha defendido estos años y que ha guiado la política económica de su Gobierno para convertirse a las ideas más revolucionarias y sociales del Foro de Belém? Lo veremos el jueves, cuando Lula hable a los más de 100.000 participantes, junto con sus colegas de Venezuela, Hugo Chávez; de Paraguay, Fernando Lugo; de Ecuador, Rafael Correa, y de Bolivia, Evo Morales.

    Hasta hoy, Lula se había desmarcado siempre de sus colegas en materia de macroeconomía. La cuestión es si seguirá haciéndolo.

    Problemas de los indígenas

    El Foro de Belém se planeó hace dos años, cuando comenzó su preparación, para tratar los graves problemas de los indígenas de la Amazonia y toda la problemática generada en la defensa de la mayor selva virgen del mundo, santuario de la humanidad.

    Por eso fue escogida como sede del encuentro la ciudad de Belém, capital de la Amazonia, y para ello fueron invitados 3.000 indígenas. Sin embargo, el tsunami de la crisis financiera mundial ha cambiado la agenda. A pesar de que se discutirán los temas indígenas, las miles de discusiones del foro estarán orientadas hacia la búsqueda de una respuesta a la actual crisis económica mundial.

    Para Oded Grajew, uno de los fundadores del foro, las diversas ediciones del evento siempre han registrado una gran asistencia de la sociedad civil estadounidense. "No voy a decir que el foro ha sido responsable de la elección de Obama, pero hubo un movimiento fuerte en el FSM, en la línea de muchas de las ideas del nuevo presidente negro americano", asegura.

    Diversos analistas del foro aseguran que, a partir de ahora, las políticas de justicia social, de democracia participativa, de desarrollo sostenible, de crítica a la globalización ?sobre todo, a partir de esta crisis mundial? van a estar más presentes en las agendas políticas de no pocos Gobiernos mundiales.

    Uno de los escollos del encuentro de Belém es que algunos movimientos, como el de los Trabajadores Sin Tierra (MST) o la Central Única de Trabajadores (CUT), proponen que el foro se defina, que lance alguna propuesta política concreta y sirva para acciones globales. Quienes crearon el FSM, al contrario, piensan que debe mantenerse la idea de "gran debate abierto a todas las tendencias", sin decantarse por ninguna de ellas. Un foro concebido más bien como un gran fermento político y social, capaz de hacer crecer la conciencia social mundial.

     

    Resurge el indigenismo argentino

    Crece el orgullo indígena argentino.- El reconocimiento de sus derechos en la Constitución argentina y el auge social del movimiento en la vecina Bolivia han sido claves del desarrollo aborigen

    ALEJANDRO REBOSSIO - Buenos Aires - 27/01/2009

    La wiphala, la bandera multicolor del Tawantinsuyu (imperio inca), flamea en diversos sitios de la Quebrada de Humahuaca, en la provincia argentina de Jujuy (noroeste del país). Al entrar en Tilcara, uno de los principales pueblos de esta quebrada vecina de Bolivia, se lee en un paredón una pintada que se refiere al "orgullo" de la "nación" del Collasuyo, la provincia austral del imperio inca. Una y otra son imágenes que apenas se veían hace pocos años y que señalan que el indigenismo ha cobrado fuerza en Argentina, un país de mayorías blancas y mestizas, pero que aún cobija una minoría de los llamados "pueblos originarios".

    Sin ninguna duda, hay un resurgimiento de los movimientos indígenas", reconoce Héctor Nieva, dirigente de la Comunidad Kolla Tinkunaku, situada en la provincia de Salta, también en el noroeste argentino. "A partir de que se asentaron los derechos indígenas en la Constitución argentina (1994) y del impulso de los movimientos sociales en Bolivia, con Evo Morales a la cabeza. Todo esto produjo un contagio en el norte de Argentina y en los mapuches -de la sureña región de la Patagonia. Cada vez más indígenas, reprimidos y discriminados durante siglos, tratan de buscar su resurgimiento como comunidades organizadas", explica Nieva.

    En cambio, Jorge Nahuel, miembro de la Confederación Mapuche Neuquina, opina que "no hay un resurgimiento de pueblos que son milenarios, sino mayor visibilidad; siempre ha habido denuncias y demandas en un país que se jacta de ser el más europeo de América, pero antes estaban más ocultas". Advierte que, desde la Constitución de 1994 y la declaración de la ONU sobre los pueblos indígenas (2007), existe un "reconocimiento simbólico de la pluriculturalidad, pero el sistema jurídico, la educación y las instituciones son monoculturales". Reconoce que la nueva Constitución de Bolivia, que se votó el domingo, sienta un precedente en América porque "más allá de consagrar la wiphala como símbolo nacional" crea un Estado plurinacional. "Pero en Bolivia el 80% es indígena, y en Argentina no hay que caer en el análisis cuantitativo, sino en que somos naciones preexistentes", aclara.

    De los 39 millones de habitantes de Argentina, unos 383.000 (el 1%) pertenecen a una diversidad de 35 pueblos indígenas, según una encuesta oficial de 2005. Entre las etnias más numerosas figuran los mapuches, kollas, tobas (noreste del país y Buenos Aires), wichí (norte), guaraníes (norte y Buenos Aires) y diaguitas (noroeste).

    Cada pueblo tiene su diferente identidad, su propia lengua (algunos la perdieron con el tiempo ante el avance del español), pero comparten reclamaciones. La principal de ellas es el reconocimiento de sus tierras mediante títulos formales. Todas piden un mejor acceso a la sanidad y a la seguridad social, una educación que integre su cultura y su lengua, participación en la definición de las políticas públicas, respeto a sus autoridades y formas de organización y defensa de los recursos naturales. Los mapuches y los diaguitas se definen como "naciones", y reclaman que se respete su derecho a la autodeterminación, aunque con matices.

    Los kollas de la ciudad de Humahuaca se distinguen porque formaron un partido político local, el Movimiento de Participación Comunitaria (MPC), que logró en las elecciones de 2007 el tercer puesto y una de las tres concejalías que estaban en disputa. A diferencia de la mayor parte de Argentina, Humahuaca cuenta con un alto porcentaje de población autóctona, pero las autoridades electorales no le permitieron al MPC agregar a su nombre la palabra "indígena" ni imprimir la wiphala en sus papeletas. Este año, el MPC se presentará en toda Jujuy con candidatos a legisladores nacionales, provinciales y municipales.

    Sixto Quispe, que pretende ser elegido diputado provincial, explica el origen del partido: "Yo hice campañas con el peronismo; pero después de ganar, siempre nos dejaron de lado. Hasta hoy se mantiene el desamparo de los pueblos indígenas, mientras se entrega la riqueza a las multinacionales y a los que dicen ser pequeños agricultores. En Jujuy hay un 90% de indígenas, aunque nos hacen creer que somos argentinos. Estamos gobernados por inmigrantes". Sin embargo, Quispe aclara que también se siente argentino y carece de vínculos e incluso de información sobre el movimiento de Morales, más allá de que comparten algunas de sus reivindicaciones. También se diferencia de Rosa Chiquichano, la primera indígena diputada nacional, una tehuelche que en 2007 accedió al Congreso por el peronismo de la provincia patagónica de Chubut.

    Los kollas de otras regiones prefieren "por ahora" no formar un partido. Hace cuatro años se formó el movimiento Kollamarca, con la participación de todas las comunidades kollas de la región salteña de Yungas y la reclamación de 1,1 millones de hectáreas. La Comunidad Kolla Tinkunaku logró en 2007 que el Gobierno de Salta le reconociera 70.000 hectáreas, y está a punto de acceder al título de otras 19.000 que ocupa una tabacalera que en el pasado había sido denunciada por someter a los indígenas a condiciones de semiesclavitud.

    En la mítica carretera 40, que une Argentina de norte a sur, los diaguitas han "recuperado" -como dicen ellos- las ruinas de Quilmes, último bastión de resistencia indígena en el noroeste de este país en tiempos de la conquista española. Considerada su "ciudad sagrada", la Unión de Pueblos de la Nación Diaguita ocupó estos terrenos, que las autoridades habían concedido para su explotación a un artista y empresario de origen indígena.

    "Antes éramos comunidades aisladas, y en los últimos años encontramos puntos en común ante el desalojo de las tierras y la contaminación de los recursos naturales", explica Fernando Nieva, abogado e integrante de la unión diaguita. En la carretera 40, a la altura de la provincia de Tucumán, se leen pintadas en las paradas de autobuses contra la minería por su uso de agua en esa árida región.

    Los diaguitas se reconocen argentinos, pero advierten que "hay una pluralidad de naciones" en este país suramericano. "El derecho a la libre determinación no significa sólo la independencia, sino también el control de tierras y recursos naturales", aduce Fernando Nieva.

    Kollamarca reivindica la "autodeterminación, pero no la autonomía total porque hoy en día no se va a lograr", admite Héctor Nieva. El dirigente kolla aclara: "Nosotros nos consideramos argentinos, pero los límites geográficos fueron impuestos por el Estado".

    Los mapuches son más radicales. "Argentina es un invento moderno, de hace 200 años, y las culturas originarias son milenarias, de 10.000 años de antigüedad, según la antropología", reivindica Nuahuel. "Queremos que se reconozca que hay un Estado que alberga una nación milenaria", pide el dirigente, que responde cuando le preguntan si se siente argentino: "Somos mapuches en el Estado argentino, al que respetamos porque vivimos aquí". Por eso, su primer reclamación es el reconocimiento jurídico a la "autonomía mapuche", que le permita tener su idioma, sus escuelas bilingües, su sistema administrativo y su justicia -que no busca aislar al delincuente, sino que repare el daño causado. La otra ambición mapuche es el ordenamiento territorial que permita controlar los recursos naturales en disputa -vía bloqueos y ocupaciones- con petroleras, mineras y complejos turísticos. Los mapuches tampoco quieren participar en política mediante un partido propio: "No creemos en este sistema de partidos. Un partido serviría para dispersarnos, no somos el 80% de la población".

    Fuente: El País

    28/01/2009 12:45 Autor: cieloytierra. #. Tema: Política Internacional No hay comentarios. Comentar.

    Sendero de sangre

    Aunque su amiga Condoleezza Rice mire para otro lado en estos mismos, dramáticos momentos, es evidente que Tzipi Livni algo aprendió de la dama de hierro de Bush. Al menos a borrar todo temblor de su mano al momento de dirigir misiles sobre poblaciones ya demasiado golpeadas, como ahora la palestina. Demasiadas muertes le está costando a esta mujer demostrarles a sus amigos de la derecha ultraconservadora israelí que tiene el tamaño suficiente para ocupar la silla que en otro tiempo ocupó Golda Meir.

    Por Milagros Belgrano Rawson

    La guerra en la Franja de Gaza fue planeada por los israelíes desde hacía meses. Mientras los militares preparaban la ofensiva, un ejército distinto, compuesto por especialistas en diplomacia y relaciones públicas, fue convocado por su gobierno para preparar un discurso convincente ante la opinión pública internacional. El objetivo era claro: asegurarse de que no bien Israel atacara esta delgada lonja de tierra –362 kilómetros cuadrados donde se hacinan un millón y medio de palestinos–, este país fuese visto como la verdadera víctima, incluso si sus bombardeos mataban a cientos de civiles, como efectivamente ocurrió. El mensaje se propagó a todo el mundo por medio de lobbistas sionistas en el extranjero. Hasta el popular sitio Youtube, donde se colgó un video del ejército israelí, colaboró en el operativo de comunicación que complementa la ofensiva militar. El cerebro de esta maquinaria fue la dupla integrada por la ministra de Relaciones Exteriores israelí Tzipi Livni y el titular de Defensa, Ehud Barak. Mientras ellos orquestaban la guerra, la comunidad internacional y, sobre todo Washington y su secretaria de Estado, Condoleezza Rice, se preparaban para las fiestas de fin de año y dejaban las preocupaciones por la crisis económica mundial y la transición política para otro momento. Quizá para mediados de enero, cuando las comilonas de Navidad se hubiesen convertido en un alegre recuerdo y hubiera que concentrar los recursos en la asunción de Obama como presidente.

    Algunos analistas indican que la tregua decretada en junio del 2007 fue rota por los mismos israelíes cuando en noviembre pasado mataron a seis combatientes de Hamas. El timing no podría haber sido mejor: los ataques tuvieron lugar el día de las elecciones presidenciales estadounidenses, notaba esta semana el corresponsal en Jerusalén del diario británico The Observer Chris McGreal. Mientras todo el mundo estaba pendiente de la votación, Hamas devolvía el ataque. E Israel volvía a tirar cohetes, cuando Barack Obama ya sido elegido para convertirse en el primer presidente afroamericano de su país. Luego, durante unas semanas, la calma absoluta. Faltaba esperar Navidad y Año Nuevo, cuando Washington se toma vacaciones. Y ahí vino la andanada de misiles israelíes que desde fines de diciembre se ha cobrado las vidas de más de 500 palestinos. El comité RR.PP. israelí se concentró en atraer la atención de los medios internacionales hacia los 8500 cohetes lanzados desde Gaza hacia Israel durante los últimos ocho años y en los 20 civiles israelíes que los palestinos se han cobrado, afirma McGreal. De esta forma, se buscó disimular el embargo israelí a Gaza, que se traduce en que, básicamente, sus habitantes tengan que mendigar todos los días comida y agua potable, y los 1700 palestinos muertos por los ataques de Israel en los últimos tres años, cuando los colonos fueron forzados a retirarse de esa zona.

    Por ahora, Tzipi Livni se niega a decretar un alto el fuego en Gaza: “No haremos acuerdos con los terroristas”, dijo a los diplomáticos europeos que la visitaron hace unos días. Recién el miércoles pasado, luego de que la presión internacional se hiciera más fuerte, accedió a que el ejército interrumpiera durante tres horas la ofensiva para permitir la entrada de ayuda humanitaria y combustible en la zona. Paralelamente, Livni aceptaba reunirse a puertas cerradas con sus consejeros para discutir la tregua propuesta por Egipto y Francia.

    Mientras la ONU se paraliza ante el conflicto y Condoleezza Rice se limita a anular su gira a China y a reunirse con el Consejo de Seguridad de Naciones Unidas, las únicas figuras que hasta ahora se han movilizado por negociar una tregua son el presidente francés Nicolas Sarkozy y su homólogo egipcio Hosni Mubarak. ¿Pero por qué Rice debería mostrarse activa en esta guerra que no es la suya, sobre todo cuando, en unos días, deberá dejar su puesto a Hillary Clinton? Bueno, desde hace dos años, cuando Israel invadió el Líbano, tanto ella como Livni han trabajado en forma conjunta en lo que la israelí durante un tiempo denominó “la iniciativa de Israel para la solución de dos Estados”. Con el tiempo, además de colegas, estas dos altas funcionarias se convirtieron en amigas, como la propia secretaria de Estado de Bush contaba en una columna escrita por ella y publicada por la revista Time en el 2007. Para Rice, la ministra israelí era por entonces “una mujer de convicciones, inteligente y pacífica”. Bajo el ala de Condi, en el pasado Livni se expresó con frecuencia a favor del mejoramiento en las condiciones de vida de los palestinos y la creación de un Estado palestino. Mientras Rice posiblemente sueñe con un plácido retiro no bien Obama asuma la presidencia, algo ha desviado a Livni de sus viejos anhelos de paz.

    Luego del desastre militar y diplomático que significó para Israel la segunda guerra en el Líbano, en septiembre pasado a Livni se le presentó una oportunidad imperdible: el paso al costado del primer ministro israelí Ehud Olmert –un tipo de pocas luces, envuelto en escándalos de corrupción y demasiado afecto a los relojes caros y la ostentación– la ubicó como la candidata preferida para quedarse con el puesto de primera ministra, si es que en febrero próximo gana las elecciones generales. De modo que con esta ofensiva sobre Gaza, Livni contaba eliminar las amplias dudas que los círculos militares y de ultraderecha habían proyectado sobre ella, cuando se convirtió en la candidata a suceder a Olmert. Su pasado como espía de bajo rango en el Mossad la ha ayudado a llenar su magro currículum político, que recién empezó a los cuarenta y tantos, cuando Livni dejó de ejercer como abogada comercial. Cuando dirigentes del partido de centroderecha Likud declararon que quizá el cargo de primera ministra sea “demasiado grande para ella”, bien podrían haber agregado “demasiado grande para una mujer”, indicaba hace unos días Mira Bar Hillel, corresponsal israelí del diario británico Evening Standard. Pero al mismo tiempo la periodista aseguraba que aunque en Israel muchos se congratulan por pertenecer a un país donde la igualdad de sexos aparentemente existe, “la realidad nunca ha alcanzado al mito”, dice Bar Hillel. Lo dramático es que la ex espía haya decidido acortar la distancia entre realidad y mito tapizando el camino con cadáveres.

    Fuente: Página 12 - Viernes, 9 de Enero de 2009

    13/01/2009 08:32 Autor: cieloytierra. #. Tema: Política Internacional No hay comentarios. Comentar.

    PARA VER EN FAMILIA

    LA CORPORACIÓN es una serie de documentales sensacionales, para comprender qué sucedió y sucede con nuestro mundo.

    No dejen de verlo y difundirlo. La duración es de casi 3 horas. Ideal para ver junto a adolescentes y jóvenes, en casa.

     

    07/11/2008 15:46 Autor: cieloytierra. #. Tema: Política Internacional No hay comentarios. Comentar.

    Una sucia historia de espías

    El estrépito del tsunami financiero dejó en sordina un sucio escándalo de espionaje y mentiras oficiales, revelado a poco de la salida de Bush. M. Bonasso.

    El estrépito del tsunami financiero ha dejado en sordina un sucio escándalo de espionaje y mentiras oficiales, revelado en la etapa final del mandato de George W. Bush. Un episodio que parece arrancado de una novela de John Le Carré, que involucra tanto a la CIA como al servicio de inteligencia MI6 de Gran Bretaña, y pudo haberle costado un juicio político al presidente norteamericano de no haber mediado la insípida vacilación que caracteriza a los parlamentarios demócratas.

    La historia está contada, con pelos y señales, en el libro The Way of the World (El rumbo del mundo), del periodista Ron Suskind, ganador del Premio Pulitzer y antiguo redactor estrella del Wall Street Journal. Suskind revela que la CIA, por orden directa de Bush, escondió en Jordania al jefe de inteligencia de Saddam Hussein, Tahir Jalil Habbush, y le pagó cinco millones de dólares para que escribiera y firmara una carta antedatada en 2001, “informando” a quien entonces era su presidente sobre el apoyo iraquí a Mohammed Atta (el cabecilla del ataque suicida del 11 de septiembre) y los vínculos con Al Qaeda, que supuestamente estaba ayudando a Irak con un embarque de uranio procedente de Nigeria.

    O sea: los argumentos esgrimidos sin pruebas por el vicepresidente de los Estados Unidos, Dick Cheney, para justificar la invasión a Irak.

    La carta de Habbush, fichado por los invasores y el gobierno títere iraquí como uno de “los mayores criminales de guerra del régimen de Hussein”, fue filtrada por la CIA en Bagdad y publicada por el periodista británico ultraconservador Con Coughlin en The Daily Telegraph de Londres, en diciembre de 2003. En ese momento, Irak ya había sido ocupado y no aparecía por ningún lado la menor evidencia de armas nucleares o químicas en el país arrasado. La “extraordinaria primicia” fue inmediatamente rebotada por los mass media de Estados Unidos.

    La verdad era muy distinta y Suskind la fue desenrollando en una cinematográfica investigación, a través de variados escenarios en Estados Unidos y Gran Bretaña, donde logró entrevistar y grabar a personajes de primer nivel en la CIA, el MI6 y el espionaje privado y tercerizado que usan los servicios occidentales, para tratar de detectar lo que más temen: la compra “en negro” de uranio enriquecido para armar la bomba.

    Con una prosa convencional, pero no exenta de suspense, Suskind va llegando a la verdad a través de personajes “can do way” (nosotros diríamos “un todoterreno”), como el tenebroso Rob Richer, que estuvo en la CIA durante más de treinta años, donde condujo operaciones clandestinas en la vieja URSS y en Medio Oriente y ahora es CEO de la empresa privada de espionaje Blackwater. Un amigo íntimo del rey Hussein de Jordania y de su hijo y sucesor Abdullah, una llave imprescindible para operar en la frontera de Irak y esconder a cualquiera por más importante que sea.

    En la extensa lista de informantes, sobresale también Sir Richard Dearlove, ex jefe del servicio secreto británico, que actualmente funge como pacífico profesor del Pembroke College de Cambridge y, con su distinción y parecido físico con el actor Peter O’Toole, nos remite inexorablemente a los relatos de Graham Greene.

    Con la ayuda de estos y otros espías, que van desgranando datos, en la penumbra musical de un bar de hotel o en la mesa bien provista de un “steak house”, Suskind reconstruye la saga del “arrepentido” Habbush, uno de los naipes en el mazo de “hombres más buscados” por W, que presidía Saddam Hussein con el as de
    espadas.

    La trama es complicada (Suskind la despliega a lo largo de 400 páginas), pero se la podría sintetizar de esta manera.

    A fines de 2002, los norteamericanos buscaban evidencias que les permitieran justificar la invasión. Entonces, el mercenario Richer se acordó de un talentoso colega británico con quien había hecho amistad en el oficio: el jefe de inteligencia para el Medio Oriente del servicio de inteligencia británico, Michael Shipster. Sus esperanzas resultaron justificadas: Shipster mantenía contactos desde mucho tiempo atrás con el jefe de inteligencia de Saddam Hussein, Tahil Jalil Habbush. Antiguo jefe policial y gobernador de una provincia “difícil”, Habbush –según Suskind– “tenía las manos llenas de sangre”.

    Como suele suceder en estos casos, los servicios occidentales no le miraron mucho las manos y organizaron un encuentro secreto en Jordania, que fue finalmente arreglado entre Richer y el jefe de inteligencia jordano.

    Fue el primero de una serie de contactos con “George”, el nombre en clave de Habbush, de los que estuvo al tanto el jefe de la CIA, George Tenet.

    Para los británicos, remisos a invadir, resultaron preocupantes; para los norteamericanos, decididos a la ocupación, desconcertantes.

    El sinuoso funcionario iraquí les aseguró que no había armas químicas en Irak, porque Saddam había cancelado todos los programas después de la Guerra del Golfo y no tenía el menor propósito de fabricar artefactos nucleares. Les explicó que las reticencias de Saddam al respecto tendían a un propósito defensivo
    respecto a los iraníes: temeroso de sus vecinos, quería hacerles creer que contaba con un arsenal no convencional. No le preocupaba alimentar de este modo las sospechas de Washington, porque estaba convencido de que Bush no se atrevería a ocupar Irak.

    Los espías occidentales, que mantuvieron varias reuniones con “George”, le aseguraron que Estados Unidos estaba decidido a invadir.

    Sabían de qué hablaban cuando el jefe de la CIA Tenet le mostró una minuta de los encuentros secretos a Condoleezza Rice; la secretaria de Estado preguntó expresivamente: “Y, ¿qué carajo, hacemos con esto?”.

    George W. fue aún más expresivo: “Sigamos adelante”. Y ya se sabe lo que ocurrió: Bagdad fue demolida, Irak fue invadido, Saddam cayó en estatua y en persona, miles de inocentes perdieron la vida y los ocupantes comprobaron que Habbush decía la verdad respecto a las armas no convencionales.

    Para Washington Habbush se convirtió en un grave problema. Mientras el ejército de ocupación lo mantenía entre los 16 dirigentes más buscados, la Casa Blanca temía que apareciera y contara todo. Richer había arreglado con sus amigos para que lo escondieran en Jordania.

    Entonces surgió la idea de comprar a “George” y hacerle escribir la carta falsamente fechada en 2001, que demostraría lo que no era cierto: los nexos entre Hussein y Al Qaeda. Todo a cambio de cinco millones de dólares. ¿Pero resultan suficientes para sellar los labios de un hombre que se pasó de bando? No hace falta haber leído a Le Carré para imaginar que Habbush ya no está entre nosotros.

    Fuente: Crítica Digital

    20/10/2008 09:56 Autor: cieloytierra. #. Tema: Política Internacional No hay comentarios. Comentar.

    "No existen culturas peores o mejores"

    Lo dice el periodista Artur Domoslawski Lo aprendió de su gran compatriota y colega Ryszard Kapuscinski, de quien ahora prepara una biografía: "No existen culturas peores o mejores. El mundo de los buenos y los malos debe quedar atrás", dice el periodista y escritor polaco Artur Domoslawski. En su opinión, hay criterios falsos que derivan de tomas de posición ideológicas. "Llamamos terroristas a los que llevan explosivos en una mochila, pero nos olvidamos de los que lanzan bombas a poblaciones civiles desde un avión militar. Sentimos más empatía con las víctimas de los atentados contra las Torres Gemelas que con las víctimas palestinas o con las de Paquistán", dice. Domoslawski tiene 40 años. Escribe en la Gazeta Wyborcza, "el diario más importante de Polonia, creado por la oposición democrática a la dictadura comunista, y el de mayor pensamiento crítico en la actualidad". Es autor de cuatro libros sobre temas diversos, desde la globalización hasta América latina del siglo XX y el pontificado de Juan Pablo II. Y considera que la transición de la economía de Estado a la de mercado que atravesó su país en los últimos 20 años es, aun con dificultades, un ejemplo de cambio realizado en forma pacífica: "No hubo lucha armada, sino discusión en una mesa de negociaciones entre el gobierno comunista y el movimiento Solidaridad, liderado por Lech Walesa, que venía operando en la clandestinidad. Todo esto, favorecido por las reformas que introdujo Mikhail Gorbachov en la ex Unión Soviética". -¿Qué hubiera sido de Polonia sin la caída de la URSS? -Tendríamos un comunismo al estilo chino. -Y ahora que Rusia vuelve a desplegar su poderío, ¿cómo se moverán los países fuertes? -Rusia quiere volver a un orden internacional anterior, que es el de las superpotencias. En ese marco, una guerra fría es posible. Hoy, además, existen otros actores, como la India o China, que empujarían ese esquema de grandes potencias, aunque sería aventurado decir en qué sentido se moverán. -Muchos consideran a Polonia como el caballo de Troya de Estados Unidos dentro de la Unión Europea. ¿Esa posición los favorece? -Por razones históricas Polonia siempre toma posición en contra de Rusia. El punto es en qué medida se sigue aliando con Estados Unidos. Cuando Rusia se pone agresiva, Polonia busca seguridad en el apoyo de los norteamericanos. Pero más que negociar, lo que toma es una postura servil. Las ambiciones imperiales de Estados Unidos también siguen intactas y el establishment político y mediático polaco las apoya, como apoyó la invasión a Irak, que resultó un desastre. Esta posición tiene raíces antiguas: cuando Polonia no existía como país independiente, muchos compatriotas pobres fueron a los Estados Unidos en busca de una mejor condición de vida; algunos la encontraron. Cuando el país quedó bajo influencia de la Europa estalinista, Estados Unidos aparecía como el ejemplo de la libertad. En los 80, los norteamericanos apoyaron la causa democrática de Solidaridad. Pero me pregunto si este apoyo alguna vez fue más concreto que retórico. De hecho, Roosevelt estuvo de acuerdo con que Polonia integrara el bloque soviético. El día que Lech Walesa llamó a los Estados Unidos para crear un nuevo plan Marshall, nadie respondió. Recientemente, mientras se apoyaba a Bush en Irak, en los Estados Unidos se sugería limitar las visas a los polacos que pedían la entrada a ese país. Pero Polonia le permite a la CIA tener cárceles clandestinas con prisioneros políticos en su territorio. -Para muchos, el que EE.UU. se haya enfrentado a la ex Unión Soviética es condición suficiente para el apoyo incondicional. -Sí, y esto tiene también una explicación histórica. Uno de los mayores especialistas en literatura y lengua polacas, el catedrático Michal Glowinski, dice que en la época comunista la verdad fue falseada a nivel lingüístico. Todos los que luchaban contra el sistema, como Estados Unidos, eran tildados de reaccionarios. Con la caída del régimen se tomó una postura extrema, pero al revés: Estados Unidos es el país bueno y no importa que, por ejemplo, haya apoyado a las dictaduras en América latina. Un buen ejemplo es la gran simpatía que tuvo Pinochet en mi país. -¿Por qué tal simpatía? -En los años 70, la propaganda comunista polaca oponía "las fuerzas progresistas" y el "poder popular" de Salvador Allende a "la junta reaccionaria" y las "fuerzas de la derecha social" de Pinochet. Como reacción, la simpatía de muchos polacos hacia Pinochet como vencedor "de las fuerzas rojas del progreso" resultaba algo comprensible y, en esos años, la opinión pública polaca no creía las noticias sobre las torturas y los crímenes del régimen de Pinochet. Si condenábamos las torturas durante el régimen de Pinochet, automáticamente pasábamos a ser una especie de defensores del comunismo. Si ayer los dictadores de derecha eran considerados los malos de la película, por oposición absoluta se "sacralizaron" las torturas de tiranos como Pinochet o Videla. -Un tema que se discute en la Argentina es la revisión de los hechos del pasado político. ¿Cuál fue la experiencia de su país? - Si bien hubo procesos judiciales contra torturadores de la época del estalinismo, no se tocó a los líderes políticos. Triunfó la postura de los sectores más liberales de Solidaridad, que plantearon la idea de un sistema democrático amplio, sin ciudadanos de segunda. Para los sectores de derecha, esa decisión todavía es un argumento para justificar los problemas polacos actuales. La idea es: "No arreglamos las cuentas con el pasado y por eso nos va mal cuando nos va mal". -¿Es posible revertir ese mecanismo de operar por oposición en Polonia y en el mundo? -Ojalá. Aquí no se trata ni de la izquierda ni de la derecha, ni del comunismo, ni del capitalismo. De hecho, se trata de ver si las tristes experiencias del siglo XX nos han enseñando algo o no. De ver qué hemos aprendido de lo sucedido no sólo en el Gulag o en Auschwitz, sino también en Camboya y en Hungría, en Chile, en Cuba o en España. ¿Somos capaces, teniendo en cuenta las experiencias del siglo XX, de aceptar globalmente una ética política, unas normas elementales, que no deban ser relativizadas por ninguna ideología ni ignoradas en aras de ningún principio de partido o de lealtad? Algo que trascienda a los buenos o los malos. El mundo de los buenos y los malos debería quedar atrás. Necesitamos, como decía Kapuscinski, algo que nos acerque al desafío que nos plantea el futuro: el encuentro con el otro, con todas sus diferencias, como única vía para conquistar la paz

    09/10/2008 00:25 Autor: cieloytierra. #. Tema: Política Internacional No hay comentarios. Comentar.

    El primer cambio del Estado en Aerolíneas: más vuelos a Caracas

    Viaja cuatro veces por semana con un avión transoceánico, que nunca va completo

    Por Juan Pablo Morales - De la Redacción de LA NACION

    La tripulación de la nave de Aerolíneas Argentinas preparaba 256 butacas para recibir a un puñado de pasajeros. La luz del amanecer entraba en la sala de embarque y despertaba bostezos de un manojo de turistas y hombres de negocios. La mayoría parecía extrañamente cómodo: era la primera vez que volvían a Caracas sin escalas y en un avión tan grande.

    Daniel Parra, un empresario venezolano, hurgaba en una valija negra para encontrar el pasaporte y recordaba cómo había llegado. "Vinimos hace una semana, en un avión inmenso, al que le sobraban la mitad de los asientos." La vuelta sería parecida: 7 horas de vuelo, 100 lugares libres y un recorrido de 5000 kilómetros con una máquina capaz de hacer viajes transoceánicos. La misma que en otros tiempos se usaba para llegar a Australia.

    El vuelo del último viernes a tierras de Hugo Chávez fue la prueba de un curioso cambio en Aerolíneas Argentinas. Dos días antes de asegurarse el control total de la compañía, el Estado implementó una modificación comercial en medio de la crisis: mejoró todos los vuelos a Caracas. Desde entonces, es una prioridad viajar a Venezuela.

    Hace un año, la empresa terminó de hundirse en las dificultades más severas de su historia. Suspendió destinos como Nueva York y México, redujo vuelos en rutas clave, como Roma, Madrid, Santiago de Chile y Miami, y cayó en picada en la participación de ventas internacionales (de un 15 a un 3 %). Hoy tiene acotadísimas frecuencias en la mayoría de los vuelos de cabotaje y, en 2008, la merma en ventas podría alcanzar los 240 millones de dólares.

    Sin embargo, desde el 1° de septiembre se abrieron nuevas ofertas a Venezuela. Hay cuatro vuelos semanales (lunes, miércoles, viernes y domingo), sin escalas y en aviones Airbus A340-300, un tipo de nave de cuatro motores, especialmente concebida para hacer viajes de hasta 12.000 kilómetros.

    Hasta hoy, ninguno de esos vuelos viajó completo. El jueves pasado, una ansiosa pasajera llamó a último momento al centro de atención al cliente para saber si podía volar el viernes al amanecer. "Hay amplia disponibilidad en todo el avión", respondió la operadora de Aerolíneas. Tenía pasajes en todas sus variantes: económica (803 dólares más impuestos), en primera clase (2800) y hasta de una promoción ejecutiva limitada (1950).

    "Nos va a ir mejor en el futuro. Mejoramos los vuelos porque vemos en Caracas una capacidad de oportunidad", justificó el gerente comercial de Aerolíneas, Maximiliano Pozaric.

    En general, las agencias de viajes y de venta de pasajes reconocen que Venezuela podría ser rentable. Las razones son políticas. "Venezuela hoy es un vuelo netamente corporativo. Los lazos políticos incrementaron las relaciones económicas y eso empieza a generar tráfico aéreo", aseguró Alejandro Tamer, gerente de Despegar.com. "Hay mucho vuelo cautivo, comercial y financiero", explicó Ricardo Roza, presidente de la Asociación Argentina de Agencias de Viajes y Turismo.

    También para Cecilia Vignolo, de Biblos Travel, hay "incremento de la demanda" en la ruta venezolana, pero puso reparos respecto a los cambios en Aerolíneas. "¿Es tan rentable como para poner un avión tan grande?"

    Rodeado de tablas y ecuaciones, Pozaric defendió las modificaciones con argumentos de un empresario inmerso en una debacle. "Elegimos Caracas porque habrá demanda, pero también porque no hay competencia. Eso es clave. Con esta crisis, rivalizar con otra compañía nos liquidaría. Y vamos en un avión grande porque no tenemos otro para garantizar un buen servicio. Tenemos pocos aviones".

    Los equipos de Aerolíneas están diezmados. Hasta fines de julio volaban sólo con 26 aviones, divididos en un engorroso sistema de 8 flotas.

    "Necesitamos tiempo para modernizarlas. Usaremos el Airbus 340 hasta que recuperemos otros equipos. Necesitamos recuperar la confianza del pasajero", dijo Pozaric.

    Hasta ahora no ocurrió. En el amanecer del viernes, la mayoría de los pasajeros sospechaba de la comodidad. "El servicio siempre fue pésimo. ¿Qué van a mejorar? Recién quise preguntar algo y nadie me atiende", se quejaba Jorge Barrios, un venezolano dueño de una agencia de viajes. Cerca de él, un empresario argentino se la pasaba haciendo preguntas: "¿Van a respetar los horarios? ¿Van a cumplir con el servicio si los aviones no están llenos? ¿Acá no hay algo político?"

    15/09/2008 16:28 Autor: cieloytierra. #. Tema: Política Internacional No hay comentarios. Comentar.

    Un tour , todo incluido, para visitar los servicios secretos israelíes

    UN PROGRAMA DESTINADO A CUALQUIER INTERESADO EN CONOCER LAS ENTRAÑAS DEL MOSSAD

    Por US$ 2.500 se puede ver incluso cómo se planifican las ejecuciones selectivas de terroristas.

    Por:  TEL AVIV. DPA

     

    Un viaje organizado a Israel permite visitar durante una semana instalaciones militares clave del Estado judío, reunirse con agentes de los servicios secretos Mossad y Shin Bet o incluso conocer cómo se planifica la "ejecución selectiva" de un extremista palestino.

    El tour, cuya próxima edición tendrá lugar a mediados de este mes, se organiza dos o tres veces por año, con unos 60 participantes en cada ocasión, y el precio, de 2.495 dólares por persona, incluye pensión completa en alojamientos de primera clase.

    La inscripción está abierta a cualquier adulto interesado, pero, al visitarse instalaciones altamente sensibles para la seguridad de Israel, las autoridades militares deben dar el visto bueno a los participantes. Durante el viaje, tomar fotografías o realizar grabaciones de cualquier tipo está prohibido.

    La impulsora de los tours, Nitsana Darshan-Leitner, directora de la organización defensora de los derechos civiles Shurat HaDin, asegura que muchos participantes, incluso judíos acostumbrados a viajar a Israel, cambian por completo su punto de vista sobre el país cuando conocen de cerca las amenazas de seguridad a las que está expuesto y cómo se hace frente a ellas.

    "Muchos creen que conocen Israel. Pero aquí se les revelan informaciones que ni siquiera intuían", explica a la agencia DPA la abogada en Tel Aviv. Según Darshan-Leitner, esto es así porque el tour "permite conocer la situación de seguridad de Israel de primera mano, no a través de los medios de comunicación ni de los políticos, sino de la gente que toma las decisiones sobre el terreno".

    Un punto clave del programa es un vuelo en avioneta que ayuda a reconocer desde el aire la multitud de amenazas estratégicas a las que está sometido un país de tan poca superficie, equivalente a la provincia de Tucumán.

    Otros puntos del programa incluyen una excursión en jeep por los disputados Altos del Golán, encuentros con héroes de guerra israelíes, agentes árabe-israelíes infiltrados en grupos armados palestinos, así como con miembros del gobierno.

    Darshan-Leitner comenzó a organizar los viajes en 2003, en plena Intifada palestina, cuando, según dice, "en los medios se presentaba a Israel como un país que actuaba con crueldad contra los palestinos pese a que, en realidad, era víctima de sangrientos atentados".

    En el tour se asiste también a interrogatorios de extremistas palestinos, al tiempo que oficiales de la Aviación hebrea muestran con videos y otros materiales cómo se realizan las controvertidas "ejecuciones selectivas" de terroristas en los territorios palestinos.

    "Siempre se pueden cometer errores, pero tratan de ser lo más exactos posibles para no dañar a civiles", concluye la abogada. 

    Fuente: Clarín 

    09/06/2008 17:14 Autor: cieloytierra. #. Tema: Política Internacional No hay comentarios. Comentar.

    Canadá se preparó para la invasión anglosajona contra Afganistán antes del 11 de septiembre

    Denis Morisset, un ex miembro de la «Joint Task Force 2», unidad de élite de los servicios secretos de las fuerzas armadas canadienses, hace un recuento de 8 años de operaciones secretas en un libro cuyo lanzamiento debía tener lugar el lunes, en Québec. Titulado Nous étions invincibles [En español, “Éramos invencibles”.], el libro cuenta detalladamente acciones en Rwanda, Bosnia y Afganistán así como, lo cual constituye una revelación, en Perú y Colombia.

    Entre las revelaciones que aparecen en el libro se encuentra la afirmación de que Canadá participó en los preparativos del ataque anglosajón contra Afganistán antes de los atentados del 11 de septiembre de 2001.

    Pero el libro no saldrá a la venta. El autor fue arrestado y encarcelado ayer por solicitación sexual de menores a través de Internet. Mientras tanto, la casa editora JCL recibió una carta del ministerio de Defensa de Canadá en la que se le comunica que la publicación de la obra puede poner en peligro la seguridad nacional. Ante la presión, la editora JCL retiró inmediatamente el libro de su catálogo.

    7 de mayo de 2008

    fuente: voltairenet

    12/05/2008 10:12 Autor: cieloytierra. #. Tema: Política Internacional No hay comentarios. Comentar.

    ¿Quién es quién en Francia?

    El Carlyle Group, grupo financiero que administra las fortunas de las familias Bush y Bin Laden, ha decidido de crear un nuevo servicio financiero destinado a administrar los excedentes financieros provenientes de los petrodólares, llamados también Fondos Soberanos (en inglés: sovereign wealth funds), principalmente aquellos que provienen del Kuwait y de Singapur.
    Para dirigir este nuevo servicio, el director honorario del
    Carlyle Group, quien no es nadie menos que Franck Carlucci, antiguo director de la CIA, aconsejó el reclutamiento del 5to más importante «enganchador financiero» conocido en Wall Street: el señor Olivier Sarkozy.

    Olivier Sarkozy es medio hermano del actual presidente de la República Francesa y, se estima que ha realizado en 2007, según el ranking [o clasificación] de Dealogic, operaciones [transacciones financieras] por un monto total de 514 mil millones de dólares. Este personaje se ha hecho también conocido por haber participado en varias readquisiciones [compras] de empresas de gran envergadura en la Bolsa, como por ejemplo la del banco MBNA, especializado en la emisión y gestión de cartas de crédito, adquisición hecha a la cuenta del Bank of America en 2006 (35,000 millones de dólares), o la recompra de Sallie Mae por un consorcio de bancos y sociedades especializadas en capital de inversión (25,000 mil millones).
    También ha aconsejado al ABN Amor y al Barclays en su fusión. Olivier Sarkozy aspira a más hoy en día.

    Oliver Sarkozy también organizó el encuentro entre el presidente Bush y su medio hermano [Nicolás Sarkozy] cuando este era todavía ministro del Interior de la República Francesa.

    Christine de Nagay, madre de Olivier Sarkozy, ha realizado un nuevo matrimonio en segundas nupcias. En los años 50’, su suegro contrató a Frank Carlucci en el departamento de operaciones de la CIA.

     

    Fuente: Voltairenet

     

     

    Karen Hughes reconoce que Nicolas Sarkozy actual presidente de Francia fue formado por el Departamento de Estado de los EE.UU

    Evocando los resultados de los programas de influencia [política] de los Estados Unidos y durante una ceremonia oficial el 25 de octubre de 2007, Karen Hugues, la sub-secretaria de Estado de los EEUU encargada de la Diplomacia Pública [propaganda], declaró: «Más de 130 participantes [a nuestros programas desde 1945] han llegado a convertirse en líderes en sus propios países, incluso el actual Primer Ministro de Gran Bretaña [Gordon Brown], el presidente de Francia [Nicolás Sarkozy] y el presidente de Turquía [Abdullah Gül]».
    Si la biografía del Sr. Brown es conocida, en cambio es la primera vez que un oficial estadounidense reconoce que los señores Sarkozy y Gülhan sido formados por el Departamento de Estado norteamericano, cosa que estos [nuevos] presidentes siempre han tratado de ocultar.

     

    30/04/2008 09:18 Autor: cieloytierra. #. Tema: Política Internacional No hay comentarios. Comentar.

    ¿Y la guerra, Papa Benedicto?

    ¿Cuándo va a enfrentar la cara ensangrentada de la historia?

    La nota original fue publicada en inglés en The New Print Edition of CounterPunch 

     

    Ray McGovern(1)

     

    El Papa Benedicto XVI llegó la semana pasada a Washington sobre un telón de fondo macabro que incluye informes de tortura, ejecución, y guerra. Prefirió no darse cuenta.

     

    Tortura: Nuevos informes de ABC de fuentes informadas describieron a los asesores más importantes de George W. Bush (Cheney, Powell, Rumsfeld, Ashcroft, Rice, y Tenet) reuniéndose docenas de veces en la Casa Blanca durante 2002/03 para decidir la combinación más eficiente de técnicas de tortura para “terroristas” capturados.

     

    Inicialmente, cuando ABC intentó aislar al presidente de esta sórdida actividad, Bush alardeó abruptamente que lo sabía todo al respecto y la aprobaba. Ese comentario y el memorando de acción que Bush firmó el 7 de febrero de 2002 disiparon cualquier duda restante sobre su responsabilidad personal por la autorización de la tortura.

     

    Ejecución: Mientras tanto la Corte Suprema con una mayoría de jueces que se llaman católicos, deliberaba abiertamente sobre si un gramo, o dos, o tal vez tres de este o aquel producto químico será el modo preferido para ejecutar a seres humanos. El siempre pintoresco laico católico Antonin Scalia se quejó, impaciente: “¿Dónde dice en la Constitución que las ejecuciones tengan que ser indoloras?

     

    Scalia no parecía preocupado en absoluto por la posibilidad de que el Papa pudiera recordarle a él y a sus colegas católicos la enseñanza de la Iglesia sobre la pena capital, es decir, que los casos en los que la ejecución es una necesidad absoluta “son muy raros, si no prácticamente inexistentes.”

     

    Eso bastó para que este estudiante de historia alemana (y residente allí durante cinco años) recordara vívidamente su visita a sitios donde se realizaban precisamente esos tipos de tortura y políticas de ejecución a altos niveles similares del círculo íntimo de Hitler – sí, incluyendo a jueces.

     

    Guerra: ¿Puede el Papa posiblemente estar tan sumido en su marca peculiar de teología que haya olvidado lo que sucedió cuando era joven, durante el Tercer Reich?

     

    ¿Es posible que asesores papales hayan olvidado decirle que, después de la Segunda Guerra Mundial, el Tribunal de Nuremberg describió una guerra de agresión no provocada, del tipo que lanzaron el Tercer Reich y George W. Bush, como el “supremo crimen internacional, diferente de otros crímenes de guerra sólo en que contiene el mal acumulado del conjunto?” ¿Pueden haber dejado de contar al Papa que se codearía con criminales de guerra, torturadores, y los cobardes del Congreso que les confieren poderes y se niegan a sacarlos de sus puestos?

     

    Para este católico fue un espectáculo profundamente triste – profundamente triste. Nunca desde la Segunda Guerra Mundial cuando los obispos del Reich hicieron juramentos personales de lealtad a Hitler (como lo hizo la Corte Suprema alemana y los generales del ejército) han actuado el papado y los obispos de una manera tan zalamera, poco cristiana. Durante los años treinta, con muy pocas excepciones, los obispos (católicos y luteranos evangélicos) colaboraron con los nazis. Mientras tanto Pío XII, como Hamlet, trató permanentemente de decidir si debiera exponer a la Iglesia Católica a un cierto riesgo, mientras los judíos eran asesinados a mansalva.

     

    Albert Camus

     

    En 1948, a la sombra de esa monstruosa guerra mundial, el autor/filósofo francés Albert Camus aceptó una invitación del monasterio dominicano de Latour-Maubourg. Hay que decir a su favor que los dominicanos querían saber lo que un “no creyente” pensaba sobre los cristianos a la luz de su conducta durante los años treinta y cuarenta. Las palabras de Camus parecen tan terriblemente relevantes hoy en día, que es difícil recortarlas:

     

    “Durante mucho tiempo en esos años espantosos años esperé que se alzara una gran voz en Roma. Yo ¿un no creyente? Precisamente. Porque sabía que el espíritu se perdería si no articulaba un grito de condena.

     

    “Desde entonces me han explicado, que la condena fue ciertamente expresada. Pero lo fue en el estilo de las encíclicas, que no es tan claro. La condena fue expresada y no fue comprendida. ¿Quién podía dejar de sentir dónde se halla la verdadera condena en este caso?

     

    “Lo que el mundo espera de los cristianos es que los cristianos deberían pronunciarse, fuerte y claro, y que deberían expresar su condena de tal manera que nunca pudiera aparecer una duda, ni la más ligera duda, en el corazón del hombre más simple. Que deberían apartarse de la abstracción y enfrentar la cara ensangrentada que la historia ha asumido hoy en día. [Énfasis agregado]

     

    “Puede ser... que la Cristiandad insista en mantener un compromiso, o en dar a su condena la forma oscura de la encíclica. Posiblemente insistirá en perder de una vez por todas la virtud de revuelta e indignación que otrora le perteneció.

     

    “Lo que sé – y a veces crea en mí un profundo anhelo – es que si los cristianos se decidieran a hacerlo, millones de voces – millones, digo – en todo el mundo se sumarían al llamado de un puñado de individuos aislados, quienes, sin ningún tipo de afiliación, interceden actualmente casi por doquier e incesantemente por niños y otra gente.” [Énfasis agregado]

     

    (Extractado de “Resistencia, Rebelión y Muerte: Ensayos”)

     

    ¡Hace sesenta años!

     

    Tal vez los monjes dominicanos tomaron en serio a Camus; los monjes tienden a escuchar. Los funcionarios del Vaticano, por otra parte, tienden a saberlo todo – y habitualmente advierten al Papa que sea “discreto.” Eso se vio la semana pasada con el Papa en Washington y Nueva York, cómo perdió la oportunidad de seguir el mandato bíblico de decir la verdad al poder – de pronunciarse claramente, como insistió Camus, con toda la autoridad moral que pueda invocar.

     

    Católicos por todas partes

     

    Pensemos en la semana pasada y en los numerosos católicos destacados que se agruparon para ver al Papa – muchos de ellos directivos con considerable influencia en el poder judicial y legislativo, y también importantes protagonistas en el poder ejecutivo.

     

    Ahí estaban, con sus familias, los cinco jueces católicos de la Corte Suprema, recién salidos de detalladas deliberaciones sobre cómo implementar de la mejor manera los asesinatos patrocinados por el Estado, ejecuciones que están prohibidas en virtualmente todo país civilizado.

     

    El juez Scalia baboseó audiblemente sobre cuánto producto químico letal debía ser inyectado a las venas de un “condenado,” y con qué rapidez. (Para los que tengan estómagos resistentes, C-SPAN grabó los procedimientos.)

     

    Me siento avergonzado de reconocer que, como yo, Scalia es el producto de una educación jesuita (Xavier High School en Manhattan y Georgetown College). A pesar de su propugnación de técnicas “blandas” de tortura como ser la introducción de clavos bajo las uñas, Scalia todavía es venerado por igual por muchos jesuitas y obispos.

     

    En la Cámara de Representantes

     

    La presidenta Nancy Pelosi, que fue decana de la Arquidiócesis de Baltimore y ahora de San Francisco y el líder de la minoría John Boehner (Republicano de Ohio) – también católico – parecen estar a punto de asignar otros 100.000 millones de dólares para la muerte y la destrucción en Iraq y Afganistán por los motivos políticos más reprensibles y crasos – la próxima elección. El congresista Jim McGovern (Demócrata de Massachussets) trató la semana pasada de rizar el rizo, señalando que Pelosi ahora insiste, en boca de McGovern, en que: “Somos una parte igual del gobierno, ya no somos una cita barata.” Es un hecho.

     

    Por desgracia, parece que los funcionarios clave de Pelosi en Apropiaciones de la Cámara (ambos católicos) van a ceder una vez más. No es que no conozcan la forma correcta de proceder. Hace sólo seis meses el presidente de Apropiaciones Dave Obey (Demócrata de Wisconsin) declaró: “No me propongo devolver con su informe en algún momento durante esta sesión del Congreso ninguna solicitud [de financiamiento] si sólo sirve para continuar el status quo.”

     

    El presidente del subcomité John Murtha (Demócrata de Pensilvania) lo dijo con aún más fuerza un año antes que Obey, y llegó cerca de decir que la ocupación de Iraq es una causa perdida – y lo es, por cierto. Pero no es político decir eso antes de la elección. No importan los soldados en la línea del frente.

     

    Obey y Murtha cedieron la última vez. Consideraré particularmente devastador si Obey vuelve a ceder ahora, porque siempre le he considerado uno de los mejores legisladores del Congreso. Y ya que es de Wisconsin, Obey reconoce mejor que la mayoría de los otros la demagogia maccartista de gente como el republicano de Texas, Michael Burgess, en el sentido de que cualquier cosa que dé al presidente todo el financiamiento de la guerra que exige es “básicamente dar ayuda y alivio al enemigo.” Pelosi también ha sido excepcionalmente franca al admitir que es política electoral, pura y simple, lo que explica su resistencia a responsabilizar al presidente George W. Bush y al vicepresidente Dick Cheney por crímenes y faltas graves mediante el procedimiento regulado que nos fue legado por los Padres Fundadores [de la nación] precisamente con ese propósito – la recusación en la Cámara de Representantes; el juicio en el Senado.

     

    Si, como se espera en general, aprueban el financiamiento para la guerra, es probable que mueran varios cientos de soldados estadounidenses más – para no hablar de cuántos iraquíes – antes de que se pueda inyectar un poco de sentido común en la política de EE.UU. el año próximo.

     

    Iraq está en la ruina. Dos millones de iraquíes han huido al extranjero; otros dos millones son refugiados en el interior. ¿Soy el único que considera macabro el furioso debate sobre si el ataque y ocupación de Iraq han resultado en un millón o “sólo 300.000” iraquíes muertos?

     

    Al parecer, el Papa no tuvo ninguna opinión sobre la guerra de Iraq. ¿Y sobre la Tortura?

     

    Seguramente el Papa se pronunciaría contra el tipo de tortura por la que se ha hecho famoso nuestro país: Abu Ghraib, Guantánamo, los “sitios ocultos” de la CIA – tanto más ya que Jesús de Nazaret fue torturado hasta la muerte. El Papa prefirió el silencio, lo que presumiblemente fue un alivio agradable para el aprendiz de torturador de cinco estrellas, el general Michael Hayden, actualmente jefe de la CIA. La Casa Blanca ha dejado en claro que Hayden está listo para instruir a sus torturadores que vuelvan a utilizar el submarino, con la aprobación del César.

     

    Hayden demostró su brío cuando fue jefe de la Agencia Nacional de Seguridad [NSA]. Saludó con elegancia cuando el presidente y el vicepresidente le dijeron que hiciera caso omiso de la Ley de Inteligencia en el Exterior y Vigilancia y de su juramento de defender la Constitución Uno de los predecesores de Hayden como director de la NSA afirmó que Hayden debiera haber sido sometido a un consejo de guerra. Pelosi fue informada tanto sobre la vigilancia ilegal como sobre la tortura, pero no hizo nada.

     

    Después de demostrar su fidelidad al presidente, Hayden fue escogido para dirigir la CIA. Al general le gusta alardear sobre su formación moral y sus credenciales católicas. En la audiencia para su nombramiento, señaló que gozó de 18 años de educación católica.

     

    Y todo el tiempo quedó bien en claro que estaba positivamente ansioso de estar a cargo del submarino y de otras técnicas de tortura – ¡lo que usted diga, jefe! Me sentí algo alicaído después de sumar mis propios años de educación católica – sólo 17. Evidentemente me perdí las “Técnicas reforzadas de interrogatorio 301.”

     

    Siga así, general; Concentrémonos en los pecados de otros.

     

    El sábado, en la ONU, el pontífice pontificó sobre “los derechos humanos dados por Dios” y “masivos abusos contra los derechos humanos,” pero en general eso fue todo. El Washington Post informó que al Papa “le faltaron datos específicos y se explayó sobre temas generales.” Pero hubo algo específico. Aquí en EE.UU., el Papa prefirió volver a ocuparse una y otra vez del escándalo de la pedofilia – excluyendo casi todo lo demás. Hay que aplaudirlo por haberse reunido con víctimas de abusos sexuales del clero y por expresar su profunda vergüenza, pero los medios le dieron toda la libertad del mundo para ocultar su propio papel en el intento de encubrir todo el asunto.

     

    Mientras todavía era el Cardenal Joseph Ratzinger, encabezó la Congregación para la Doctrina de la Fe – la oficina del Vaticano que dirigió la Inquisición. En esa capacidad, envió una carta en mayo de 2001 a todos los obispos católicos extendiendo una cortina de secreto sobre los extensos abusos sexuales por clérigos, advirtiendo a los obispos de severos castigos, incluyendo la excomunicación, por revelar “secretos pontificales.”

     

    Abogados que representaban a los abusados sexualmente acusaron a Ratzinger de “clara obstrucción de la justicia.”

     

    Muy pocos obispos estadounidenses han sido castigados. Y cuando el cardenal Bernard Francis Law fue sacado de Boston por no proteger a niños contra sus sacerdotes depredadores, le dieron una cómoda sinecura en Roma; muchos creen que debería estar entre rejas.

     

    En una entrevista con el Servicio Católico de Noticias en 2002, Ratzinger estigmatizó a la cobertura en los medios del escándalo de la pedofilia como “una campaña planificada... intencional, manipulada, un deseo de desacreditar a la Iglesia.”

     

    Es bueno que el Papa haya cambiado ahora de opinión. Y mejor todavía en su caso ya que se encontró con la atmósfera congenial de Washington, donde desde hace mucho tiempo no se ha responsabilizado a bellacos poderosos.

     

    ¿Y qué otra cosa esperabas?

     

    Ojalá mis amigos dejaran de preguntármelo.

     

    Aunque fue bueno que el Papa encarara directamente el tema de la pedofilia, pareció como si él y sus asesores políticamente astutos hubiesen tomado una decisión considerada de dedicarle un tiempo y una energía desmesurados. Y un beneficio colateral demasiado familiar de ese enfoque en temas sexuales fue que posibilitó que el Papa hablara con una gloriosa generalidad sobre otros temas importantes – la guerra, la tortura, la pena de muerte – en todos los cuales, como hemos visto, están involucrados muchos de “los fieles” – involucrados de manera embarazosa. ¿O soy el único que se siente embarazado?

     

    Yo había esperado – de modo ingenuo, según resultó – que el Papa podría alentar a sus hermanos obispos a encontrar el coraje de decir de llano lo que 109 obispos de la fe metodista, la tradición de George W. Bush, declararon el 8 de noviembre de 2005:

     

    “Nos arrepentimos de nuestra complicidad en lo que consideramos la injusta e inmoral invasión y ocupación de Iraq. Ante la precipitación del gobierno de EE.UU. hacia una acción militar basada en información engañosa, demasiados de nosotros mantuvimos el silencio.

     

    “Confesamos nuestra preocupación por el realce institucional y las agendas limitadas mientras hombres y mujeres estadounidenses son enviados a Iraq a matar y ser muertos, mientras miles de iraquíes sufren y mueren innecesariamente.”

     

    Había pensado que tal vez los obispos católicos de EE.UU. adoptarían el tipo de resolución que 125 obispos metodistas firmaron el 9 de noviembre de 2007. Diciendo la verdad al poder, los metodistas pidieron una retirada inmediata de las tropas de Iraq y el cambio de cualesquiera planes para establecer bases militares permanentes en ese país.

     

    La resolución de los obispos metodistas señaló: “Cada día que continúa la guerra, más soldados y civiles inocentes son muertos sin que se vea un fin de la violencia, el derramamiento de sangre, y la carnicería.” El obispo Jack Meadors resumió sucintamente la situación:

     

    “La guerra de Iraq no es un problema político o un problema militar. Es un problema moral.” [Énfasis agregado]

     

    Museo del Holocausto en Jerusalén

     

    Al visitar el verano pasado Yad VaShem, el museo del Holocausto en Jerusalén Oeste, experimenté recuerdos dolorosos de lo que sucede cuando la iglesia permite ser capturada por el Imperio. Una iglesia aquiescente, es obvio, pierde todo residuo de autoridad moral que pueda haber tenido.

     

    A la entrada del museo, una cita del ensayista alemán Kurt Tucholsky establece un tono universalmente aplicable:

     

    “Un país no es sólo lo que hace – es también lo que tolera.”

     

    Palabras aún más convincentes provinieron de Imre Bathory, un húngaro que puso su propia vida en grave peligro al ayudar a salvar a judíos de los campos de concentración. Explicando el motivo, Bathory dijo lo siguiente:

     

    “Sé que cuando esté ante Dios el Día del Juicio Final, no me harán la pregunta posada a Caín: ‘¿Dónde estabas cuando la sangre de tu hermano clamaba a Dios?’”

     

    Bush, la Biblia y la “Religión”

     

    Según el ex presidente George H. W. Bush, George W. Bush ha “leído toda la Biblia – dos veces.” Tal vez se saltó ese pasaje demasiado rápido; o tal vez es altamente selectivo en cuanto a quienes considera como hermanos.

     

    Sin embargo, eso no excusa a Benedicto; él lo sabe mejor. Y sin embargo, optó por desperdiciar su gloriosa oportunidad de pronunciarse y marcar la diferencia. El obispo metodista Meadors tiene razón; la guerra es un problema moral. Pero el presidente Bush se ha negado una y otra vez a reunirse con sus obispos metodistas. Y ahora tiene el imprimátur del Papa.

     

    Lo esencial es provocador: hasta el punto de que hay que introducir a las discusiones sobre la guerra, las ejecuciones, la tortura consideraciones sobre lo que está bien y lo que está mal, lo que es moral o inmoral – bueno, encarémoslo. Sólo estamos nosotros.

     

    ¿Estamos a la altura de nuestra responsabilidad? ¿Vamos a pasar la pelota, como Benedicto? ¿Nos comportaremos como “alemanes obedientes,” esperando, como a Godot, una conducción moral desde arriba, la que, sabemos en nuestros corazones, nunca llegará?

     

    San Agustín escribió:

     

    "La esperanza tiene dos hijas maravillosas: la ira y el valor. La ira por como son las cosas y el valor para cambiarlas."

     

    Los Padres Fundadores nos dieron obsequios increíblemente preciosos que no nos atrevemos a despilfarrar. Siento mucha cólera; confío en que podamos reunir el coraje necesario. ¿Y tú?

     

     

     

    ………………………………………………………………………………………….

     

    (1) Ray McGovern trabaja con Tell the Word, el brazo editor de la ecuménica Iglesia del Salvador en el centro de Washington DC. Forma parte del Grupo Director de Profesionales Veteranos de Inteligencia por la Sanidad (VIPS). Colaboró en “Imperial Crusades: Iraq, Afghanistan and Yugoslavia,” editado por Alexander Cockburn y Jeffrey St. Clair (Verso).

     

    Este artículo apareció primero en Consortiumnews.com.

    28/04/2008 13:22 Autor: cieloytierra. #. Tema: Política Internacional No hay comentarios. Comentar.

    El grupo financiero Carlyle Group contrata al medio hermano del presidente francés



     21 DE MARZO DE 2008

    El Carlyle Group, grupo financiero que administra las fortunas de las familias Bush y Bin Laden, ha decidido de crear un nuevo servicio financiero destinado a administrar los excedentes financieros provenientes de los petrodólares, llamados también Fondos Soberanos (en inglés: sovereign wealth funds), principalmente aquellos que provienen del Kuwait y de Singapur.
    Para dirigir este nuevo servicio, el director honorario del Carlyle Group, quien no es nadie menos que Franck Carlucci, antiguo director de la CIA, éste aconsejó el reclutamiento del 5to más importante «enganchador financiero» conocido en Wall Street: el señor Olivier Sarkozy.

    Olivier Sarkozy es medio hermano del actual presidente de la República Francesa y, se estima que ha realizado en 2007, según el ranking [o clasificación] de Dealogic, operaciones [transacciones financieras] por un monto total de 514 mil millones de dólares. Este personaje se ha hecho también conocido por haber participado en varias readquisiciones [compras] de empresas de gran envergadura en la Bolsa, como por ejemplo la del banco MBNA, especializado en la emisión y gestión de cartas de crédito, adquisición hecha a la cuenta del Bank of America en 2006 (35,000 millones de dólares), o la recompra de Sallie Mae por un consorcio de bancos y sociedades especializadas en capital de inversión (25,000 mil millones).
    También ha aconsejado al ABN Amor y al Barclays en su fusión. Olivier Sarkozy aspira a más hoy en día.

    Oliver Sarkozy también organizó el encuentro entre el presidente Bush y su medio hermano [Nicolás Sarkozy] cuando este era todavía ministro del Interior de la República Francesa.

    Christine de Nagay, madre de Olivier Sarkozy, ha realizado un nuevo matrimonio en segundas nupcias. En los años 50’, su suegro contrató a Frank Carlucci en el departamento de operaciones de la CIA.

     

    Fuente: Voltairenet

    01/04/2008 20:07 Autor: cieloytierra. #. Tema: Política Internacional No hay comentarios. Comentar.

    El imperio de la lengua (*)

    Cultura, política y negocios 

    Por Marina Garber 

    Desde hace algunos años y por diversos motivos, la lengua española –a la que convendría, según la opinión de muchos, seguir denominando castellana– es noticia. Su enorme riqueza, su valor económico, sus 400 millones de hablantes, su incesante crecimiento y su venturoso futuro son temas de frecuentes artículos periodísticos, y también de congresos que convocan a personalidades del mundo cultural y político –congresos financiados, invariablemente, por grandes empresas de capital español–, mientras nuevos eslóganes, logotipos y avisos publicitarios la promocionan como si se tratara de un producto más del mercado. 

    En los medios de comunicación, en ministerios, empresas y universidades de uno y otro –pero sobre todo del otro– lado del Atlántico, se repite que el español está en expansión, que es la lengua del futuro, que se impone en Internet, que conquista día a día nuevos territorios. Claro que –esta vez– lo hace sin violencia. Basta con hojear las páginas de cualquier diario de España o América latina para comprobar que la lengua es el epicentro de un fenómeno a cuya trascendencia, sin dudas, han contribuido el Estado español y sus agencias lingüísticas: la Real Academia Española y el Instituto Cervantes, con la ayuda de los medios de comunicación. “Estamos viviendo –señalaba un editorial de El país de Madrid en marzo de 2007– un momento de plenitud en las previsiones sobre la pujanza del español; las estadísticas conceden a este idioma el mayor crecimiento entre los globales, que podría tener una difusión equiparable a la del inglés hacia mediados del siglo actual”.

    La mayoría de los discursos políticos y periodísticos que se ocupan del tema suelen describir a la lengua como un fenómeno natural que se expande y reproduce por sus propios medios, en función de sus leyes internas. O que crece, en cambio, gracias a la elección, libre y democrática, de los hablantes. Esta última perspectiva fue expresada con claridad por el rey Juan Carlos cuando, en marzo de 2001, le entregó el premio Cervantes al escritor Francisco Umbral, con un discurso que despertó tanta polémica como su célebre “Por qué no te callas”: “Nunca fue la nuestra –aseguró el rey–, lengua de imposición, sino de encuentro; a nadie se le obligó nunca a hablar en castellano: fueron los pueblos más diversos quienes hicieron suyo, por voluntad libérrima, el idioma de Cervantes”.

    Las de vascos, gallegos y catalanes, a quienes el franquismo intentó “castellanizar” compulsivamente, prohibiendo la enseñanza de sus lenguas nacionales y relegándolas a los espacios domésticos, fueron las voces que más airadamente se alzaron contra las palabras de Juan Carlos. No hay dudas de que, a lo largo de la historia, tanto en España como en el continente americano, el avance del español se produjo a costa de otras lenguas y gracias a formas, más o menos explícitas, de violencia. Esta circunstancia fue remarcada hasta por reconocidos intelectuales de derecha, como el escritor peruano-español Mario Vargas Llosa, quien aseguró, a raíz del discurso del rey, que las lenguas “han sido siempre el corolario de las colonizaciones, invasiones, conquistas, guerras”, que dejaron “un reguero de tragedias y traumas”. De hecho, no es necesario más que un poco de sentido común para advertir que la desaparición de las incontables lenguas que se hablaban en América “fue consecuencia de la acción de los conquistadores, de la evangelización forzosa o del etnocidio desembozado”, como señala la lingüista Leila Albarracín, de la Asociación de Investigadores en Lengua Quechua.

    La expansión actual del español, está, sin dudas, lejos de la violencia conquistadora de otros siglos, pero también de las imágenes algo ingenuas según las cuales este crecimiento obedecería a la fuerza del “espíritu” o del “genio” de la lengua, o sería pura obra del azar. Detrás, o antes, del tan promocionado boom del español, hay muy precisas estrategias de política cultural emprendidas por España, país que ha convertido a la lengua en una cuestión de Estado. La creación del Instituto Cervantes en 1991 y la multiplicación de sus sedes (ya suman 68) en todo el mundo, los Congresos Internacionales de la Lengua (Zacatecas, México, 1997; Valladolid, España, 2001; Rosario, Argentina, 2004 y Medellín, Colombia, 2007) son algunos de los hitos de las políticas de promoción del idioma.

    Tanto la Real Academia Española como el Instituto Cervantes han recibido gran impulso en los últimos años, y en alianza con empresas y medios de comunicación, han conformado un verdadero holding lingüístico. “La RAE declara tener como misión principal la preservación de la unidad del idioma, y el Instituto Cervantes, su promoción internacional como lengua extranjera –señala el lingüista gallego José del Valle, catedrático de lingüística hispánica en la Universidad de Nueva York–. Sin embargo, detrás de estos obvios objetivos hay proyectos más ambiciosos. La renovación de la RAE y la creación del Cervantes coincidieron con la expansión de empresas de capital predominantemente español, muchas de las cuales escogieron América latina como destino. En un contexto de expansión comercial como el que se iniciaba a fines de los 80, los sucesivos gobiernos españoles, socialistas y populares, en colaboración con el empresariado y con importantes sectores del mundo de la cultura, movilizaron una serie de agencias para que le ofrecieran cobertura cultural al proyecto de expansión económica: es decir, para que produjeran una visión del español al servicio de un proyecto: la comunidad panhispánica como hermandad-mercado y el español como producto comercial en torno al cual se debe organizar y controlar una industria”.

    Mientras crecían la participación de España en los principales foros de la política internacional (la Otan, la Unión Europea) y el poder económico de sus multinacionales, empresas como el BBVA, el Banco Santander, Telefónica y, más tarde, Repsol empezaron a interesarse por cuestiones vinculadas con la lengua. Es que, en términos de rentabilidad, la existencia de un idioma común era percibida como una ventaja por parte de los ejecutivos de las empresas inversoras.

    Se calcula que el castellano representa para España más del 15% del Producto Nacional Bruto. Gran parte de su potencial está vinculado al mercado de su enseñanza como lengua extranjera, sobre todo en países como Brasil y Estados Unidos. Se estima que los estudiantes de español ya son 14 millones en todo el mundo y también la Argentina ha empezado a participar, en los últimos años, de en este mercado floreciente. Está claro, sin embargo, que la porción más grande de la torta se la lleva España. “Las políticas lingüísticas respecto del español –señala Elvira Narvaja de Arnoux, directora del Instituto de Lingüística de la Facultad de Filosofía y Letras de la UBA– no son encaradas por los países hispanoamericanos, sino por España, que lo hace, obviamente, en función de sus intereses nacionales y los de la integración de la que forma parte”.

    Un incidente ocurrido hace poco más de un año en Brasil, donde en función de los acuerdos del Mercosur, que Argentina no respeta, la enseñanza del español es obligatoria en las escuelas primarias, sirve para ilustrar el modo algo prepotente en que España lleva a cabo sus políticas lingüísticas (prepotencia que triunfa, además, gracias a la indiferencia de nuestro país en la materia). A fines de 2006, profesores y estudiantes de la Universidad de San Pablo se movilizaron contra un proyecto del Banco Santander y el Instituto Cervantes para formar 45.000 profesores de español mediante un curso de 600 horas a través de Internet, al que consideraban “un golpe a la educación nacional” y a las universidades que vienen formando docentes desde hace más de cincuenta años, en carreras que requieren al menos 2.800 horas. Para la argentina Maite Celada, investigadora de la Universidad de San Pablo, “tratar a la lengua española como un ’tesoro’ y tratar a Brasil y a sus 170 millones de habitantes como un mercado promisorio a consolidar es algo que nos pega fuerte a muchos latinoamericanos”. En este contexto se inscribe también la preocupación que viene manifestando desde hace años el Instituto Cervantes por establecer un sistema unificado de certificación del español como lengua extranjera –a la manera del First Certificate o el TOEFL para el inglés–, que finalmente fue aprobado en marzo de 2007 en Medellín.

    En la Argentina y otros países hispanoamericanos se están oyendo cada vez más voces críticas hacia la pretensión española de hegemonizar el mercado de la enseñanza del idioma. Se advierte, además, el peligro de que un sistema internacional de certificación termine imponiendo un modelo ajeno, que atente contra la diversidad del castellano americano y contra la supervivencia de las lenguas vernáculas. El español, asegura Leonor Acuña, investigadora del Instituto Nacional de Antropología y Pensamiento Latinoamericano de la UBA, “no es solamente un recurso económico y no tiene por qué ser la lengua que triunfe sobre todas las demás: indígenas, de inmigración, extranjeras, cooficiales, minoritarias, ágrafas. No necesita ser defendida de nadie y no tiene por qué ser promocionada”.

    Cuestión de imagen

    Como los candidatos presidenciales, las modelos o las marcas de cigarrillos, las lenguas pueden cambiar de imagen gracias a operaciones de publicidad y prensa. La expansión mundial de español ha sido acompañada, según el especialista del Valle, por nuevas ideologías lingüísticas. “Desde el gobierno de Madrid y desde las instituciones investidas de poder lingüístico se iba sintiendo la necesidad de proyectar una imagen del español –de su relación con la propia España, con los países hispánicos y con el resto del mundo– que complementara los esfuerzos de construcción nacional y los planes de modernización, crecimiento económico y ampliación de la presencia política y económica del país en el mercado global”. La nueva imagen del español prescinde de cualquier connotación nacionalista y aspira, en cambio, a presentarlo como una lengua global, moderna y democrática, que acoge formas locales, gracias a los aportes realizados por las Academias Nacionales de todos los países hispanohablantes, y se expande gracias a la libre elección de los hablantes. Una lengua, en palabras de Gregorio Salvador, vicedirector de la RAE, “sólida, hablada por cuanta más gente mejor”. Se la presenta “como lengua global en el contexto, por un lado, de su promoción como producto de mercado y, por otro, de la pugna simbólica que sostiene con el catalán, el euskera y el gallego”, agrega del Valle.

    Mayúsculas y minúsculas

    El académico Gregorio Salvador encarna una de las posiciones más extremas de esta concepción universalista, que desprecia tanto las lenguas que él denomina “minúsculas” (entre las que se cuentan las lenguas vernáculas americanas) como los planteos que vinculan el idioma con la identidad de un pueblo o una nación. Así lo expresó él mismo cuando en el III Congreso de la Lengua de Rosario respondió a una intervención del poeta Ernesto Cardenal en defensa de las lenguas en peligro de extinción. Salvador aseguró que es cierto que muchas de esas lenguas “minúsculas” se van extinguiendo, pero “no hay que lamentarse, porque eso quiere decir que sus posibles hablantes, los que las han ido abandonando, se han integrado en una lengua de intercambio, en una lengua más extensa y más poblada que les ha permitido ensanchar su mundo y sus perspectivas de futuro”. Unos meses después, en el diario ABC, el vicedirector de la Real Academia reafirmaba su postura: “Una lengua desaparece cuando muere la última persona que la hablaba y lo único triste de ese suceso es la muerte de esa persona. En América y en África quedan bastantes de esas lenguas minúsculas y todo esfuerzo por mantenerlas no es más que una aberración reaccionaria. Esas pobres gentes tuvieron que padecer, históricamente, a conquistadores, encomenderos, exploradores y colonos. Y, por si no hubieran tenido bastante, hay quien pretende mantenerlas, desvalidas, en su exigua prisión lingüística, ajenas e ignorantes del mundo que con nosotros habitan, con todo lo bueno o lo malo que este les pueda ofrecer, para regalo acaso de obstinados antropólogos, entretenimiento de gramáticos imaginativos y orgullosa satisfacción de políticos desnortados y pusilánimes”.

    La argentina Leila Albarracín, autora de numerosos trabajos sobre las lenguas vernáculas de la Argentina y América y sobre las distintas formas de discriminación de la que son objeto los 300 mil ciudadanos de nuestro país que tienen como lengua materna el quichua, podría, a pesar de ser lingüista, integrar el equipo de los “obstinados antropólogos” que denuesta Salvador. “A nivel internacional –señala Albarracín– la protección de los derechos lingüísticos de las minorías ha adquirido las características de una problemática de tanta importancia como la conservación del medio ambiente. Esta preocupación contrasta con la marcada indiferencia en la Argentina por esta temática. Así como el inglés ejerce una suerte de imperialismo lingüístico, consecuencia de la globalización, que amenaza a otras lenguas, hacia el interior de nuestro país es la imposición del español como lengua nacional lo que amenaza a nuestras lenguas vernáculas”.

    En 1996, representantes de ONGs de todo el mundo, con el apoyo de la Unesco, suscribieron en Barcelona la Declaración Universal de los Derechos Lingüísticos, con la finalidad de “propiciar un marco de organización política de la diversidad lingüística basado en el respeto, la convivencia y el beneficio recíprocos”. “Todas las lenguas son la expresión de una identidad colectiva –se asegura en la declaración– y de una manera distinta de percibir y de describir la realidad, por tanto tienen que poder gozar de las condiciones necesarias para su desarrollo en todas las funciones”.

    Un punto de partida y unos propósitos similares son los que dieron origen, en nuestro país, al Congreso de LaS LenguaS, cuya primera edición se desarrolló en Rosario, en forma paralela al Congreso oficial de la Real Academia Española. “Sin dinero, lejos del poder del Estado pero muy cerca del de la gente”, aseguran los organizadores, entre quienes se encuentra el Premio Nobel de la Paz Adolfo Pérez Esquivel, el Congreso de LaS LenguaS pretende “dar cuenta de la pluralidad y rescatar las voces y reclamos de los pueblos y las culturas minorizadas. Porque creemos que un auténtico diálogo intercultural y multilingüe no se genera subordinando el discurso propio a la voz hegemónica pretendemos interpelar el discurso oficial para ser protagonista reales de nuestras vidas”.

    No es ninguna novedad que las lenguas son, además de vehículos de comunicación, objetos de lucha e instrumentos de poder. Los “obstinados antropólogos” y los “gramáticos imaginativos” de los que el vicedirector de la Real Academia preferería prescindir, pero sobre todo los hablantes, los hablantes de lenguas grandes o pequeñas, perseguidas, ignoradas, relegadas u olvidadas, lo saben, y quizás por eso siguen hablando, empeñados en que, al menos en esta materia, la única ley que rija no sea la del más fuerte (ANC-UTPBA).

    (*) Nota publicada por la revista Acción 996, segunda quincena de febrero 2008

    Fuente: Voltairenet

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    10/03/2008 18:12 Autor: cieloytierra. #. Tema: Política Internacional No hay comentarios. Comentar.

    Helmut Schmidt: 12 preguntas a los candidatos a la presidencia de Estados Unidos

    El ex canciller alemán Helmut Schmidt publicó en el diario «Die Zeit» 12 preguntas dirigidas a los candidatos a la presidencia de Estados Unidos. En realidad, las preguntas se dirigen también a los dirigentes europeos ya que hacen un balance del lugar que Estados Unidos ocupa en las relaciones internacionales y subrayan numerosas inquietudes que muchos fingen ignorar. Helmut Schmidt se pronuncia por un liderazgo estadounidense, pero demuestra que para poder ambicionar ese papel Washington tendrá que cambiar radicalmente de política.

    Aunque nosotros los europeos no participamos en las elecciones en Estados Unidos, me gustaría plantear varias preguntas a los candidatos a la presidencia de ese país. Es que la experiencia adquirida a lo largo del siglo pasado nos ha enseñado que la política exterior de cualquier presidente de Estados Unidos reviste una importancia crucial para nosotros los europeos. Durante el otoño de 2003, el presidente Bush Jr. nos anunció: «Misión cumplida». Pero hasta hoy, casi 5 años más tarde, seguimos sin tener una visión clara de en qué consiste esa misión, de sus objetivos y de su finalidad… Por el contrario, nuevas interrogantes se han agregado a las ya existentes.

     Nota Completa

    03/03/2008 17:29 Autor: cieloytierra. #. Tema: Política Internacional No hay comentarios. Comentar.